Condamné pour avoir percuté un véhicule de police, il s’enfuit du tribunal pour éviter la prison
Un homme qui comparaissait libre pour un refus d’obtempérer aggravé dans lequel deux policiers avaient été blessés la semaine dernière à Lyon, a quitté le tribunal juste avant le prononcé de la peine de 3 ans et 10 mois d’emprisonnement ferme dont il a écopé.
Présent à son procès, il s’est éclipsé juste avant le délibéré. Un mandat de recherche a été délivré par le parquet de Lyon à l’encontre d’un homme condamné ce lundi à 3 ans et 10 mois de prison pour un refus d’obtempérer aggravé. Mais le prévenu, qui comparaissait libre à l’audience, a pu quitter le tribunal en profitant de l’interruption avant le prononcé de la peine.
«S’il avait été placé en détention par le juge des libertés et de la détention, il aurait été incarcéré», fulmine Alain Barberis, secrétaire départemental du syndicat Alliance police nationale. Le mis en cause avait été laissé libre dans l’attente de son jugement à l’issue de son défèrement en fin de semaine dernière. Cette décision avait suscité l’ire du syndicat. «Il s’agit pourtant de quelqu’un de connu, en récidive légale, qui a voulu tuer nos policiers», s’agace Alain Barberis auprès du Figaro.
Cagoulé et alcoolisé au volant
Alcoolisé au volant de la Clio volée qu’il conduisait sans permis, l’homme avait percuté un véhicule banalisé de la brigade anticriminalité dans le quartier de Gerland la semaine dernière. Circulant avec gyrophare et sirène hurlante, le véhicule arrivait en renfort d’un équipage de police secours qui tentait de procéder au contrôle du chauffard sur l’avenue Tony Garnier peu avant deux heures du matin jeudi. Les deux policiers à bord ont dû être hospitalisés pour des douleurs au dos et aux cervicales.
Le chauffard avait finalement pu être interpellé. Il était cagoulé et ganté, ainsi que ses passagers, assure Alliance. Ces derniers se sont d’ailleurs rebellés lors de leur arrestation. Pour l’ensemble de ces faits, le conducteur a été condamné à 3 ans et 4 mois de prison ferme. La révocation de six mois de sursis d’une précédente condamnation porte la peine à 3 ans et 10 mois, précise le parquet. Une sanction qu’il purgera peut-être... une fois interpellé.
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