Guinée : le correspondant de Jeune Afrique retrouve son accréditation
La Haute Autorité de la communication (HAC) de Guinée a annoncé jeudi avoir rétabli l’accréditation de Mamadou Diawo Barry, correspondant de Jeune Afrique, deux semaines après l’avoir privé du droit d’exercer en Guinée au nom du magazine panafricain basé à Paris.
La HAC avait retiré le 16 septembre l’accréditation de M. Barry, invoquant de « graves violations » des obligations éthiques et déontologiques et estimant que son traitement de l’actualité guinéenne ne respectait pas les exigences d’objectivité, de neutralité et d’équilibre.
Dans sa nouvelle décision, consultée par l’AFP, l’autorité de régulation indique revenir sur cette sanction à la suite d'"engagements formels » pris par la direction de Jeune Afrique et de démarches de conciliation.
Elle affirme notamment que la rédaction s’est engagée à « lever tout amalgame » et à veiller à ce que le rôle de correspondant de M. Barry pour Jeune Afrique « soit distinct » de ses responsabilités au sein d’un média guinéen, Le Lynx, hebdomadaire satirique indépendant.
Cette levée intervient après la contestation de la sanction initiale par Jeune Afrique, qui avait dénoncé une décision prise sans concertation préalable avec le journaliste ou sa hiérarchie et demandé à la HAC de revenir sur sa décision.
« Les clarifications demandées par la HAC à la direction de Jeune Afrique portaient sur la distinction entre le statut de correspondant de notre collaborateur Diawo Barry et ses fonctions de rédacteur en chef du média guinéen Le Lynx », a indiqué Jeune Afrique.
"Ces clarifications ont été fournies et la HAC a pris la décision de lever la mesure de retrait de l’accréditation de notre correspondant. Nous ne pouvons que nous en réjouir", a poursuivi le groupe.
Cette affaire intervient dans un contexte de fortes restrictions imposées à la presse en Guinée depuis le coup d’État militaire de 2021. En mai 2024, les autorités avaient notamment retiré les agréments de six radios et télévisions appartenant à trois grands groupes privés. Reporters sans frontières estime que les autorités guinéennes ont depuis consolidé leur politique de répression contre les médias critiques.
Commentaires (1)
Participer à la Discussion
Règles de la communauté
💡 Astuce : Utilisez des emojis depuis votre téléphone ou le module emoji ci-dessous. Cliquez sur GIF pour ajouter un GIF animé. Collez un lien X/Twitter, TikTok ou Instagram pour l'afficher automatiquement.
Se connecter
Commentez avec votre profil, votre photo, et soyez averti des réponses.