Mbour : enceinte de son petit ami, une commerçante avorte et dissimule le fœtus dans un seau
La brigade de proximité de Diass, rattachée à la compagnie de gendarmerie de Mbour, a placé en garde à vue, depuis le 18 septembre 2026, R. N., soupçonnée d’avoir provoqué l’interruption de sa grossesse. Elle a été présentée au parquet de Mbour ce lundi 21 septembre.
Âgée de 25 ans, R. N. est une jeune célibataire. Commerçante de profession, elle vit à Boukhou, dans le quartier Loss, avec sa famille. Elle est poursuivie pour avortement.
La fille entretenait une relation amoureuse avec A. Lo, un chauffeur qui résiderait au village de Bentegnè. Selon les éléments de l’enquête, les deux amoureux se donnaient rendez-vous régulièrement. En août 2026, la jeune femme constate un retard de trois mois de ses règles. Elle se rend alors au poste de santé de Boukhou, où la sage-femme lui confirme qu’elle est enceinte.
Déterminée, selon les enquêteurs, à se débarrasser de cette grossesse, R. N. contacte par internet une femme qui se trouverait à Rufisque. Celle-ci lui aurait vendu un médicament. Après l’avoir bu, la jeune femme est prise de fortes douleurs au bas-ventre. Elle se rend discrètement aux toilettes, où elle pratique des manœuvres abortives avant d’expulser le fœtus. Croyant échapper à tout soupçon, elle le dépose dans un seau muni d’un couvercle placé à côté des toilettes selon des sources de Seneweb proches du parquet.
Le 18 septembre 2026, vers 18 h, R. Ciss, qui vit dans la même concession, se rend aux toilettes. Au moment de se servir du seau, elle y découvre le fœtus. Elle informe alors les membres de la famille, qui préviennent le chef de quartier. Ce dernier saisit à son tour la gendarmerie.
Informés, les gendarmes se transportent sur les lieux dans les minutes qui suivent, en compagnie de l’infirmier-chef de poste (ICP) et de la sage-femme. Cette dernière examine sur place toutes les filles de la concession. L’examen permet de relever des traces obstétricales sur R. N., qui est aussitôt conduite à la brigade pour les besoins de l’enquête.
Les aveux de la mise en cause
Interrogée sur les faits qui lui sont reprochés, R. N. les reconnaît sans hésitation. Au sujet du médicament, elle déclare l’avoir obtenu auprès d’une femme dont elle ignore l’identité et qu’elle aurait rencontrée à la gare routière de Rufisque.
Au terme de l’enquête, R. N. a été présentée, ce lundi 21 septembre 2026, au procureur Augustin Yakhar Faye, chef du parquet de Mbour.
Commentaires (6)
L’infanticide révèle souvent une détresse. Ces femmes ne sont pas des délinquantes et ne meritent pas d’aller en prison
Je ne savais pas.
Si c’était Diallo vous alliez nous le balancer en plein mille!
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