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Joseph Kabila : Ce qu’on sait de son passé dans la guérilla

Auteur: Bernardin PATINVOH

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Le lundi 12 octobre dernier, l’Afrique apprenait avec stupéfaction la décision de l’ancien président congolais Joseph Kabila de prendre la tête d’un mouvement politico-militaire dénommé : Front pour la refondation de la Nation (FRN). 

Ce mouvement, véritable coalition d’entités rebelles, regroupe l’Alliance du fleuve Congo (AFC), le Mouvement du 23 mars (M23), et le groupe armé Twirwaneho. On y retrouve aussi quelques figures politiques opposées au pouvoir du président congolais Félix Tshisekedi.

 

Lors de la prise de Kinshasa en 1997, Joseph Kabila était là aux côtés de son père Laurent Désiré

En prenant le lead du FRN, Joseph Kabila a fait le choix de retourner dans le maquis après 18 années au pouvoir. On ignore s’il a l’intention de faire tomber Félix Tshisekedi, comme il a déposé en 1997, le tout puissant dictateur congolais Mobutu Sese Seko. 

En effet, quand les rebelles de l’Alliance des forces démocratiques pour la libération du Zaire (AFDL) de Laurent Désiré Kabila prenaient Kinshasa en 1997, Joseph Kabila était là aux côtés de son père. Il a grandement contribué à cette victoire.

En tout cas, si on s'en tient aux témoignages de ses compagnons de l'époque, c'est lui qui dirigeait les opérations lors de la prise de Kisangani en mars 1997. 

Un triomphe décisif qui a fait sauter le dernier verrou majeur des forces fidèles à Mobutu avant la progression finale de l'AFDL vers Kinshasa. Joseph Kabila aurait également encadré et dirigé les troupes d’infanterie légendaires de la rébellion lors de leur entrée triomphale dans la capitale congolaise le 17 mai 1997.  

 

Une formation militaire acquise entre la Tanzanie et la Chine

Avant de rejoindre la lutte armée, Joseph Kabila avait passé une partie de sa jeunesse en exil, notamment en Tanzanie où il a été formé aux techniques militaires. Quand son père Joseph Kabila s’installe au pouvoir en 1997, il le nomme conseiller, avant de l’envoyer poursuivre sa formation militaire à l’Université de défense nationale de l’Armée populaire de libération de la Chine. Dès son retour en 1998, il le promeut chef d’état-major de l’armée de terre. Laurent Désiré Kabila est assassiné en 2001 et Joseph lui succède. Il ne quittera le pouvoir qu’en janvier 2019.

⚡ Résumé express généré par IA, vérifié par la rédaction
- Joseph Kabila a pris la tête du Front pour la refondation de la Nation (FRN), une coalition regroupant l'AFC, le M23 et le groupe Twirwaneho. - En 1997, il était aux côtés de son père Laurent Désiré Kabila lors de la prise de Kinshasa par l'AFDL et aurait dirigé les opérations lors de la prise de Kisangani en mars 1997. - Avant la lutte armée, il a été formé aux techniques militaires en Tanzanie, puis envoyé par son père à l'Université de défense nationale de l'Armée populaire de libération de la Chine.
Auteur: Bernardin PATINVOH
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Commentaires (1)

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    Xeme il y a 6 jours
    Au Burkina Faso, par son avocat Me Ouedraogo, Blaise Compaoré vient de faire sa 2e demande officiel de pardon au peuple Burkinabé et à la famille de Sankara.
    Ma lecture depuis le Sénégal.
    La chute de la France Afrique, ils continueront de la nier, et même de nier son existence, ils la feront nier à leurs médias, mais ils en font bonne lecture et cherchent des issues de secours pour fuir, pour trouver comment revivre au milieu de peuples qu'ils ont tant fait souffrir. La finalité de tous les présidents africains, de tous les noirs, qui ont sacrifié leur vie, leurs peuples et leurs pays pour les intérêts de la France, c'est la souffrance et le regret sur cette terre avant l'au delà. Il n'existe encore aucune exception à cette règle. Et la chute de la France Afrique, c'est bientôt la chute de Ouattara. Si Ouattara tombe, qui protégera Compaoré en Côte d'Ivoire ? Mieux vaut donc trouver une solution au Burkina.
    Cependant, Compaoré aura beau demander le pardon, je suis pour la sacralité des procès avant pardon. Refuser le procès de cette élite africaine au service de la France, c'est refuser à nos peuples le réveil. Il faut faire comprendre a nos peuples ce que ces gens ont été capables de faire à l'Afrique, faire comprendre à nos peuples comment la France les a recrutés, comment elles les a retournées contre leurs pays. Ce réveil de nos peuples est fondamentale pour rendre difficile les prochains recrutements de la France. A défaut, c'est toujours la même méthode que la France continuera. L'Afrique aura beau se mobiliser pour installer un patriote à la tête d'un pays, la France réussira toujours à en faire un Diomaye, tant que le modus operandi n'est pas expliqué à nos sociétés.

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