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AEE Power, Jean-Michel Sène et arbitrage politique : Le Collectif Sunu 37 milliards exige toute la vérité

Auteur: Sokhna Faty Isseu SAMB

AEE Power, Jean-Michel Sène et arbitrage politique : Le Collectif Sunu 37 milliards exige toute la vérité

AEE Power, Jean-Michel Sène et arbitrage politique : Le Collectif Sunu 37 milliards exige toute la vérité

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L'affaire de l'électrification rurale menée par l'Agence sénégalaise d'électrification rurale (ASER) continue de secouer la scène politique et judiciaire. Dans un communiqué parvenu à Seneweb ce 6 septembre, le Collectif Sunu 37 milliards passe au criblage les zones d'ombre de ce dossier où se croisent accusations de surfacturation, faux en écriture, luttes d'intérêts privés et arbitrages politiques au plus haut sommet de l'État. Au cœur des interrogations figure l'attitude du directeur général de l'ASER, Jean-Michel Sène. 

Selon les éléments rapportés par le collectif, c'est le 2 août 2024 que M. Sène est alerté par Seydou Kane, mandataire et prestataire du marché, sur la validité des garanties bancaires et l'utilisation de l'avance de démarrage versée à l'entreprise espagnole AEE Power EPC.  Seydou Kane lui aurait révélé à cette occasion que le partenaire espagnol, représenté par un dénommé José, aurait déjà dépensé la quasi-totalité des 37 milliards F CFA.

Trois jours plus tard, le 5 août, le DG demande des explications à AEE Power EPC. Le 7 août, l'entrepreneur espagnol répond par la négative, refusant de fournir les détails justificatifs de ces dépenses. Un refus de coopérer réitéré ultérieurement devant le Pool judiciaire financier. 

Malgré cette impasse et le manque de transparence, Jean-Michel Sène annonce dès le 27 août sa volonté de renégocier le contrat avec le même prestataire.  Un choix d'orientation qui suscite aujourd'hui de vives interrogations quant aux critères de sélection et de protection des deniers publics.

Le dossier s'est alourdi de griefs financiers majeurs. Jean-Michel Sène avait adressé une note d'information à Birame Soulèye Diop, dénonçant une surfacturation présumée orchestrée par Seydou Kane sur des poteaux en béton facturés un million F CFA l'unité contre un prix estimé à 200 000 F CFA, générant un surcoût évalué à 15,3 milliards F CFA.

Or, les déclarations publiques jettent un flou sur ces accusations. Lors d'une interview accordée au quotidien "Walf", l'entrepreneur espagnol José n'a à aucun moment fait état de cette surfacturation, tout en reconnaissant le rôle pivot de Seydou Kane dans les démarches administratives. 

Parallèlement, M. Diop, dans un pli confidentiel transmis le 26 août à l'ancien Premier ministre Ousmane Sonko, privilégiait une posture de neutralité et de médiation.

Un circuit de vérification inhabituel 

Le document, délivré à l'origine par le Centre des grandes entreprises, a été soumis à vérification au centre fiscal de Dakar-Liberté, un service pourtant incompétent pour cet acte.

Le rôle d'El Hadj Talla Diop

L'implication de ce dernier pose question, la vérification ayant porté sur une simple copie et non sur l'original. Les autorités judiciaires devront déterminer l'origine de la pièce originale, le service l'ayant authentifiée et les bases techniques ayant conclu à sa falsification.

Le scandale déborde largement du cadre administratif et touche la sphère politique 

L'implication d'Ousmane Sonko. Lors de son entretien avec Walf TV, explique le collectif, le représentant d'AEE Power EPC a affirmé que l'ancien Premier ministre Ousmane Sonko était intervenu pour accorder des exonérations administratives prévues par le contrat. 

Le collectif estime ainsi que "les déclarations de M. Sonko lors d'un rassemblement au Dakar Arena, apportant un soutien public à Jean-Michel Sène, contrastent avec la gravité des faits reprochés".

Réseaux et connexions 

L'apparition du nom d'Abass Fall, maire de Dakar et ancien ministre, ainsi que les sorties médiatiques associées, alimentent les soupçons de complicités politiques.

L'effacement de l'AGE 

Alors que l'agent judiciaire de l'État (AGE) s'était initialement constitué partie civile dans ce litige opposant à l'origine des acteurs privés, sa présence s'est estompée depuis la saisine du Pool judiciaire financier. Un retrait stratégique qui demeure inexpliqué.

L'attente de reddition de comptes

Pour le Collectif Sunu 37 milliards, au-delà des batailles de procédures et des reniements, l'enjeu demeure le service public et la destination des fonds. Alors que les populations rurales attendent toujours les infrastructures d'électrification promises, la justice devra répondre aux questions essentielles : où sont passés les 37 milliards d'avance, quelle est la matérialité des infractions d'ordre financier et administratif et quelles responsabilités pénales et politiques devront être formellement établies ?

⚡ Résumé express généré par IA, vérifié par la rédaction
- Le Collectif Sunu 37 milliards dénonce des zones d'ombre dans le dossier d'électrification rurale de l'ASER, accusant Jean-Michel Sène d'avoir voulu renégocier le contrat avec AEE Power EPC malgré le refus de ce prestataire de justifier l'utilisation de 37 milliards F CFA d'avance. - Une surfacturation de poteaux en béton (facturés 1 million F CFA au lieu de 200 000 F CFA) générant un surcoût de 15,3 milliards F CFA aurait été dénoncée par Jean-Michel Sène, tandis qu'un document d'authentification aurait été soumis à vérification par un service incompétent et aurait fait l'objet de conclusions de falsification. - Le collectif soupçonne des arbitrages politiques au sommet de l'État, notamment l'implication d'Ousmane Sonko selon le représentant d'AEE Power EPC qui affirme que l'ancien Premier ministre aurait accordé des exonérations administratives au prestataire espagnol.
Auteur: Sokhna Faty Isseu SAMB
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Commentaires (10)

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    Citoyenneté il y a 1 mois
    Pauvre Jean Michel... lui-même n'est pas capable de nous dire clairement où est passé le pognon.
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    diouma il y a 1 mois
    ils doivent nous dire ou sont passé cet argent thiéy pastef une vraie mafia au solde d'une seule personne pourquoi guy marius sagna ne saisi pas l'assemblée nationale éclairer notre lanterne
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    Latgrandiouf il y a 1 mois
    Il va le dire comment. Demandez plutot a AE power. Et au ministere des finances. Le decaissement a ete fait avant lui. Et jose nas pas payer seydou kane. Qui a fait des avances sur travaux , certes gonflees, mais surtout on la sorti de AE Power Senegal apres l'utilisation fauduleuse de logos .
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    Yves il y a 1 mois
    @diouma  @diouma. parce que c'est pendant devant la justice, ducon. décidément, plus bête qu'un kuluna, tu meurs....
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    Kawkaw il y a 1 mois
    Le problème, à mon avis , pour avoir été moi-même au cœur de contrats étatiques , est que ce jeune homme, Jean Michel Sène, semble avoir été sacrifié sur l’autel de la politique.
    Attention, je ne dis pas qu’il est innocent ou qu’il n’est pas coupable. Mais le fait que lui-même semble perdu dans toutes ces procédures montre deux possibilités : soit il ne mesure pas réellement les responsabilités et le rang qu’il occupait en tant que DG, soit il joue volontairement l’ignorant.
    Cependant, une chose est certaine : 37 milliards ne peuvent pas disparaître en si peu de temps sans que les travaux ou les réalisations pour lesquels cet argent a été décaissé ne soient matérialisés sur le terrain.
    C’est là que les vraies questions doivent être posées.......
    Les hommes politiques , pas tous, heureusement ,constituent parfois l’une des plus grandes malédictions du Sénégal. Lorsque des noms comme Abass Sall ou Ousmane Sonko sont mêlés, directement ou indirectement, à un projet de cette ampleur, alors oui, il y a un problème. Et il s’agit d’un problème sérieux qui mérite toute la lumière.
    Le Sénégal a besoin de vérité, de transparence et surtout de responsabilités clairement établies. Peu importe les camps politiques : l’argent public doit servir le peuple, et chaque franc dépensé doit pouvoir être justifié. Wassalam
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    Famara il y a 1 mois
    Sonko n'est pas clair dans ce scandale sinon il allait crier sur tous les toits.
    Ce scandale de l'ASER sera l'affaire qui enterrera le Pasteef. Ils ont prôné le Jub Jubal Jubanti mais sur cette affaire ils traînent les pieds comme s'il y a quelque chose qui cloche.
    Guy Marius ne veut même en parler. C'est une grosse déception.
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    Le citoyen inexpérimenté il y a 1 mois
    Ma réaction touche un point particulièrement sensible et central du débat public contemporain : la polarisation des discussions politiques et la manière dont les réseaux sociaux ou les médias sont investis par des militants, des communicateurs ou des contributeurs partisans. Soyons sérieux, dans des affaires judiciaires impliquant des figures politiques — qu'il s'agisse de membres de PASTEF, de la majorité ou d'autres formations — plusieurs dynamiques s'entremêlent souvent :La judiciarisation du politique et le respect des institutions : D'un côté, le principe fondamental d'un État de droit veut que dès lors que la justice est saisie, le temps judiciaire prévale sur le temps médiatique, dans le respect de la présomption d'innocence et de l'indépendance de la justice. La bataille de l'opinion et la désinformation : D'un autre côté, l'espace public numérique est devenu le terrain d'une guerre de récits (recrutements de répondeurs automatiques, Mimi disait qu'il faut gagner la bataille de la communication). Les stratégies de communication politique s'appuient parfois sur des vagues de commentaires orchestrés, des éléments de langage répétitifs ou de la désinformation pour influencer l'opinion avant même que la justice ne se prononce. Le sentiment de lassitude des citoyens : Beaucoup de citoyens partagent votre agacement face aux réactions en chaîne automatiques, qui occultent l'analyse factuelle et la rigueur au profit du militantisme pur ou de l'invective. Face à ces phénomènes, la meilleure posture citoyenne reste l'exigence de preuves, la prise de recul vis-à-vis des réactions à chaud sur les réseaux sociaux, et le respect du travail d'investigation judiciaire et journalistique indépendant.

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