« Combien de femmes devront encore mourir ? » : 9e féminicide en huit mois, WaxJotna interpelle l'État
Le féminicide de Ndèye Bigué Sène, 20 ans, « retrouvée morte samedi 22 août dans la brousse du quartier Séico à Tivaouane », porte à neuf le nombre de féminicides médiatisés recensés au Sénégal depuis janvier 2026, selon le décompte de WaxJotna.
Face à cette tragédie, le collectif a vivement réagi par la voix d'un communiqué officiel : « Une nouvelle femme tuée. Une nouvelle famille endeuillée. Une nouvelle vie brutalement arrachée. » Au-delà du chiffre, cette nouvelle affaire pose une question cruciale d’intérêt public : combien de violences doivent précéder un meurtre avant qu’une femme ne soit réellement protégée ?
Pour les organisations féministes, compter les victimes ne peut constituer une politique de lutte pérenne. « Nommer les féminicides est nécessaire. Les compter est nécessaire. Mais cela ne suffit pas », souligne l'organisation, rappelant que ces actes ne sont pas « une succession de faits divers isolés », mais bien « l'expression la plus extrême des violences faites aux femmes ».
Chaque meurtre doit conduire à interroger les violences antérieures, les dispositifs d’alerte, la prise en charge des victimes et la capacité de la justice et des services publics à prévenir le pire. Ces crimes « s'inscrivent dans un continuum de violences, de rapports de domination et de mécanismes sociaux qui rendent possibles la déshumanisation et la banalisation de la violence contre les femmes ».
Après le double féminicide des 9 et 10 juillet, la mort de Ndèye Bigué Sène remet au premier plan l’urgence d’une réponse structurelle. Présentant ses condoléances à la famille de la victime, WaxJotna interpelle l'État : « Combien faudra-t-il encore de femmes tuées pour que l'urgence soit enfin traitée comme telle ? »
À cet effet, l'organisation réitère ses revendications majeures : la reconnaissance du féminicide comme crime spécifique dans le Code pénal sénégalais ; la mise en place de politiques publiques de prévention et de protection adaptées aux violences faites aux femmes ; le renforcement de la réponse judiciaire face aux violences faites aux femmes et aux filles.
Neuf femmes en huit mois : le véritable indicateur de l’urgence ne devrait-il pas être le nombre de vies sauvées plutôt que celui des femmes tuées ?
Commentaires (8)
Les femmes comment des crimes et vous fermez vos gueules là dessus.
Le féminisme,la pédérastie,le wokisme....toutes ces conneries venues d occident,nous les combattrons.
Avec votre indignation sélective fondée sur le genre.
Vous voulez déconstruire la société et la remplacer par la société occidentale immonde,pourrie et perverse
Il faut combattre les crimes dans toutes les formes qu lieu de sortir que sil ya mort de femme. Oubien c’est le moment de creer homministe
Le plus étrange est que ce sont ces même organisations qui refusent le retour de la peine de mort
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