[Billet d'humour] Budget otage : entre bras de fer parlementaire et urgence économique
À force de prendre la politique pour un ring, on finit par confondre coups d’éclat et coups de frein. Après plusieurs revers devant le Conseil constitutionnel, Pastef ouvre un nouveau front contre l’Exécutif : le budget. Ousmane Sonko menace d’en bloquer le vote si les amendements de son camp, pourtant légitimes dans leur exigence de transparence, ne passent pas. La majorité parlementaire sort les muscles. Mais la Constitution, elle, confère au président de la République d’importantes prérogatives, notamment dans l’exécution du budget.
Le rapport de force est donc moins simple qu’un décompte de députés. Et le bras de fer pourrait vite tourner au bras cassé… pour l’économie nationale. Car défendre ses amendements est un droit ; risquer de bloquer la machine est une autre affaire. Quand le pays tousse, chaque journée d’immobilisme ressemble à une facture supplémentaire envoyée aux Sénégalais.
Le peuple avait sanctionné un système, avec l’espoir d’en voir un autre produire des résultats. Il ne s’est pas abonné aux querelles institutionnelles, encore moins à une série politique dont le budget serait le prochain otage.
La politique sénégalaise est magnifique : hier, on promettait de changer le système ; aujourd’hui, on se dispute la clé du coffre. Mais gouverner, ce n’est pas seulement savoir qui tient la clé. C’est prouver que la porte s’ouvre sur quelque chose.
Au prochain bilan, les Sénégalais ne compteront ni les menaces ni les amendements. Ils compteront les résultats. Et la calculette populaire, elle, n’a pas de majorité mécanique.
Commentaires (31)
Diomaye, l’une des quatre alternatives proposées par le PASTEF, a été, en quelque sorte, parachuté en tant que solution de remplacement d’urgence. Il s’agissait d’un choix stratégique visant à déjouer les pièges tendus par le président Macky Sall, qui cherchait à bloquer tout candidat du PASTEF après l’inéligibilité d’Ousmane Sonko, permettant ainsi au parti, tout comme à Sonko lui-même, de rester dans la course par procuration. C’est pourquoi le peuple sénégalais a voté pour le candidat qu’on lui a demandé de soutenir.
Malheureusement, après avoir accepté de jouer le jeu, Diomaye a opéré, une fois l’objectif atteint, un revirement total. Il s’est approprié la victoire, ainsi que les espoirs suscités par son élection, des espoirs liés à une vision pour l’avenir du peuple sénégalais. Il s’agissait précisément des espoirs pour lesquels l’équipe qu’il a accepté de représenter avait travaillé sans relâche, le tirant de l’anonymat politique pour lancer sa campagne et assurer la victoire.
Malheureusement pour lui, il a écarté Sonko pour s’accaparer les éventuels succès de ces Jeux. Mais la jeunesse, déçue et découragée, a repris le chemin de l’Espagne en empruntant la voie maritime. Ce Sérère est une véritable déception.Ce idiot de kaw kaw serére veut trahir imposer sa propre vision en ayant zéro député cela n’existe nulle part dans le monde.
C'est parce qu'il y a une double erreur intellectuelle que font les intellectuels ou politiques africains qui se l'iguane avec l'Occident, quelle que soit la raison pour laquelle ils le font. Généralement, c'est pour le pouvoir et/ou la fortune.
La première erreur est de penser qu'ils vont y gagner. Ils n'y gagnent jamais. L'Occident les entoure juste d'une illusion de pouvoir ou fortune, c'est juste le nécessaire pour apparaître comme fondamental aux yeux des peuples africains qu'ils doivent contrôler pour l'Occident. Donc, il n'y gagne rien, on les habille juste pour la mission dont ils sont chargés par l'Occident.
La deuxième erreur est qu'ils trahissent leurs pays pour un Occident qui n'est plus ce qu'ils pensent, si jamais il l'a été. L'Occident a une bonne communication influente. Cette communication leur fait prêter à l'Occident un pouvoir qu'il n'a pas ou n'a plus. Et c'est quand ils ont fini de servir l'Occident, de lui sacrifier leurs pays et leurs personnes, qu'ils découvrent que l'Occident n'a rien fait pour eux, qu'il ne peut rien faire pour eux.
Et cette technique de toujours ainsi utiliser l'élite africaine est cachée à ces africains. Ainsi, ils continuent de tomber dans le piège.
Le dernier à tomber dans ce piège est Diomaye. Et le cycle recommence. L'Occident (ici la France) profite toujours de l'euphorie de la prise de pouvoir pour faire signer aux politiques africains le premier acte piège irréversible. Un acte que tu signes pour constater que tu as mal fait, et que toute tentative de réparation aggrave le mal. La finalité sera toujours la dictature. Parce que tu te retrouves dans la situation de devoir sauver ta vie. Et l'enchaînement qui a abouti à ça est parti de tes premières signatures.
Dès que Macky Sall a signé pour Petro-Tim et pour Arcelor Mittal, l'enchaînement était lancé et la fin ne pouvait être que 80 morts.
Pour Diomaye, dès qu'ils lui ont fait signé sa séparation avec Sonko, parce que c'est lui qui détient les décrets, étant la première institution, le piège était fermé et l'enchaînement lancé. La fin sera une dictature obligatoire, comme avec Macky Sall.
Diomaye djeredjeff 🙏
Seuls les tartuffes feront semblant de rien comprendre à la règle démocratique en politique pour préférer la manipulation diffamatoire
Dégagé ses minables de merde de ce pays.
Cette accumulation de crise se payera le prochain président va essayer de réparer leur conneris avant de s'occuper du peuple.
CHACUN A SON FAIT GÉNÉRATEUR, SA PROCÉDURE ET SES EFFETS.
Les trois régimes de l'article 86 concernent :
1- Les alinéas 1 et 2 qui régissent la question de confiance;
2- Les alinéas 3 à 5 qui régissent la motion de censure de droit commun;
3 - L'alinéa 6 qui institue une motion de censure spécifique, provoquée par l'engagement de responsabilité du Gouvernement sur un texte.
L'ALINÉA 6 FORME AINSI UN RÉGIME AUTONOME. IL N'EMPRUNTE AU DROIT COMMUN QUE LES CONDITIONS DE VOTE DE L'ALINÉA 5, ET RIEN D'AUTRE.
- Un fait générateur distinct
La motion de droit commun est une arme d'attaque des députés. La motion de l'alinéa 6 répond à une initiative gouvernementale. Un acte d'attaque et un acte de défense ne peuvent relever du même régime. La formule « Dans ce cas » signale un régime dérogatoire, cantonné à l'engagement de responsabilité sur un projet de loi de finances.
- Un délai propre
Le délai maximal de dépôt de 24 heures remplace la logique du délai minimal de deux jours francs avant le vote.
- Un effet propre
Le sort du texte est lié à celui du Gouvernement, ce qu'aucun autre régime ne prévoit.
La motion de censure est, ici, un moyen d'action réciproque (le Gouvernement impose son texte, l'Assemblée peut provoquer sa démission).
En définitive, l'alinéa 6 qui regit la motion de censure spécifique ne limite pas le nombre de dépôt d'une motion de censure au cours de la même session. Il le conditionne à la mise en jeu de la responsabilité gouvernementale, après délibération en Conseil des ministres, sur initiative du Premier ministre, sur le vote d'un projet de loi de finances.
Mouhamadou Ngouda MBOUP,Enseignant-chercheur FSJP/UCAD
Vous oubliez la grève générale qui a immobilisée le pays Mais vous mettez tout sur le dos de Sonko.Vous faites les mêmes erreurs que macky.Acharnement sur Sonko alors que le peuple sait d'où vient sa souffrance.
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