Hommage à Boubacar Boris Diop : Ousmane Sonko salue le « miroir » de la conscience nationale
À l’occasion du lancement du cycle d’hommages rendu à l’écrivain Boubacar Boris Diop à l’Université Cheikh Anta Diop, Ousmane Sonko a tenu à saluer l’immensité de son œuvre.
Le coup d'envoi a été donné hier.
une série de rencontres consacrées à l’écrivain sénégalais Boubacar Boris Diop s’y déroule jusqu’à ce mercredi.
Ousmane Sonko a rendu un vibrant hommage à l'auteur, soulignant la portée politique et culturelle de ses écrits.
Revenant sur le parcours de l'auteur, Ousmane Sonko a rappelé que depuis 1981, « Boubacar Boris Diop observe le Sénégal et l’Afrique, s’interroge sur leur peuple, réfléchit à leurs origines et explore les chemins qu’ils empruntent ».
S'il reconnaît qu'en résumer l'intégralité serait une tâche difficile , il place l'écrivain dans la lignée des plus grands géants de notre histoire littéraire, aux côtés d'Ousmane Sembène, en saluant chez lui « le talent littéraire, la foi en son peuple, l’attachement à sa culture et la conviction que nos langues nationales peuvent contribuer à bâtir notre avenir ».
Le wolof, arme de réappropriation culturelle
Si la première partie de sa carrière s'est illustrée en français, c'est le virage vers le wolof qui consacre la singularité de l'auteur. Pour Ousmane Sonko, ce qui lui vaut une place durable dans nos cœurs et l’admiration de la jeunesse, "c’est le combat qu’il a mené pour valoriser les langues de son peuple ». Un engagement concrétisé par des œuvres majeures telles que Doomi Golo, Bàmmeelu Kocc Barma et plus récemment Malaanum lëndëm.
Évoquant un souvenir personnel, le responsable politique a témoigné de la bienveillance de l'aîné qui l'avait reçu et lui avait offert des livres. « Ce qu’il a fait pour moi, il le fait régulièrement pour tout jeune qu’il rencontre et chez qui il décèle un amour sincère pour son pays et la volonté de lui être utile. », a-t-il affirmé.
Au-delà de la figure de l'écrivain, le propos prend une dimension sociétale sur la fonction de la culture. Ousmane Sonko rappelle ainsi qu’« un pays, un peuple ont autant besoin de ceux qui cultivent la terre et veillent à nourrir les corps que de ceux qui entretiennent la réflexion et nourrissent les esprits ».
Selon lui, la nation a besoin de figures d'exception pour l'aider « à se regarder dans un miroir qui lui permette d’échapper à l’oubli de soi et de retrouver le sens de son devoir ».
Incitant vivement la population et la jeunesse à plonger dans cette bibliographie, il conclut. « Ce miroir, Boubacar Boris Diop l’a façonné à travers ses écrits. Lisez ces ouvrages. Vous y découvrirez votre propre reflet, celui de notre pays, ce qu’il convient de préserver et ce qu’il nous appartient de corriger. »
Commentaires (19)
J’ai voté SONKO mais je trouve BORIS léger et populiste, manquant de rigueur et d’esprit d’indépendance lorsqu’il compare abusivement Sonko avec Cheikh Anta.
C’est du n’importe quoi et c’est très décevant pour un intellectuel.
BORIS vieillit mal.
C’est pas sérieux.
Allez écrire un manuel de psychiatrie en sarakhole ou un ouvrage de cardiologie en sérère et prétendre faire sa promotion internationale
Notre pays traverse une profonde crise de grands penseurs et d’intellectuels intègres, humbles et patriotes, capables de défendre les valeurs morales, de préserver la fraternité et de placer l’intérêt général au-dessus des intérêts personnels. Un grand MONSIEUR.
On peut être engagé dans sa société sans être à la remorque d’un camp donné.
Ne roule k pour l’hégémonie du Wolof sur les autres cultures africaines
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