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Fissure au sommet du pouvoir : Pourquoi les prochaines élections seront « celles de la clarification », selon Maurice Soudieck Dione

Auteur: seneweb News

Fissure au sommet du pouvoir : Pourquoi les prochaines élections seront « celles de la clarification », selon Maurice Soudieck Dione

Fissure au sommet du pouvoir : Pourquoi les prochaines élections seront « celles de la clarification », selon Maurice Soudieck Dione

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La rivalité politique entre le président Bassirou Diomaye Faye et la majorité parlementaire emmenée par Ousmane Sonko franchit un nouveau palier. Selon des analyses partagées par la RTS, ces tensions grandissantes transforment les prochaines échéances électorales en un véritable test de représentativité et de rapport de force au sommet de l'État.

​S'exprimant sur la situation politique du pays, le professeur agrégé de science politique Maurice Soudieck Dione insiste sur la nécessité d'assainir le paysage institutionnel. ​« Il y a une fissure entre la majorité présidentielle et la majorité parlementaire », observe l'enseignant-chercheur sur les ondes de la RTS, soulignant que ce décalage handicape directement la stabilité du pouvoir executif.

​Pour l'analyste, si le blocage persiste, la parole devra obligatoirement revenir au peuple sénégalais : « Si le président de la République ne peut plus s’adosser à la majorité qui est en place, il ne peut pas gouverner. Quelque part, ce conflit entre l’exécutif et le législatif doit être tranché par le corps électoral », avance-t-il.

​Alors que l'éventualité d'organiser simultanément les élections législatives anticipées et les élections territoriales fait débat, Maurice Soudieck Dione émet de fortes réserves. ​« Les élections locales sont des élections particulières. Ce ne sont pas des élections nationales », rappelle le politologue dans ses déclarations rapportées par la RTS.

​Selon lui, superposer ces deux scrutins risquerait non seulement de complexifier le choix des citoyens face à des enjeux territoriaux et nationaux distincts, mais poserait également un immense défi logistique et financier dans un calendrier institutionnel très serré.

​Sur le plan constitutionnel, le chercheur rappelle la procédure qui encadre une éventuelle dissolution de la Chambre basse. Le chef de l'État ne pourra légalement actionner ce levier qu'à compter du 3 décembre, marquant les deux ans d'exercice de la présente législature.

​Mais au-delà du calendrier, c'est le spectre d'un blocage généralisé qui inquiète les observateurs. Évoquant les projets de loi en discussion et les menaces de motions de censure agitées par Ousmane Sonko, Maurice Soudieck Dione prévient :​« Si l’on veut réformer certains dossiers majeurs sans l’aval du président de la République, naturellement, on va vers un conflit entre l’exécutif et le législatif ».

​L'affrontement juridique et politique entre les deux institutions risque ainsi de basculer : « Tout cela peut entraîner des tensions et conduire à une crise institutionnelle au sommet de l’État », alerte le politologue sur le média public.

⚡ Résumé express généré par IA, vérifié par la rédaction
- Le professeur Maurice Soudieck Dione observe une "fissure" entre la majorité présidentielle et la majorité parlementaire, handicapant la stabilité de l'exécutif. - Il estime que ce conflit entre l'exécutif et le législatif doit être tranché par le corps électoral lors des prochaines élections. - Il déconseille de superposer élections législatives anticipées et territoriales, citant des enjeux distincts et un défi logistique et financier.
Auteur: seneweb News
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Commentaires (4)

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    Banalités il y a 3 mois
    Ah les gens de science politique! Ils disent des choses qui non seulement sont évidentes mais ils expriment des opinions purement personnelles et n’ayant aucun caractère scientifique.
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    Quantbusiness il y a 3 mois
    C'est une pertinente analyse de la situation politique au Senegal. La crise institutionnelle s'est installee au Senegal avec un parlement et un executif qui jouent au ping pong avec comme arbitre le judiciaire en l'ocurrence le Conseil Constitutionnel. Il sera tres difficile de gouverner de maniere effective le Senegal sans une majorite parlementaire. C'est encore pire si ce parlement est tres hostile. Le Projet est certes le denominateur commun entre les deux rivaux mais son application importe peu par rapport aux ambitions des deux le President de la republique et celui de l'Assemble Nationale. Il faudra trouver un terrain d'entente et je medemande si c'est une possibilite avec lattitude de monsieur Sonko qui veut diriger ce pays sans etre elu au suffrage universel et ne veut pas attendre. Meme dans un scenario ou Pastef sort vainquer d'une nouvelle election legislative ce Parti sera oblige de cohabiter avec le President. Nonseulement il a ete elu pour cinq ans mais la Constitution lui confere beaucoup de pouvoirs. D'ailleurs je comprends tres bien pourquoi le President de ll'Assemble nationale voulait reformer la Constitution du pays. Mon probleme est qu;il existe une urgence qui est l'economie. Or cette impasse politique va couter tres cher au pays et par ricochet aux senegalais. Le fait de s'amuser avec les institutions pour satisfaire ses pulsions ou ambitons ou desirs politiques va couter tres cher aux contribuables senegalais
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    Quantbusiness il y a 3 mois
    Ces nouvelles elections vont permettre de determiner le poids politique de l'actuel locataire de l'avenue Roume dans l'arene politique. Il faudra composer avec cette nouvelle realite post elections. Il existe un autre scenario ou aucun parti politique n'obtient une majorite absolue. Alors il faudra un gouvernement d[union nationale. Est-ce le moyen de gouverner de maniere effective le Senegal ? Il faudra que nos politiciens mettent en avant les senegalis et non leurs ambitions.

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