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Assemblée : Thierno Alassane Sall et Ousmane Sonko s'écharpent sur l'article 77 !

Auteur: Yandé DIOP

Assemblée : Thierno Alassane Sall et Ousmane Sonko s'écharpent sur l'article 77 !

Assemblée : Thierno Alassane Sall et Ousmane Sonko s'écharpent sur l'article 77 !

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​La tension est de nouveau montée d’un cran ce jeudi à l’Assemblée nationale, après l’incident ayant opposé quelques instants plus tôt le président de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko, au député Abdou Mbow. Cette fois, c’est Thierno Alassane Sall qui a interpellé le président de séance sur l’interprétation de l’article 77 du Règlement intérieur.

​Prenant la parole, Thierno Alassane Sall a demandé à pouvoir se référer à cette disposition pour justifier son intervention. Il a insisté sur la nécessité d'expliquer le contexte dans lequel il invoquait cet article : « Je voudrais me référer à l’article 77 de notre règlement intérieur », a-t-il déclaré, avant de demander à pouvoir lire la disposition et expliciter les raisons de son recours. Ousmane Sonko lui a alors demandé de se limiter à la simple lecture du texte. Le président de l’Assemblée a rappelé qu’il n’appartenait pas à un député d’interpeller un confrère et qu’il était le seul habilité à assurer la police des débats.

​Thierno Alassane Sall invoque la liberté du débat

​Thierno Alassane Sall a ensuite donné lecture des dispositions de l’article 77, relatives notamment à la liberté du débat législatif et au respect du sujet en discussion. S’appuyant sur cette disposition, il a soutenu que lorsqu’un orateur s’écarte du sujet, le président peut le rappeler à la question, puis éventuellement faire en sorte que ses propos ne figurent pas au procès-verbal ou prononcer un rappel à l’ordre. Mais, selon son interprétation, le règlement intérieur ne permettrait pas au président de séance de couper purement et simplement la parole à un parlementaire.

​« Le président n’a pas la possibilité de lui couper la parole et de l’empêcher de parler », a-t-il soutenu. Pour Thierno Alassane Sall, le débat parlementaire doit rester libre : « Ici, c’est la démocratie », a-t-il lancé, reprochant au président de séance de vouloir dicter ce que les députés peuvent ou ne peuvent pas exprimer. Il a également fait référence aux précédentes législatures, estimant que les parlementaires ont toujours pu exprimer leurs opinions au sein de l’Hémicycle.

​Sonko : « Liberté ne veut pas dire pagaille ou indiscipline »

​Ousmane Sonko a fermement rejeté cette lecture du règlement. Le président de l’Assemblée nationale a rappelé que la liberté du débat parlementaire s’exerce dans un cadre strictement organisé : « Nous sommes dans une Assemblée où le débat est libre, mais encadré et structuré. Liberté ne veut pas dire pagaille ou indiscipline », a-t-il martelé.

​Ousmane Sonko a également dénoncé des interventions qu’il estime destinées à faire réagir les médias : « J’ai l’impression qu’il y a des députés qui viennent pour avoir leurs cinq minutes de gloire, faire le buzz devant les caméras, et cela part dans tous les sens », a-t-il déclaré. Selon lui, à ce stade de la procédure, Thierno Alassane Sall ne pouvait soulever qu’une motion préjudicielle et ne pouvait utiliser l’article 77 pour déplacer le débat vers d’autres considérations.

​Le président de l’Assemblée a finalement assumé son rôle de responsable de la police des débats : « L’interprétation faite de l'article 77 et la notion de rappel à l'ordre n'engagent que lui. En tant que président de séance, j’en fais une autre », a déclaré Ousmane Sonko, avant de trancher : « Nous continuons donc le débat. »

​Cette nouvelle passe d’armes intervient quelques minutes seulement après l’affrontement entre Ousmane Sonko et Abdou Mbow, donnant à la séance plénière consacrée au projet de loi sur la cybersécurité une forte tonalité politique.

⚡ Résumé express généré par IA, vérifié par la rédaction
- Thierno Alassane Sall a interpellé Ousmane Sonko sur l'interprétation de l'article 77 du Règlement intérieur, soutenant que le président ne peut pas couper la parole à un député. - Ousmane Sonko a répliqué que la liberté du débat est encadrée et structurée, affirmant que « liberté ne veut pas dire pagaille ou indiscipline ». - L'incident survient après un affrontement entre Sonko et Abdou Mbow, lors de la séance sur le projet de loi sur la cybersécurité.
Auteur: Yandé DIOP
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Commentaires (15)

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    SONKO 2016 ⭐ Top commentaire il y a 2 mois
    SONKO oublie vite, en 2016, que faisait SONKO a l'assemblée
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    Karim-USA il y a 2 mois
    Thierno Alassane SALL a eu 0,58% des votes aux dernières élections , contrairement à SONKO qui a eu pkis de 54%. Merci peuple sénégalais pour ton intelligence. Le combat continue !
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    zig il y a 2 mois
    @Karim-USA  malgré ses 0.58% il nous est beaucoup plus utile que ton seigneur sonko fort de ses 54%.
    THIERNO BALGNOU DAGNO DIOUM nékété ki minw rek ladone déf il est archi nul.
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    Abass il y a 2 mois
    Un president de l’assemblée nationale toujours dans le dangassanté. Comme une fillette quoi. Triste Sénégal
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    Article pourtant clair il y a 2 mois
    TAS a voulu perdre du temps en commentaires Politiciens.
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    Yaye il y a 2 mois
    Cet homme est trop petit pour être président de l'assemblée. Pape Alé est coupable d'avoir fait sortir cet homme des bureaux des impôts et domaines. Président association sakh ousmane sonko n'a pas le caractère nécessaire
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    Citoyen il y a 2 mois
    En tout cas depuis qu’il est là ,il nous montre qu’il est tout sauf démocrate,ni même soucieux de la république,il ressemble beaucoup plus à un dictateur.Il fuit tous les débats,même ses interviews il choisit ses journalistes.
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    Lami ly il y a 2 mois
    avant, le règlement devait limiter le pouvoir ; maintenant qu’il détient le pouvoir parlementaire, il tend à présenter le règlement comme un instrument qu’il est lui-même habilité à interpréter et faire appliquer.
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    Thiey il y a 2 mois
    Sonko mo nekh rek. Quand lui était opposant ses 5 minutes étaient pour le buzz c'est tout a fait normal. Il faut que tes mots impactent c'est l'essence même du rôle du député. Il veut nier ça aux opposants en oubliant qu'hier c'est lui qui était a leur place et c'est lui qui faisait feu de tout bois
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    Hé! il y a 2 mois
    #

    TAS2029
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    Hussei il y a 2 mois
    Sonko est un petit type. Il n'a pas le niveau d'un chef de quartier.
    58% de cancres et 4000 cancres imaginaires.
    C'était une erreur. Sonko n'aura même pas 20% aux prochaines élections.

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