Casamance : Une alliance féminine pour transformer la lutte contre les violences
Elles refusent désormais d’agir en ordre dispersé. À Ziguinchor et à Sédhiou, la Plateforme des Femmes pour la Paix en Casamance (PFPC), avec l’appui du gouvernorat, du ministère de la Famille et des Solidarités, de l’ONU‑Femmes, a lancé un cadre pour harmoniser les actions contre les violences basées sur le genre.
La vice‑présidente de la PFPC, Léonie Gomis, a rappelé que jusque-là, les associations travaillaient isolément. Ce qui fragilisait la fiabilité des données. Désormais, les outils seront harmonisés, les actions coordonnées, et chaque organisation pourra mettre son expertise au service d’une stratégie commune.
Ce dispositif ne se limite pas à la dénonciation : il vise une prise en charge holistique des victimes, intégrant la santé, la justice, le soutien psychologique et l’accompagnement social. « Nous voulons des données fiables pour mieux agir, mais surtout réduire les cas de violences. Le plus important, c’est qu’il y ait moins de victimes », a insisté Mme Gomis.
La PFPC met également l’accent sur la sensibilisation et la prévention. Dans une société où les victimes sont trop souvent stigmatisées, il s’agit de briser les tabous et de transformer les mentalités. « Ce ne sera pas automatique, mais avec le temps, nous y arriverons », a‑t‑elle affirmé.
Dans une région marquée par les séquelles du conflit, cette synergie des forces apparaît comme une avancée historique. Elle incarne une volonté politique et sociale forte : donner aux femmes et aux filles les moyens d’agir, de se protéger et de reconstruire la paix.





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