News Feed
Jeudi 5 novembre 2026
à Dakar
Close icon
Se connecter

Affaire Mbayang Diop: Dix ans après sa condamnation à mort, Horizon Sans Frontières relance le débat et interpelle l’État

Auteur: Sokhna Faty Isseu SAMB

Affaire Mbayang Diop:  Dix ans après sa condamnation à mort, Horizon Sans Frontières relance le débat et interpelle l’État

Affaire Mbayang Diop: Dix ans après sa condamnation à mort, Horizon Sans Frontières relance le débat et interpelle l’État

🎧 Écouter l'article
0:00
--:--
97 écoutes

Dix ans d’emprisonnement dans les geôles saoudiennes, une condamnation à la peine capitale qui plane toujours et un silence assourdissant. Boubacar Sèye, président de l’ONG Horizon Sans Frontières (HSF), monte à nouveau au créneau pour sortir du silence l’affaire Mbayang Diop.

Le chercheur en migrations internationales pose les questions qui dérangent et appelle l’État du Sénégal ainsi que l’opinion publique à réévaluer ce dossier humain et diplomatique.

En juin 2016, Mbayang Diop, une jeune ressortissante sénégalaise partie travailler comme collaboratrice domestique au Royaume d’Arabie saoudite, était arrêtée à la suite du meurtre de sa patronne. En avril 2017, le couperet de la justice saoudienne tombait : la peine de mort.

Près d’une décennie plus tard, l’émotion suscitée par les slogans et le mouvement #SauvonsMbayang s’est progressivement dissoute dans le flux de l’actualité nationale.

Pourtant, sur le plan humain, la réalité demeure inchangée : dix ans de détention, dix ans d’éloignement familial et une condamnation à mort suspendue au-dessus de sa tête.

Face à ce qu’il qualifie d’amnésie collective, Boubacar Sèye, président d’Horizon Sans Frontières (HSF), refuse de laisser s'installer l'oubli.

« Demander simplement des nouvelles »

Dans son intervention, le consultant-chercheur précise d'emblée sa démarche : il ne s'agit ni de contester l'autorité de la justice saoudienne, ni d'occulter la gravité des faits reprochés à la mise en cause. La démarche se veut strictement humanitaire, citoyenne et diplomatique.

« Il s’agit simplement de poser une question humaine, diplomatique et citoyenne : que devient une compatriote sénégalaise condamnée à mort après près d’une décennie derrière les barreaux ? », s'interroge le président d’HSF.

Pour l'organisation de défense des migrants, le temps écoulé ne doit pas être un prétexte à l'abandon, mais un impératif de vérification et d’actualisation des démarches engagées.

Au moment du verdict en 2017, la stratégie de défense et les perspectives d'amnistie reposaient sur des leviers juridiques propres au droit saoudien, fondé sur la Charia. L'espoir d'une commutation de peine restait suspendu à la majorité légale des enfants de la victime, seuls habilités à accorder leur pardon ou à accepter une compensation financière, communément appelée le « prix du sang » (Diyya).

Aujourd'hui, Boubacar Sèye soulève une série d'interrogations précises destinées à éclairer l'opinion :

Sur le plan juridique : La situation de Mbayang Diop a-t-elle connu des évolutions procédurales ? Les enfants de la victime ont-ils été approchés ou se sont-ils prononcés ?

Sur le plan diplomatique : Les autorités sénégalaises ont-elles réévalué le dossier ? Existe-t-il encore des voies de recours, des possibilités de grâce humanitaire ou de commutation de peine ?

Sur le plan humain : La famille de la détenu dispose-t-elle aujourd'hui d’informations régulières et vérifiables sur son état de santé et ses conditions de détention ?

Pour le président d'Horizon Sans Frontières, l'heure n'est plus aux invectives ni aux accusations, mais à l'action diplomatique ciblée et à la transparence. Il invite la société civile, les médias et les diplomates à briser le silence institutionnel pour faire le point sur la situation.

« Mbayang Diop est une citoyenne sénégalaise détenue depuis près de dix ans dans un pays étranger, sous le poids d’une condamnation capitale. Le silence ne permet pas de résoudre une affaire. L’oubli encore moins. », martèle le président d'HSF.

Alors que la diplomatie sénégalaise prône une assistance renforcée aux ressortissants de la diaspora, le cas de Mbayang Diop réapparaît comme un test majeur de cette protection consulaire. La question demeure entière : quelles nouvelles démarches le Sénégal peut-il entreprendre pour arracher sa ressortissante au couloir de la mort ?

⚡ Résumé express généré par IA, vérifié par la rédaction
- Mbayang Diop, ressortissante sénégalaise, a été arrêtée en juin 2016 en Arabie saoudite après le meurtre de sa patronne et condamnée à mort en avril 2017. - Dix ans après, Boubacar Sèye, président d'Horizon Sans Frontières, relance le débat et interpelle l'État du Sénégal sur ce dossier. - HSF pose des questions juridiques, diplomatiques et humaines sur l'évolution du dossier, les démarches sénégalaises et les informations sur les conditions de détention.
Auteur: Sokhna Faty Isseu SAMB
Publié le:
Mis à jour le:

Commentaires (3)

Trier par :
  • avatar
    Oustaz Jacuzzi il y a 1 mois
    Caisses noires yabon...porozet page 27 et 28
  • avatar
    KIRIKOU il y a 1 mois
    QUE DIT LA CHARIA !!!!!
  • avatar
    KIRIKOU il y a 1 mois
    Les crimes passibles de la peine de mort dans le Coran et la Sunna sont le banditisme (dans certaines de ses formes), l’homicide volontaire, la fornication commise par une personne qui a déjà connue le mariage.

Participer à la Discussion

Règles de la communauté
  • Soyez courtois. Pas de messages agressifs ou insultants.
  • Pas de messages inutiles, répétitifs ou hors-sujet.
  • Pas d'attaques personnelles. Critiquez les idées, pas les personnes.
  • Contenu diffamatoire, vulgaire, violent ou sexuel interdit.
  • Pas de publicité ni de messages entièrement en MAJUSCULES.

💡 Astuce : Utilisez des emojis depuis votre téléphone ou le module emoji ci-dessous. Cliquez sur GIF pour ajouter un GIF animé. Collez un lien X/Twitter, TikTok ou Instagram pour l'afficher automatiquement.

Emoji