Boutiquier homo : victime menacée à la machette et l’incroyable révélation d'un viol réciproque
Selon les révélations de Libération, le commissariat de Bignona a bouclé et transmis au Parquet son rapport d'enquête visant Amadou D., un commerçant de 32 ans établi à Tenghory. Déféré pour pédophilie, actes contre nature et viols répétés sur mineurs, le mis en cause est soupçonné d'avoir ciblé au moins cinq adolescents du quartier, identifiés sous leurs initiales : M.Tamba (14 ans), M.Tall (17 ans), Y.A.Coly (16 ans), S.Sané (17 ans) et A.K.Badiane (16 ans).
L'affaire a éclaté à la suite d'un signalement anonyme des agissements du commerçant. Lors des investigations, rapporte la même source, les policiers ont recueilli les dépositions glaçantes des jeunes victimes. Le plus jeune d'entre eux, M.Tamba (14 ans), a confié avec effroi : « [Il] a abusé de moi dans sa boutique tout en me menaçant avec une machette ». De leur côté, Y.A.Coly, S.Sané et A.K.Badiane ont rapporté les propositions financières directes qu'il leur adressait pour solliciter des rapports sexuels : « Kayma niaff la diokhla 5000 Fcfa » : « Viens que je couche avec toi, je te donne 5 000 FCFA. »
Quant à M.Tall (17 ans), élève en classe de Première, il a détaillé l'engrenage dans lequel il est tombé : « Il a abusé de moi à cinq reprises dans l'intérieur de sa boutique. Il m'offrait souvent à manger et j'avais peur de le dénoncer ». Ces témoignages poignants ont été appuyés par la déclaration de F.K.Badiane, commerçante et colocataire du mis en cause, qui a dénoncé sans ambiguïté : « C'est un prédateur sexuel», affirmant notamment avoir vu l'un des jeunes garçons ressortir de la boutique en boitant.
Elle croit dur comme fer qu' « il existe d'autres victimes ».
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Pour ne rien arranger, ajoute le journal, l'exploitation technique du smartphone du mis en cause a apporté des preuves matérielles indiscutables. Pour appâter ses victimes, le trentenaire utilisait un mode opératoire rodé : il attirait les mineurs avec le partage de sa connexion Internet, son jeu virtuel dénommé « IFoot », ainsi que des repas, de l'argent et des téléphones portables. Dans la galerie de l'appareil, les enquêteurs ont découvert de nombreuses photos de jeunes garçons prises à l'intérieur du commerce. L'analyse des échanges WhatsApp a également révélé des messages sans équivoque envoyés à M.Tall, à qui le boutiquier faisait des avances en échange d'un iPhone ou de repas partagés. Plus troublant encore, l'écoute des messages vocaux transmis à O.Coly, son neveu mineur établi à Bissau, a mis en lumière des formules explicites et passionnelles telles que « love you... » ou « je te porte au fond de mon cœur ».
Entendu par les enquêteurs, le boutiquier a reconnu les faits d'actes contre nature et de viols répétés sur mineurs, tout en réfutant les menaces à la machette ainsi que la qualification de pédophilie. Pour expliquer son passage à l'acte, le mis en cause a fait une confession inattendue : « J'ai été victime d'actes contre nature et de chantage en Côte d'Ivoire en 2022. C'est après que j'ai basculé... ». Au cours de la procédure, relève le quotidien d'information, il a également accusé l'un des mineurs, M.Tall (17 ans), de l'avoir à son tour violé. Lors d'une confrontation organisée par la police, l'adolescent a reconnu ce fait précis, expliquant avoir pris l'initiative d'inverser les rôles et d'être l'actif ce jour-là après avoir été provoqué par le commerçant.
Commentaires (5)
Un gamin innocent de 6, 7 ou 8 ans peut être abusé sous le coup de la peur, de l’inconscience mais à 17 ans on doit distinguer le bien du mal : on ne peut ni ne doit être abusé sexuellement par un autre homme.
vous avez affaire à une bande de tarlouzes
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