Californie : Une thérapeute de 26 ans accusée d'avoir manipulé et violé un patient mineur
Une ancienne professionnelle de santé mentale fait face à de lourdes poursuites judiciaires en Californie. Sofia Drotts, 26 ans, est accusée d'avoir manipulé et violé un adolescent dont elle avait la charge au sein d'un centre de détention pour mineurs, ont révélé les autorités locales et le New York Post.
Selon les pièces de la procédure et les informations rapportées par le New York Post, la mise en cause exerçait comme clinicienne en santé comportementale au centre pour mineurs John A. Davis, situé à Martinez, dans la région de la baie de San Francisco. C'est dans ce cadre qu'elle s'est vue attribuer le suivi psychologique de la jeune victime, alors âgée de 14 ans.
L'avocat de la famille, Me John Burris, soutient que Sofia Drotts a profité de sa position d'autorité durant les deux années de détention de l'adolescent pour établir une relation inappropriée et procéder à un conditionnement systématique (« grooming ») à des fins d'abus sexuels.
À sa sortie de l'établissement, le jeune homme, alors âgé de 17 ans, a continué de consulter la thérapeute via le service de santé du comté de Contra Costa. Selon le parquet, la praticienne aurait violé le mineur à plusieurs reprises entre le 1er avril et le 14 juillet 2026.
L'affaire a basculé le 14 juillet dernier lorsque la police de Concord a arrêté la suspecte à la suite d'un signalement émis par un responsable du service de la liberté surveillée. Sofia Drotts a depuis été libérée sous caution en attendant la fixation de son audience d'imputation des charges devant la Cour supérieure du comté.
Le parquet a retenu une série de chefs d'accusation particulièrement graves contre l'accusée, incluant les rapports sexuels illégaux avec un mineur, la pénétration sexuelle au moyen d'un objet étranger, la copulation buccale sur mineur, l'envoi de contenus préjudiciables ainsi que la possession de pédopornographie.
En parallèle du volet pénal, la famille du jeune homme a engagé des poursuites civiles contre le comté, dénonçant des failles de supervision dramatiques qui ont permis à la thérapeute d'agir en toute impunité.
« Nous avions confié le rétablissement de notre fils à cette professionnelle et cette confiance a été brisée », a confié la mère de la victime dans des propos cités par le New York Post, appelant d'éventuelles autres victimes à sortir du silence.
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