News Feed
Jeudi 5 novembre 2026
à Dakar
Close icon
Se connecter

In Kenya, comments by the president about foreigners are prompting Burundians to want to leave

Auteur: AFP

In Kenya, comments by the president about foreigners are prompting Burundians to want to leave

Au Kenya, des propos du président sur les étrangers poussent des Burundais à vouloir partir

🎧 Écouter l'article
0:00
--:--
72 écoutes

"They are expelling us like animals": like hundreds of his compatriots, Burundian pastor Jean-Baptiste Ndayizeye tried on Monday at the Burundian embassy in Nairobi to obtain a pass to return to his country, frightened by recent remarks by the Kenyan president.

Less than a year before a presidential election in which his re-election is far from certain, President William Ruto gave foreigners "running small businesses" until Monday to close them. He did not specify the size of the businesses concerned, nor whether legally registered businesses were included.

"We did not build investor confidence for street vendors to come to Kenya," he explained to Kenyan entrepreneurs on September 2.

A rhetoric reminiscent of that heard in recent months in South Africa, where thousands of Africans have fled sometimes deadly anti-migrant demonstrations and a tightening of controls targeting foreigners.

"What the South Africans did to foreigners and what the Kenyans are doing is the same thing," Pastor Ndayizeye protested, even though Mr. Ruto did not mention expulsions.

On Monday, hundreds of Burundians, kraft envelopes in hand, queued for hours in the sun at the small Burundian embassy to request a pass allowing them to return home, lacking passports or identity documents.

- "Sad" -

Some had already packed their belongings in suitcases and plastic bags.

"They are so sad" to leave Kenya, "it's not fair," remarks Philemon Jaika Adamba, a Kenyan motorcycle taxi driver who transported two of them.

Burundi, a country of about 15 million inhabitants and among the poorest in the world, is part, like Kenya, of the East African Community (EAC), within which the free movement of citizens is guaranteed.

And Kenya, the economic powerhouse of the EAC, is seen as a prime destination, even though opportunities remain scarce for a large part of the population. More than 400,000 Kenyans—encouraged by the Kenyan authorities—have themselves migrated, particularly to the Gulf countries, in search of a better future in recent years.

After years of unemployment in Burundi, Eric Bizimana came to Kenya in 2022 "in search of a (better) life." However, he barely scraped by, earning between 100 and 130 euros a month in low-paying jobs. He never applied for a work permit, which is mandatory but, he says, financially impossible to obtain.

- "Misunderstood" -

"In South Africa, it was the population that ordered foreigners to leave" the country, "but here in Kenya, it was (...) the president who ordered it," he observes.

Mélance Bukuru, 32, who has also taken on many odd jobs, is asking the Kenyan government, like his fellow citizens interviewed by AFP, for a delay so that he can raise the hundred euros needed to pay for his return trip.

As for Nkunzimana Déo, a carpenter, he hurried all weekend to deliver to his customers and closed his furniture manufacturing workshop on Monday, as demanded by William Ruto, even though it is registered with the Kenyan tax authorities and employs eight people, including four Kenyans.

Having arrived in Kenya in 2015, where he obtained refugee status, he theoretically has the right to work, even though "the documents are difficult to obtain," he says. Now back home, he is waiting "to see if the president will change his policy."

Burundian Foreign Minister Edouard Bizimana denounced on Monday "violence against foreigners, particularly Burundians", in Kenya, which AFP was unable to verify.

Also on Monday, the number 2 at the Kenyan Ministry of Foreign Affairs, Korir Sing'Oei, visited the Burundi embassy and tried to allay concerns: "Recently, it was said that those who had small unregistered businesses would be forced to leave the country," but "many misunderstood."

Because of this, "many (of you) have been attacked by neighbors or friends. We are sorry about that," he assured.

In a poor neighborhood of Nairobi, nicknamed "Burundi State" by its inhabitants because of the large number of Burundians living there, about ten people interviewed by AFP said they agreed with President Ruto.

Burundians take jobs from Kenyans because they accept being paid half as much as them, but also their housing, in which they crowd together, these people claim.

"Kenyans are not racist when they speak like that," argues Ann Kerubo, a shopkeeper, who believes that "life in Kenya is now so difficult," starting with Kenyans.

AFP

⚡ Résumé express généré par IA, vérifié par la rédaction
- Le président kényan William Ruto a ordonné aux étrangers tenant des petits commerces de les fermer avant lundi, provoquant des centaines de Burundais à demander des laisser-passer à leur ambassade pour quitter le Kenya. - Des Burundais ayant des emplois mal payés ou des petits commerces, même enregistrés légalement, ont fermé leurs activités par crainte des propos présidentiels, certains n'ayant pas les moyens financiers de retourner au Burundi. - Le numéro 2 du ministère kényan des Affaires étrangères a tenté de clarifier lundi que les commentaires du président concernaient les commerces non enregistrés, affirmant que "beaucoup ont mal compris".
Auteur: AFP
Publié le:
Mis à jour le:

Commentaires (11)

Trier par :
Seuls les membres inscrits ayant reçu des 👍 apparaissent dans ce classement. Se connecter pour y figurer
  • avatar
    Darkpenguin ⭐ Top commentaire il y a 1 mois
    Les Burundais méritent d'être salués pour avoir assumé leur identité et adopté une attitude de défi, menaçant de rentrer au pays s'ils ne sont plus les bienvenus au Kenya. Ils contrastent radicalement avec ces individus lamentables qui ont envahi le Sénégal par leur comportement incivil, des gens qui refusent que l'on évoque leur terre ancestrale, où reposent leurs parents et grands-parents, et dont ils ne souhaitent plus voir les tombes.
  • avatar
    Awso il y a 1 mois
    Bravo kenya. On est tous pauvre en afrique donc chacun reste dans son pays. Les guinéens rentrez chez vous.
  • avatar
    lebaolbaol TIGUI il y a 1 mois
    les pays pauvres doivent eviter d'imiter ces sotises s'ils ne veulent pas etre ridiculisès ....un pays de voyageurs comme le senegal ne doit meme pas penser à ca.....sinon tous les pays vont appliquer la reciprocitè...jusqu'en zambie ils sont labas......la cote d'ivoire et le ghana vont en profiter pour ballayer son pays de millions de sahaliens....la mauritanie aussi et le maroc.....
  • avatar
    12 il y a 1 mois
    Il ya des renseignment occidentaux notament la cia el le mossad pour le cas de l'afrique du sud pour son soutien a la Palestine, mais le plus large pour detruire la zlecaf qui sera une puissance economique mondial dont les occidentaux et leurs renseignement font tout pour detruire notament les usa avec la cia avec l'aide de la cia
  • avatar
    Ass Malick il y a 1 mois
    Vivement les guinéens quittent le Sénégal.
  • avatar
    Bro il y a 1 mois
    Gor deug ni lay mel, wayé melné dring yi. Domerame comme ay mboot, on est obligé de passer par l'étape décafardisation
  • avatar
    L'oiseau il y a 1 mois
    Au senegal si les guinéens aussi partaient comme ces burundais, aprés eux quelle sera leur programme
  • avatar
    à toi il y a 1 mois
    la vie n'en serait que meilleur pour les sénégalais. Quand on est recherché dans la pénombre, on évite de briller dans le noir. Rentrer vous avez un pays bon sang.
  • avatar
    simple il y a 1 mois
    Le senegalais n'a pas l'habitude de se lever très tot pour travailler. si les etrangers partent le senegal sera vide, vous refuser de payer vos loyers, raison pour laquelle les senegalais refusent de loyer une maison à un snegalais. ils se connaissent.
  • avatar
    KAKATAR*1 il y a 1 mois
    Si on ne veut pas de vous dans un pays, alors pliez vos bagages et partez. Au Sénégal il y a des étrangers qui ne nous dérangent pas. ils travaillent, vont à l ecole, font une formation ou un stage. Aussi nous avons plus de 4 millions de guinéens qui fuient leur pays en masse, occupent les trottoires, vendent dans la rue et font beaucoup d enfants qui ne sont ni déclarés à l état civil ni scolarisés. Les conducteurs de mottos taxis...ne respectent ni le code de la route ni la législation du travail au sénégal. IL y a aussi les mendiants nigériens qui doivent être expulsés. Le Sénégal est et restera le pays de la Teranga mais avec le respect de nos Lois et traditions. Ne nous tirez pas vers le bas. KAKATAR*1
  • avatar
    4dkr il y a 1 mois
    Vos propos concernant la ZLECAF sont erronés, dans la mesure où l'absence de cadres réglementaires préétablés au sein des États membres compromettrait l'intégrité de ladite zone. La ZLECAF ne saurait s'articuler sans l'Afrique du Sud qui, par ailleurs, assume son March and March, le Ghana (siège de la ZLECAF présidé par un sud-africain) qui assume avoir expulsé les mendiants de son territoire, ainsi que le Kenya qui assume la mise en œuvre de mesures d'ordre face à des africains, notamment des burundais, des congolais et même des ougandais qui, à l'heure actuelle, semblent manifester une certaine compréhension de la situation. Il convient de faire preuve de réalisme : l'unité africaine ne saurait être synonyme de chaos.

Participer à la Discussion

Règles de la communauté
  • Soyez courtois. Pas de messages agressifs ou insultants.
  • Pas de messages inutiles, répétitifs ou hors-sujet.
  • Pas d'attaques personnelles. Critiquez les idées, pas les personnes.
  • Contenu diffamatoire, vulgaire, violent ou sexuel interdit.
  • Pas de publicité ni de messages entièrement en MAJUSCULES.

💡 Astuce : Utilisez des emojis depuis votre téléphone ou le module emoji ci-dessous. Cliquez sur GIF pour ajouter un GIF animé. Collez un lien X/Twitter, TikTok ou Instagram pour l'afficher automatiquement.

Emoji