News Feed
Jeudi 5 novembre 2026
à Dakar
Close icon
Se connecter

Ruptures d’insuline au Sénégal : l’inquiétude grandit chez les patients et les pharmaciens

Auteur: Yandé Diop

Ruptures d’insuline au Sénégal : l’inquiétude grandit chez les patients et les pharmaciens

Ruptures d’insuline au Sénégal : l’inquiétude grandit chez les patients et les pharmaciens

🎧 Écouter l'article
0:00
--:--
26 écoutes

​Depuis plusieurs mois, l’accès à certaines insulines devient de plus en plus difficile au Sénégal. Le Lantus et l’Abasaglar, deux traitements largement utilisés dans la prise en charge du diabète, seraient régulièrement en rupture dans plusieurs officines. Une situation qui inquiète les pharmaciens et place surtout les patients dans une situation de grande incertitude. Le constat est rapporté par le Dr Thierno Dièye, pharmacien à la Pharmacie Les Petits Anges de Diamniadio. Selon lui, les officines disposent de peu d’informations précises à communiquer aux patients sur la durée de ces ruptures ou sur les mesures envisagées pour y remédier. « Nous avons très peu d’informations à transmettre aux patients », déplore le pharmacien. Une difficulté qui prend une dimension particulière lorsqu’il s’agit de traitements aussi essentiels que l’insuline.

​Une rupture qui n’est pas sans conséquence

​Pour une personne diabétique traitée à l’insuline, l’absence de médicament ne peut être assimilée à une simple indisponibilité en pharmacie. Le traitement participe directement au maintien de l’équilibre glycémique et son interruption ou sa modification sans encadrement médical peut exposer le patient à des complications. Face à une rupture, le pharmacien peut être amené à rechercher une alternative thérapeutique. Mais le changement d’insuline ne relève pas toujours d'une simple substitution. Il peut nécessiter une évaluation médicale, une adaptation des doses et un suivi du patient. C’est précisément là que se trouve l’une des principales difficultés. Lorsqu’un patient ne trouve plus son traitement habituel, il doit souvent consulter son médecin avant d’envisager une modification de son protocole. Or, l’accès rapide à une consultation médicale n’est pas toujours garanti. « Changer de traitement nécessite souvent un avis médical. Mais nous savons tous à quel point il peut être difficile d’obtenir rapidement un rendez-vous avec son médecin », souligne le Dr Dièye.

​Des ruptures qui pourraient toucher plusieurs références

​L’inquiétude est d’autant plus grande que les difficultés d’approvisionnement ne concerneraient pas uniquement le Lantus et l’Abasaglar. D’autres références d’insuline peuvent également être difficiles à trouver selon les périodes et les officines. Cette situation crée un véritable effet domino : le patient se présente en pharmacie, le médicament prescrit n’est pas disponible, le pharmacien dispose de peu de visibilité sur le retour des stocks et le patient doit ensuite chercher une solution auprès de son médecin ou d’une autre pharmacie. Pour les familles concernées, chaque jour compte.

​Les autorités interpellées

​Au-delà de la question de la disponibilité immédiate des produits, cette situation pose celle de l’information. Les pharmaciens ont besoin de connaître l’état des stocks, les perspectives de réapprovisionnement et, le cas échéant, les alternatives disponibles afin de pouvoir orienter correctement les patients. Le Dr Thierno Dièye lance ainsi un appel aux autorités sanitaires pour qu’elles apportent des réponses claires sur les mesures prises afin de sécuriser l’approvisionnement en insuline au Sénégal. La question est désormais posée : quelles dispositions sont prises pour éviter que les patients diabétiques ne se retrouvent sans solution thérapeutique ? Car derrière une rupture de stock, il y a des patients qui attendent, des familles qui s’inquiètent et des professionnels de santé qui cherchent des réponses. Pour ces derniers, une information fiable et rapide est devenue aussi indispensable que le médicament lui-même.

⚡ Résumé express généré par IA, vérifié par la rédaction
- Des ruptures d’insuline (Lantus, Abasaglar) sont signalées dans plusieurs pharmacies au Sénégal, avec peu d’informations sur leur durée pour les patients. - Le changement de traitement nécessite souvent un avis médical, difficile à obtenir rapidement, exposant les patients diabétiques à des complications. - Le Dr Thierno Dièye interpelle les autorités sanitaires pour des réponses claires sur les mesures de réapprovisionnement et l’état des stocks.
Auteur: Yandé Diop
Publié le:
Mis à jour le:

Commentaires (7)

Trier par :
  • avatar
    Bof il y a 2 mois
    Pendant ce temps, le petit traître en chef , entouré de rentiers de la crise, dilapidé les biens du pays et refusé de se soumettre à la déclaration de patrimoine. Thim !!!
  • avatar
    mdr il y a 2 mois
    et l'autre imposteur qui se gave de 1.millard 700 par trimestre thim!!!
    pastef est une calamité pour ce pays.
  • avatar
    Bibi33 il y a 2 mois
    Vu que le Sénégal subventionne l'insuline, certains petits malins en profitent pour l'acheter en quantité et le revende chez les pays voisins. Par ailleurs, la maladie gagne du terrain chaque année, alors que ces produits viennent d'Europe. Il y a un risque vital pour les malades sénégalais. Vivement une production locale ou sous-regionale.
  • avatar
    [email protected] il y a 2 mois
    conséquence de l'application de la politique de souveraineté avec la suspension précipitée des importations de plusieurs spécialités pharmaceutiques.
  • avatar
    lazarus il y a 2 mois
    De grace, virez ce ministre de la santé. C'est extremement grave qu'on en arrive à un point où ces médocs contre les maladies chroniques ne soient disponibles et qu'il n'y ait meme pas de communication dans ce sens. Si ce n'est la dialyse inaccessible, ce sont les diabétiques qui commencent à manquer d'insuline. Ne parlons meme pas des ravages du cancer en ce moment dans la société. Où sont les conseillers techniques du ministre ? Est ce que vos consciences vous interpellent ?
  • avatar
    SIDIKI K il y a 2 mois
    On ne peut que se prendre la tête entre les mains et s'interroger...
  • avatar
    Amateurisme il y a 2 mois
    Des amateurs que ce soit l'ancien PM comme le PR actuel. Il ne fallait pas voter pour eux. Il faut un changement radical de pouvoir. Ni PMS ni BDDF !

Participer à la Discussion

Règles de la communauté
  • Soyez courtois. Pas de messages agressifs ou insultants.
  • Pas de messages inutiles, répétitifs ou hors-sujet.
  • Pas d'attaques personnelles. Critiquez les idées, pas les personnes.
  • Contenu diffamatoire, vulgaire, violent ou sexuel interdit.
  • Pas de publicité ni de messages entièrement en MAJUSCULES.

💡 Astuce : Utilisez des emojis depuis votre téléphone ou le module emoji ci-dessous. Cliquez sur GIF pour ajouter un GIF animé. Collez un lien X/Twitter, TikTok ou Instagram pour l'afficher automatiquement.

Emoji