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Fatoumata Bernadette Sonko : « L’univers politique sénégalais est régi par la règle du boys club »

Auteur: Adama Ndiaye

Fatoumata Bernadette Sonko : « L’univers politique sénégalais est régi par la règle du boys club »

Fatoumata Bernadette Sonko : « L’univers politique sénégalais est régi par la règle du boys club »

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Enseignante-chercheure au Centre d'études des sciences et techniques de l'information (CESTI/UCAD), auteure de l'ouvrage majeur Femmes sous silence au Sénégal. Une fabrique du patriarcat et co-initiatrice de la plateforme d'informations Mousso.sn, Fatoumata Bernadette Sonko livre une analyse sans concession sur la place des femmes dans l'espace public et politique sénégalais. Interrogée à la suite de la formation du gouvernement de transition dirigé par le Premier ministre Ahmadou Al Aminou Lo — qui ne compte que 4 femmes sur 30 membres —, elle décrypte les ressorts profonds des récentes polémiques ayant ciblé l'apparence physique de la ministre de la Jeunesse et des Sports, Djirèye Clotilde Coly. Entre double standard sexiste, biais de compétence, limites de la loi sur la parité et persistance des codes du « boys club » au sommet de l'État, l'universitaire appelle à déconstruire les normes morales et patriarcales qui enferment encore la gent féminine dans des carcans prédéfinis.

Les critiques envers la ministre de la Jeunesse et des Sports ont rapidement quitté le terrain des compétences pour cibler son apparence physique, ses choix capillaires ou sa manière de s'habiller. Qu’est-ce que cette focalisation sur son corps et son style dit de l’état actuel de notre société ?

L’univers politique est régi par la règle du boys club. Qui dit boys club pense à un monde d’hommes, fait par les hommes, pour les hommes, donc d’exclusion des femmes. Au-delà de la violence du narratif et de la représentation, cette polémique souhaite soulever une question plus large : la transformation des relations entre femmes et hommes. Un changement difficilement vécu par certains qui voient la visibilité féminine en politique comme une transgression du château fort patriarcal, surtout quand elle n’est pas cantonnée dans un rôle de subordonnée, ce qui exacerbe les stéréotypes sexistes.

En politique, les femmes sont souvent réduites aux clichés de la féminité qui renvoient à leur corps. Un corps soumis à un contrôle social très strict, et encore plus dans les espaces de visibilité. L’absence de conformité aux attendus traditionnels de la féminité déchaîne donc les passions. S’ensuivent des commentaires sans fondement qui relèguent leur compétence au second plan, à l’image de leur place dans la société.

Victimes d’un double standard, elles sont scrutées à la loupe et jugées sur leur apparence physique : leur façon de parler, de s’habiller, de se coiffer, etc. Une forme de violence amplifiée par les réseaux sociaux qui en décourage plus d’une. Cette stratégie a pour finalité de délégitimer celles qui s’engagent en politique pour mieux établir les rapports de pouvoir.

"L’exemple de la ministre Djirèye Clotilde Coly illustre parfaitement l’objectivation du corps des femmes dans l’espace public"

Au Sénégal, certains choix de vie ou d'esthétique chez les femmes – comme se raser la tête ou même fumer – restent lourdement associés dans l'imaginaire populaire à une forme de marginalité, d'insoumission ou de déviance morale. Au-delà du débat politique, la ministre Djirèye Clotilde Coly ne fait-elle pas les frais de ce procès en "respectabilité" ? Comment déconstruire ces préjugés ancrés dans la société ?

Le « corps des femmes » demeure une hantise pour le régime patriarcal. Ce corps autre doit être soumis et contrôlé socialement, politiquement et religieusement, de la naissance à la ménopause. Et les femmes qui n’ont aucun droit sur leur propre corps subissent cette dépossession à force d’injonctions morales. L’exemple de la ministre Djirèye Clotilde Coly illustre parfaitement l’objectivation du corps des femmes dans l’espace public. Tout un travail d’éducation s’impose pour s’interroger sur les instances de légitimation du savoir qui enferment les femmes dans des carcans prédéfinis. Le temps est venu de s’affranchir de cette forme de « respectabilité » et de redéfinir ces normes ossifiées. Car ce n’est pas avec des mots pesés au trébuchet que les femmes se feront respecter.

 On constate qu’un grand nombre de critiques acerbes ou de jugements de valeur proviennent également de profils féminins sur les réseaux sociaux. Comment expliquez-vous cette participation active des femmes au dénigrement d’autres femmes parvenues au pouvoir ?

Les femmes intègrent par la socialisation des stéréotypes sexistes profondément enracinés dans notre société et les perpétuent. Des codes comme la coiffure, dans laquelle se reconnaît la plupart des Sénégalaises, semblent être travestis par le choix de la ministre des Sports qui montre qu’une autre forme de féminité est possible. L’image décomplexée qu’elle reflète dérange forcément. Sinon, rien ne peut justifier de telles attaques virulentes qui s’inscrivent dans la continuité de l’idéologie patriarcale, si ce n’est l’insécurité « culturelle » dans laquelle elle plonge des femmes.

La dynamique d’inclusion des femmes dans le champ politique a toujours été périphérique. Elle promeut des valeurs encore bâties sur des bases traditionnelles qui ne consacrent que des postures acceptables publiquement selon les normes établies. Ce lynchage virtuel, encouragé par l’effet de groupe, n’est pas étonnant. Des femmes visibles subissent constamment le harcèlement et l’intimidation pour être sorties du cadre. D’où l’intérêt de voir certaines porter elles-mêmes leur voix dans l’espace public. D’ailleurs, c’est dans cette perspective qu’on a lancé la plateforme d’informations Mousso.sn pour sortir ces voix de l’ombre.

 Face à la sanction d'un étudiant du CESTI pour des propos jugés dénigrants envers la ministre, le débat s'est cristallisé entre la défense de la liberté d'expression et la protection de la dignité humaine. Où doit se situer, selon vous, la frontière entre la critique politique légitime et la parole sexiste dans une démocratie ?

La défense de la liberté d'expression et la protection de la dignité humaine vont de pair. Je crois que la liberté d’expression ne doit pas servir de paravent pour s’attaquer aux personnes sous quelque forme que ce soit. On est arrivé à une période où vie privée et vie publique s’entremêlent sur les réseaux sociaux. Une confusion qui bouscule les fondements éthiques auxquels on est soumis. Ce qui peut poser problème, sans oublier que les normes éthiques sont diachroniques.

 Avec seulement 4 femmes sur 30 membres au sein du gouvernement formé par le Premier ministre Ahmadou Al Aminou Lo, plusieurs leaders féministes parlent d'un recul « inadmissible ». Partagez-vous ce constat de régression, ou s'agit-il d'une étape symptomatique d'une transition politique qui peine à se conjuguer au féminin ?

Ce n’est pas inédit dans notre histoire politique. La minorisation des femmes est systémique. Elles ont toujours été en position très minoritaire dans tous les gouvernements et occupaient souvent des portefeuilles mineurs, à l’exception des deux premières ministres. Une telle configuration ne doit pas étonner dans une société travaillée par la misogynie et la déshumanisation de la gent féminine. De plus, un entre-soi masculin désinhibé au sommet de l’État prend des décisions qui continuent à reléguer près de la moitié de la population au second plan. L’époque est ainsi.

"Le genre de la politique a toujours été masculin et exclusif dans notre pays. Et, au regard des résultats de la gestion des affaires publiques depuis 1960, je doute honnêtement de la compétence même des hommes"

Pour défendre cette faible représentativité, certains invoquent la primauté exclusive de la « compétence » sur le genre. Que répondez-vous à cette objection ?

C’est un faux débat. Sur quelle base détermine-t-on les critères de compétence ? Qui les détermine ? Et pour quelle finalité ? À partir des réponses, on peut déjà constater que le genre de la politique a toujours été masculin et exclusif dans notre pays. Et, au regard des résultats de la gestion des affaires publiques depuis 1960, je doute honnêtement de la compétence même des hommes. Qui peut me montrer des données prouvant la prégnance de la compétence des hommes sur les femmes ?

Plusieurs biais nourrissent la vie et la représentativité politiques des femmes. Des efforts ont certes été faits avec la loi sur la parité en 2010, mais défaire les rouages construits par l’histoire patriarcale au fil des années sera plus long.

Le problème ne réside-t-il pas dans le profil même des femmes qui s'engagent ? L’image de certaines députées à l’Assemblée nationale, souvent associée à des joutes verbales très polarisées, interroge. Ce climat de confrontation ultra-polémique ne finit-il pas par disqualifier la parole politique féminine et décourager les profils plus axés sur l’expertise et la technocratie ?

Le problème réside dans le fait de ne retenir que les agissements de certaines femmes députées en occultant tout le travail qu’elles abattent dans un environnement basé sur le rapport de force, la confrontation et la polarisation. Celles qui s’approprient les armes de ce milieu sont automatiquement stigmatisées parce que le rôle qui leur est assigné dans l’espace politique est construit sur une subalternisation mettant moins l’accent sur leur compétence. On oublie souvent que ces parlementaires sont élues sur la base du programme d’un parti politique et non sur des préoccupations de femmes. Ce n’est donc pas une image qui bouleverse mais qui, surtout, renforce les stéréotypes.

"La loi sur la parité ne mène pas loin et demeure essentiellement quantitative"

 L’ancienne ministre Ndioro Ndiaye a suggéré que les femmes ne devraient pas se focaliser uniquement sur les postes ministériels, mais investir d'autres espaces de pouvoir comme les directions d'agences ou les cabinets. Est-ce une stratégie de pragmatisme efficace ou une concession qui invisibilise les femmes au sommet de l'État ?

Vous savez, le titre de ministre est considéré comme une consécration. Un poste qui vous donne une certaine visibilité, donc plus attractif. L’idée d’élargir les lieux de pouvoir aux femmes est intéressante. Cela permettra de reconfigurer les cercles du pouvoir et les instances de décision. Mais elle demeure insuffisante. Qui nomme ? Majoritairement des hommes, qui se cooptent et se protègent. D’où l’intérêt de porter davantage d’attention aux procédures de nomination qui doivent être érigées sur des critères équitables et dépouillés de toutes traces partisanes ou sexistes. Et c’est possible avec de la volonté politique, mais la racine du mal est encore trop profonde.

 Face à la persistance de ces résistances culturelles et politiques, la loi sur la parité au Sénégal semble montrer ses limites dès qu'il s'agit de l'exécutif non électif. Faut-il repenser nos mécanismes juridiques de contrainte ?

C’est un exemple qui peut parfois illustrer l’inadéquation temporelle entre certaines législations et le vécu des populations. Dans leur discours, les hommes politiques font de l’égalité entre femmes et hommes une valeur fondamentale. Mais en réalité, c’est un milieu très hostile aux femmes, pénalisées par le fonctionnement même de la politique. Donc, la loi sur la parité est importante, mais elle ne mène pas loin et demeure essentiellement quantitative. Les comportements et les mentalités ont peu changé en ce qui concerne la place et le rôle de la gent féminine, et le traitement médiatique sexiste alimente leur procès en incompétence.

Entretien réalisé par Adama Ndiaye

Auteur: Adama Ndiaye
Publié le:

Commentaires (34)

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    Xeme ⭐ Top commentaire il y a 4 mois
    Le défaut des enragés envers Sonko c'est la précipitation pour penser lui faire mal ou lui faire du tord. Pour preuve, depuis que la révision constitutionnelle a été votée hier, mille intervenants se sont empressés d'être chacun le premier à dire ou écrire qu'il n'a pas le droit de le faire. La dernière polémique lancée par Abdou Nguer dans l'APR soulève un coin du rideau sur ces coulisses où desbtr1nsferts Wave font parler ou écrire. Malgré elle, l'APR se retrouve les fesses dehors. Tous ceux qui se sont empressés de tirer sur Sonko ont fait la même erreur de démarrage. Chacun est allé chercher l'article de loi qu'il pense le plus manipulable pour produire tout un texte contre Sonko dessus. Ils ont tous oublié les vérifications sur cela même qu'ils attaquent. Ils ont oublié qu'il s'agit d'un avant projet du président, qui est passé par le Conseil Constitutionnel qui l'a annonté, qui est revenu chez le président, qui l'a repris avec les avis du CC, qui l'a envoyé pour vote à l'assemblée, qui l'a formulé et renvoyé au président, qui l'a amendé et renvoyé à l'assemblée, qui a rejeté les amendements du président et voté. Le simple fait de se rappeler de ce circuit du projet voté aurait empêché à 99% d'entre eux de dire ce qu'ils ont dit ou écrire ce qu'ils ont écrit. Parce que le texte voté était passé par le CC. Il y a modifié ce qu'il avait vu comme inconstitutionnel. On ne peut donc avoir raison devant ce même conseil pour un recours qui dirait que ce qui est voté s'oppose à la constitution, ou que le président ne doit pas le faire, ou que l'assemblée ne devait pas le voter. Parce que ce serait demander au conseil d'invalider ce qu'il avait validé. Alors, quel est le sens de tout ce branlebas de l'opposition et des dits experts. La seule raison est que Diomaye n'a pas obtenu de l'assemblée ce qu'il voulait inscrire dans la constitution. Et c'est quoi ? Ne rien changer. Ne faire passer aucun programme de Pastef que le peuple a voté. Diomaye est devenu celui qui doit empêcher à Pastef de faire quoi que ce soit de ce pourquoi le peuple a voté une majorité pour lui. Et c'est la seule raison pour laquelle tout le Macky est devenu pro Diomaye. Parce que Diomaye est transformé en un anti Pastef. Il doit empêcher à la victoire de Pastef de valoir quelque chose. Dans l'esprit des textes c'est le programme de Diomaye, son option, qui est anti constitutionnel.
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    Lo il y a 4 mois
    Association des juristes sénégalaises : Sur RFI, elles reproduisent les clichés que les occidentaux ont: Les femmes africaines sont toutes malheureuses, victimes de mariages forcés etc. Elles aiment dévaloriser leur société et semblent presque malheureuses quand il n’y a pas de problème. C’est le gagne pain des organisations dites de la société civile : taper sur sa propre société pour obtenir des financements.
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    Hé! il y a 4 mois
    Où sont passés les 37 milliards de francs CFA de l'ASER ?
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    Sam il y a 4 mois
    Je suis pour la participation des femmes dans l'action publique et au dela, mais je suis contre la parite. Il faut choisir es meilleurs profils qu'ils soient hommes ou femmes. Aux USA il y'a 26 senatrices sur les 100 sieges, 14 gouverneures pour 50 Etats.
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    Real il y a 4 mois
    Mme il faut pas insulter les boys parle des bb ces gens c des bb
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    Karim-USA il y a 4 mois
    Nous, on préfère les femmes du bois qui ont risqué leurs vies pour que les jeunes Sénégalaises et Sénégalais vivent mieux. On préfère aussi les femmes de Nder de PASTEF qui toujours risqué leurs vies dans l'espoir de contribuer à bâtir un meilleur Sénégal pour tous. Madame, on ne vous entendait pas quand l’ex dictateur assassinait les Sénégalais jusqu'à plus de 87 morts et on ne vojs entendait pas quand nos jeunes mouraient par milliers dans l'océan et le désert par émigration clandestine du désespoir. La femme que tu défends aussi est une opportuniste qu’on ne voyait quand le peuple se battait. Et puis, nul n’est vraiment moche ou belle. C’est uniquement le comportement et la personnalité d’une personne qui l’a rend belle ou moche aux yeux des autres. Le peuple a le droit de voir un monstre quand il regarde des profitards qui aident les faibles à trahir tout un peuple.
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    Flou il y a 4 mois
    @Karim-USA  Toi a chaque fois que tu sors c est pour nous raconter des conneries des gens comme toi s il y a vraiment au pastef le senegal a un réel problème
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    Jud il y a 4 mois
    Pastef vrai calamité leu
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    Anonyme il y a 4 mois
    Non aux commentaires misogynes courants et coutumiers concernant la place à nos côtés dans la société de nos filles, sœurs, nièces, mamans et épouses. C’est là que l’on peut percevoir la relativité de nos lois et de notre constitution qui prônent l’égalité des sexes. Les tâches ménagères sont encore quasiment exécutées par des femmes. Elles subissent des mariages précoces et la polygamie, elles subissent des inégalités d’accès à la terre, nos traditions patriarcales, des normes sociales et coutumières et religieuses fortes et vivaces persistent, elles subissent violences et discriminations et cetera et cetera…Et malgré tout, elles sont résilientes et omniprésentes dans l’agriculture (où elles ont des difficultés d’accéder a la terre) et dans l’informel (où elles des difficultés d’accéder au crédit). Quand une femme se plaint par et reconnaissons la pertinence de vos propos par plume ou parole, elle mérite de notre part collective écoute attentive, compassion et nécessité de nous amender. Oui Madame, nous vous avons entendu avec compassion, respect et souci globalement de nous amender très sincèrement.
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    Délinquant il y a 4 mois
    Arrêter de pleurnicher tomber enceinte peut vous faire perdre beaucoup de temps , il ne faut surtout pas rivaliser avec les hommes. On est tous différents autant qu'hommes que femmes. Les passionnés sortes toujours du lot, combien de femmes entreprennent sur le marché international ? De plus la gent féminine n'opère pas dans certains secteurs qu'elle trouvent pénibles pour elles et que surtout certains secteurs d'activité ne permettent pas de longs congé de maternité car l'économie dirige le marché. Taisez-vous et travailler. Bisou.❤️
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    Sikoulambay il y a 4 mois
    Les femmes politiciennes sont generalement des woyof seur. Dans ce pays il n’est pas permi de tout dire sinon depuis temps niom Lobatt Fall, Diop les maires, Abdoulaye Wade et sa liste rose. On sait qui monte qui
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    Jud il y a 4 mois
    Astafourlah
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    Birame Falk il y a 4 mois
    L’analyse est rigoureuse, elle se fonde sur des faits indéniables. La vérité est que nous avons des valeurs culturelles qui sont en réalité des tares quand on les regarde avec les lunettes de l’évolution sociale, par contre celles de l’involution sociale orientent le regard sur le rétroviseur. L’évolution sociale est un concept qui signifie en sociologie un changement social porteur de progrès, tandis que l’involution sociale est une déchéance sociale. Pour bien comprendre la pensée de la professeure Fatoumata Bernadette SONKO, il faut convoquer par exemple les mutilations génitales féminines, ces pratiques sociales misogynes d'un autre âge qui renseignent sur les racines du mal. Dans de nombreuses sociétés humaines comme la nôtre, le mâle a trop longtemps infligé à la femelle des souffrances légitimées par une idéologie de la domination et de la soumission. C'est pourquoi interroger ces rapports de dominations est un crime de lèse majesté qui blesse l’orgueil masculin. Un mal intériosé dans la durée devient normal comme l’esclavage était devenu normal quand les négriers l’avait imposé pendant 4 à 5 générations en l’espace de 200 ans. Il a fallu que des résistants nés dans cet ordre esclavagiste, convoquent la raison en interrogeant les rapports de domination et son idéologie porteuse pour se soustraire d’une façon de penser qui les ferrait dans la soumission, ce fut le début de leur émancipation, pour que les femmes sénégalaises d'aujourdui sortent de l’ombre vers la lumière, cet exercice n’est pas des moindres. Que l’on se comprenne bien, loin de nous une égalité homme-femme au sens algébrique ou physique mais, au plan de la dignité humaine.
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    ohhhhh compléxés xessal il y a 4 mois
    un pays où la majorité des femmes est blanche voire meme de couleur orangée, lla majorité des hommes sont plus noirs que le charbon , les enfants sont noirs. Cherchez l'erreur. La dépigmentation est passée par là ou alors il faudra que les géénéticiens nous expliquent ce qui se passe. Les femmes décapées sont épousées par des hommes noirs. Association de compléxes. ... qui aiment critiquer les binationaux
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    Thieuye li il y a 4 mois
    @ Jud , wakh ko thia kov waay!
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    Moussa il y a 4 mois
    Lou yomb rek
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    Senegalais il y a 4 mois
    Il y a beaucoup de domaines où les femmes sont moins représentatives : comme dans le BPT,l' agriculture,les corps habillés,la boulangerie etc etc.Mais comme ces métiers demandent beaucoup d efforts ,là,elles ne réclament rien,pas d egalité quand c est une labeur. Les Féministes sont comme des parasites : vivre sur le dos des hommes,ne songer qu a des Droits,mais jamais a leurs Devoirs,ça ne cherche que des Acquis......a un moment ,faut arrêter.

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