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Mangacounda, Fanda, Baghagha : La fin annoncée du calvaire des femmes transformatrices de poisson

Auteur: Max Euclide KANFANY

Mangacounda, Fanda, Baghagha : La fin annoncée du calvaire des femmes transformatrices de poisson

Mangacounda, Fanda, Baghagha : La fin annoncée du calvaire des femmes transformatrices de poisson

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Exposition permanente à la fumée, travail à même le sol, pertes post-capture importantes, faibles revenus et absence d’infrastructures adaptées. À Mangacounda, à Fanda et à Baghagha, les femmes transformatrices de produits halieutiques vivent depuis des années les difficultés de la pêche artisanale. La construction prochaine d’unités modernes de transformation apparaît aujourd’hui comme une réponse majeure à une situation qui freine le développement économique des communautés côtières de la Casamance.

Malgré son rôle essentiel dans l’économie locale et la sécurité alimentaire, la pêche artisanale continue de faire face à de nombreux obstacles dans plusieurs localités de la Casamance. Derrière les débarquements quotidiens de poissons, de crevettes et d'autres produits halieutiques se cache une réalité moins visible : celle des femmes transformatrices qui supportent l’essentiel des contraintes liées à la conservation et à la valorisation des captures.

À Mangacounda, dans la commune de Kaour, comme à Fanda,  dans la commune de Niaguis et à Baghagha dans celle d’Adéane, les conditions de travail demeurent particulièrement difficiles. Faute d’infrastructures modernes, les femmes sont souvent contraintes de transformer le poisson dans des conditions précaires, exposées aux fortes chaleurs, à la fumée des foyers traditionnels et aux risques sanitaires. À cela s’ajoutent d’importantes pertes post-capture qui réduisent considérablement les revenus des ménages.

Pour le maire de Kaour, Sékou Ndiaye, cette situation est paradoxale dans une zone où la pêche demeure la principale source de subsistance. Selon lui, les ressources halieutiques abondent, mais leur valorisation reste limitée par l’absence d’outils modernes de conservation et de transformation. Une grande partie de la production est ainsi vendue à bas prix ou perdue avant même d’atteindre les marchés.

C’est pour répondre à ces défis qu’ont été lancés les projets de construction d’unités modernes de transformation des produits halieutiques dans plusieurs sites de la région à travers le projet Anaré Difal (Femmes de la mer), financé par le gouvernement du Japon et mis en œuvre par la FAO en partenariat avec le ministère de la Pêche et de l’Économie maritime du Sénégal.

Pour la FAO, ces infrastructures doivent permettre de changer profondément les conditions d’exercice des femmes transformatrices. Elles offriront des espaces de travail plus sûrs, des équipements modernes de transformation et de conservation ainsi que des technologies améliorées permettant de réduire les pertes et d'améliorer la qualité des produits destinés aux marchés locaux et nationaux.

La ministre de la Pêche et de l’Économie maritime, Amy Mara Dièye, estime que ces réalisations constituent bien plus que de simples infrastructures. Elles représentent un outil de lutte contre la pauvreté, de création d’emplois et d’autonomisation économique des femmes. En améliorant la transformation locale du poisson, l’ambition est également de renforcer les revenus des familles tout en contribuant à la souveraineté alimentaire du pays.

Pour les acteurs locaux, ces unités modernes pourraient marquer un véritable tournant pour la pêche artisanale en Casamance. Après des années de difficultés, les femmes de Mangacounda, de Fanda et de Baghagha voient enfin se dessiner la perspective d’un travail moins pénible, plus rentable et plus respectueux de leur santé, avec l’espoir que les richesses tirées de la mer profitent davantage aux communautés qui en vivent quotidiennement.

⚡ Résumé express généré par IA, vérifié par la rédaction
- Les femmes transformatrices de poisson à Mangacounda, Fanda et Baghagha travaillent dans des conditions précaires, exposées à la fumée et aux fortes chaleurs, avec d'importantes pertes post-capture. - Des projets de construction d'unités modernes de transformation ont été lancés via le projet Anaré Difal, financé par le Japon et mis en œuvre par la FAO avec le ministère de la Pêche. - Ces infrastructures visent à offrir des espaces de travail plus sûrs et des équipements modernes pour réduire les pertes, améliorer les revenus et autonomiser économiquement les femmes.
Auteur: Max Euclide KANFANY
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