News Feed
Vendredi 6 novembre 2026
à Dakar
Close icon
Se connecter

Crise budgétaire et PLFR 2026 : Pourquoi l'APR accuse le gouvernement d'avoir dégradé la signature du Sénégal

Auteur: SenewebNews

Crise budgétaire et PLFR 2026 : Pourquoi l'APR accuse le gouvernement d'avoir dégradé la signature du Sénégal

Crise budgétaire et PLFR 2026 : Pourquoi l'APR accuse le gouvernement d'avoir dégradé la signature du Sénégal

À travers une note élaborée par sa Cellule Analyses et Prospective, l'Alliance pour la République (APR) accuse directement le gouvernement d'avoir brisé la dynamique de croissance engagée entre 2014 et 2024 sous le Plan Sénégal Émergent (PSE). Selon l'ancien parti présidentiel, le discours tenu dès 2024 sur le prétendu maquillage des chiffres de la dette a inutilement « affecté la perception de la situation financière du pays et sa crédibilité auprès des partenaires financiers ».

​Détaillant les arbitrages du projet de loi de finances rectificative (PLFR) 2026, la formation politique souligne que le Sénégal est entré dans une zone de fortes turbulences. L'APR pointe le net ralentissement de la croissance économique — révisée de 5 % à 2,7 % —, avertissant que le pays risque de s'enfoncer dans un cercle vicieux combinant baisse des recettes publiques, contraction des investissements et affaiblissement de la productivité future.

​Moins-values fiscales, sous-performance du PRES et explosion du déficit

​Sur le plan des recettes, l'APR met en lumière une moins-value prévisionnelle de 453,3 milliards de FCFA sur les recettes fiscales, ramenées à 4 931,5 milliards dans le PLFR 2026 (soit une baisse de 8,4 %). Le document cible particulièrement l'échec du Plan de redressement économique et social (PRES) : « Les chiffres du PLFR 2026 confortent nos critiques : les recettes fiscales attendues du programme chutent de 400,1 milliards, correspondant à environ 57 %. Autrement dit, seuls environ 43 % des recettes initialement escomptées seraient mobilisés à la fin de 2026 », relève la note, rappelant les aveux du ministre des Finances portant sur seulement 162 milliards collectés à fin septembre.

​Parallèlement, la détérioration des équilibres budgétaires inquiète l'opposition. Le déficit se creuse à 1 735,2 milliards FCFA (7,6 % du PIB), tandis que le besoin de financement global grimpe à 6 961,3 milliards FCFA. Denonçant l'absence de publication du bulletin statistique de la dette 2025, l'APR craint que le ratio d'endettement ne dépasse très largement les niveaux de 2024. Cette situation est aggravée par le surcoût du service de la dette — dont les intérêts progressent de 94,6 milliards en 2026 —, la chute de 4,2 % de la valeur des obligations souveraines et la dégradation de la notation du Sénégal sur les marchés.

​Des dépenses de fonctionnement jugées injustifiées

​Au-delà des agrégats macroéconomiques, la Cellule Analyses et Prospective de l'APR dénonce un manque de cohérence dans les choix budgétaires de l'exécutif. Alors que le gouvernement sollicite des efforts de la population et opère des coupes nettes dans les crédits d'investissement, le parti note avec surprise l'augmentation des dépenses de fonctionnement en biens et services (+35,7 milliards FCFA) et l'envolée des transferts courants (+499,3 milliards FCFA).

​L'APR conclut son réquisitoire en avertissant que l'instabilité politique et les blocages parlementaires risquent d'aggraver la méfiance des créanciers internationaux, compliquant davantage le processus de restructuration de la dette nationale et menaçant directement la stabilité socio-économique du pays.

⚡ Résumé express généré par IA, vérifié par la rédaction
- L'APR accuse le gouvernement d'avoir dégradé la crédibilité financière du Sénégal en évoquant dès 2024 un prétendu maquillage des chiffres de la dette. - L'APR pointe une moins-value prévisionnelle de 453,3 milliards FCFA sur les recettes fiscales et une chute d'environ 57 % des recettes attendues du PRES. - L'APR dénonce la hausse des dépenses de fonctionnement (+35,7 milliards FCFA) et des transferts courants (+499,3 milliards FCFA) malgré les coupes dans les crédits d'investissement.
Auteur: SenewebNews
Publié le:
Mis à jour le:

Commentaires (5)

Trier par :
Seuls les membres inscrits ayant reçu des 👍 apparaissent dans ce classement. Se connecter pour y figurer
  • avatar
    Constat il y a 3 heures
    Le PR Diomaye ferait une grosse bourde en écoutant ces gens de l'ancienne opposition (APR, PDS) et ses alliés circonstanciels intéressés, déjà condamnée à être minoritaire et politiquement insignifiante (de futurs PIT, RND, AJ; etc.) qui le poussent, avec l'appui des mercenaires de la presse, à dissoudre l'AN et convoquer un nouveau scrutin.
    En effet, ces politiciens ne doivent actuellement leur pseudo-existence qu'au tintamarre entretenu par une certaine presse avec leurs chroniqueurs, revue-de-presseurs, journalistes politiciens encagoulés (tout le monde le sait, et le PR Diomaye lui-même à moins qu'il veuille mettre des œillères).
    Les suivre, ferait ressusciter des dinosaures qui vont le bouffer lui et son nouveau parti. En effet, seule une période pré-électorale ou électorale ferait bouger et changer les choses en leur faveur par la facilitation de mobilisation de leurs financiers et commanditaires qui rechignent en ce moment à sortir les gros montants des chéquiers.
    Il vaut mieux pour le PR Diomaye d'avoir un adversaire, en face, connu et bien visible, qu'il suit et peut-être manipule jusqu'en 2029, le Pastef, qu'une kyrielle de "monstres" (Pastef, PDS, APR, etc) et les journalistes. Eh bien oui, la presse! En ce moment, elle semble ménager le PR Diomaye, mais dès que leurs vrais « propriétaires » auront réussi à pousser le PR à la faute, ils le fusilleront sans état d'âme (campagne électorale oblige !)
    La stratégie est donc toute tracée pour le PR Diomaye : être face au seul Pastef jusqu’en 2029, et obliger tous autres opposants à le rejoindre dans Kiraay bon gré mal gré, en les laissant s’essouffler (à part les quelques parlementaires qui ont de quoi vivre et payer à la presse du fait de leur mandat de député) ; ceux qui tenteraient de tourner leurs vestes, en 2029, à l’échéance pour retourner à leur bercail, se décrédibiliseraient définitivement et auraient intérêt à rester avec lui.
  • avatar
    Senweb il y a 3 heures
    on ne va ps commenter vos dires , bande de dette caches. On reste au balcon, que Bassirou n oublie pas de les rembourser les lacrimogenes.
  • avatar
    Karim-USA il y a 1 heure
    L’APR, ils prennent vraiment les Sénégalais pour des cons. Ils ont passé ces 12 dernières années à enrichir la France et appauvrir le Sénégal et les Sénégalais à travers des dettes cachées et détournements massifs de milliards, en plus d’avoir assassiné le peuple sénégalais jusqu’à plus de 87 morts et malgré tout ça, même quand ils ont été prêts à quitter le pouvoir, il n’ont même pas voulu nous laisser le droit de choisir le candidat de notre choix. Ils ont tout fait pour écarter SONKO et nous placer dans le palais ce jeune vilain kaw-kaw, faible et traître. L’APR c’est vraiment le plus mauvais parti politique de l’histoire du monde et s’ils reviennent au pouvoir ils vont encore voler, tuer, emprisonner. C’est tout ce qu’ils savent faire.

Participer à la Discussion

Règles de la communauté
  • Soyez courtois. Pas de messages agressifs ou insultants.
  • Pas de messages inutiles, répétitifs ou hors-sujet.
  • Pas d'attaques personnelles. Critiquez les idées, pas les personnes.
  • Contenu diffamatoire, vulgaire, violent ou sexuel interdit.
  • Pas de publicité ni de messages entièrement en MAJUSCULES.

💡 Astuce : Utilisez des emojis depuis votre téléphone ou le module emoji ci-dessous. Cliquez sur GIF pour ajouter un GIF animé. Collez un lien X/Twitter, TikTok ou Instagram pour l'afficher automatiquement.

Emoji