Affaire des 25 millions impliquant le fils d'un magistrat :Cheikh Ba recadre les plateaux TV après l'emballement autour d'une "erreur de jeunesse"
Le président de l'Union des magistrats du Sénégal (UMS), Cheikh Ba, est revenu sur la polémique née après l'arrestation du fils d'un magistrat, retrouvé avec des liasses de billets en compagnie d'autres jeunes. Invité du Jury du Dimanche sur iTV, il a fermement dénoncé l'exploitation médiatique de cette affaire, estimant qu'elle a servi à jeter le discrédit sur le corps judiciaire, notamment sur des membres du Pool judiciaire financier (PJF).
Selon lui, les faits concernent avant tout des erreurs de jeunesse commises par de jeunes enfants. Il explique que le groupe d'adolescents avait été interpellé alors qu'il tentait d'acheter un véhicule avec une importante somme d'argent liquide. L'un des mineurs, fils d'un magistrat, avait simplement accepté que le contrat d'achat soit établi à son nom, car son ami — présenté comme l'auteur principal du vol — ne disposait pas encore d'une carte nationale d'identité.
Cheikh Ba affirme qu'au cours de l'enquête, le jeune homme s'est affolé et a déclaré à tort que les 25 millions de francs CFA provenaient de l'armoire de son père. Une affirmation que le président de l'UMS qualifie de totalement infondée. « Ce n'était pas vrai », a-t-il insisté, rappelant d'ailleurs que le journal ayant publié cette information est ensuite revenu sur ses déclarations pour publier une autre version.
Le président de l'UMS regrette profondément que cette version initiale erronée ait alimenté de fausses accusations contre des acteurs du droit qui n'avaient aucun lien avec cette histoire. Selon lui, en raison d'une simple homonymie, un autre magistrat a été injustement impliqué et cité à charge sur plusieurs plateaux de télévision. Le procureur du Pool judiciaire financier a lui aussi été mis en cause, alors qu'il n'avait, d'après Cheikh Ba, strictement rien à voir avec cette situation.
Pour le président de l'UMS, cet épisode illustre parfaitement les dérives qui peuvent accompagner la liberté d'expression lorsqu'elle s'appuie sur des rumeurs ou des informations non vérifiées. Tout en réaffirmant que la liberté de la presse est un droit fondamental, il a rappelé qu'elle ne peut s'exercer sans une responsabilité rigoureuse, sous peine de porter gravement atteinte à la réputation de citoyens et d'institutions injustement traînés dans la boue.
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