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Réforme budgétaire : Ce que change l'amendement n° 3 de Me Moussa Sarr pour les députés et la Cour des Comptes

Auteur: Awa Diop

Réforme budgétaire : Ce que change l'amendement n° 3 de Me Moussa Sarr pour les députés et la Cour des Comptes

Réforme budgétaires : Ce que change l'amendement n° 3 de Me Moussa Sarr pour les députés et la Cour des Comptes

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Un nouvel ajustement d'importance est apporté à la proposition de loi organique n° 2020-07 du 26 février 2020 relative aux lois de finances. Dans un document officiel daté du 1ᵉʳ octobre 2026, le ministre de la Justice, garde des Sceaux, Me Moussa Sarr, a introduit l'amendement n° 3 qui redéfinit la rédaction de l'article 70 du texte.

​Dans l'exposé sommaire, le garde des Sceaux précise que « le présent amendement vise à recentrer l'article 70 sur son objet propre, tel que le définissent l'article 67 de la Constitution et l'article premier de la loi organique n° 2020-07, qui n'habilitent la loi organique relative aux lois de finances qu'à fixer les règles relatives au contenu, à la présentation, à l'élaboration, à l'adoption, à l'exécution et au contrôle des lois de finances ».

​ Un alignement strict sur l'UEMOA et la jurisprudence constitutionnelle

​Le gouvernement rappelle que le rétablissement, au premier alinéa, de la précision selon laquelle la Commission en charge des Finances exerce son contrôle « au cours de la gestion annuelle » permet de restituer la formulation exacte de l'article 74 de la directive n° 06/2009/CM/UEMOA du 26 juin 2009.

​Le texte insiste sur la portée juridique de cette mise en conformité : « Cette fidélité constitue, ainsi que le Conseil constitutionnel l'a jugé dans sa décision n° 1/C/2020 du 24 février 2020, une obligation de valeur constitutionnelle ».

​ Preserver les prérogatives exclusives de la Cour des Comptes

​L'une des motivations centrales de cet amendement réside dans la séparation rigoureuse des compétences institutionnelles. Le gouvernement a ainsi retiré la clause attribuant un contrôle a posteriori de l'emploi des crédits à la commission parlementaire.

​« La suppression du pouvoir de contrôle de l'emploi des crédits à l'issue de chaque gestion budgétaire tient à ce que cette prérogative empiéterait sur la compétence propre de la Cour des Comptes en matière de contrôle du bon emploi des crédits publics », argumente Me Moussa Sarr. Le rapporteur ministériel souligne que « les rapports entre les institutions constitutionnelles étant organisés et encadrés par la Constitution elle-même, il n'appartient pas à la loi organique relative aux lois de finances d'attribuer à la Commission en charge des Finances une compétence de contrôle qui relève d'une autre institution constitutionnelle ».

​ Transparence accrue et rapports trimestriels obligatoires

​La nouvelle mouture de l'article 70 sanctuarise le droit à l'information des parlementaires et des citoyens. Il y est stipulé que « la Commission en charge des Finances veille, au cours de la gestion annuelle, à la bonne exécution des lois de finances ».

​À cette fin, « le Gouvernement transmet trimestriellement à l'Assemblée nationale, à titre d'information, des rapports d'exécution du budget. Ces rapports sont mis à la disposition du public ». De plus, le texte garantit une pleine transparence d'investigation en précisant que « les informations ou les investigations sur place que l'Assemblée nationale pourrait demander, ne sauraient lui être refusées ».

​Enfin, l'amendement adapte les modalités d'audition des ministres : « L'Assemblée nationale peut procéder à l'audition des ministres. Elle en adresse la demande au Président de la République, dans les conditions prévues à l'article 70, alinéa 2, du Règlement intérieur de l'Assemblée nationale ». Cette modification, conclut le garde des Sceaux, « répond au besoin de mettre cette disposition en cohérence avec l'esprit du Règlement intérieur de l'Assemblée nationale ».

⚡ Résumé express généré par IA, vérifié par la rédaction
- L'amendement n° 3 de Me Moussa Sarr redéfinit l'article 70 de la loi organique relative aux lois de finances en le recentrant sur son objet propre et en l'alignant sur la directive UEMOA n° 06/2009 et la jurisprudence constitutionnelle. - Le gouvernement retire à la Commission parlementaire le pouvoir de contrôle a posteriori de l'emploi des crédits pour préserver les prérogatives exclusives de la Cour des Comptes en matière de contrôle du bon emploi des crédits publics. - La nouvelle mouture garantit la transparence parlementaire et citoyenne par la transmission trimestrielle de rapports d'exécution du budget à l'Assemblée nationale et l'accès à l'information, ainsi que la possibilité d'audition des ministres selon les conditions du Règlement intérieur.
Auteur: Awa Diop
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Commentaires (15)

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    Deg ⭐ Top commentaire il y a 1 mois
    Ce sont les traîtres comme Diomaye qui font que les dakarois ne veulent plus aider des come on Town ..Dés qu’ils étreignent leur but ils trahissent toujours et taxent leurs anciens amis de jaloux et crée un nouveau cercle d’amis !
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    Dakarois.... il y a 1 mois
    Regarde-moi ces propos.
    Dakar est financé par l'argent de tout le monde.
    Et regarde ce qui virvolte autour du president traître, il y a meme une ministre qui est fille de l'ancien maire de Dakar Mamadou Diop.
    Barthélémy Diaz est de Dakar comme Khalifa Sall, et son tous opposés à PASTEF.
    DONC REVOIE TON RAISONNEMENT.
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    Nandite il y a 1 mois
    @Dakarois....  Waxo fi Dara les maison de ceux qui habitent Dakar ne sont pas pas à l’etat .Le problème est que ce sont les traître kaw kaw qui font qu’on devienne méchant sans le vouloir.Dés qu’un broussard réussit il taxe toujours ses anciens bienfaiteurs de jaloux et crée un nouveau cercle d’amis ou il se croit important et fort comme le fait actuellement le traître Diomaye 😂😂
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    Xeme il y a 1 mois
    Diomaye dans la secte et devenu le prolongement du légionnaire, l'autre pantin de la même secte, Macky Sall, qu'est-ce que l'assemblée nationale ou tout autre sénégalais à qui le peuple a accordé le moindre bout de pouvoir doit faire ? La solution est de s'opposer à chaque seconde de la vie de Diomaye jusqu'à la dernière seconde du dernier jour de son mandat, en 2029. Le Diomaye actuel comparé au Diomaye que les 54% de sénégalais ont élu ne peut se comprendre que comme un homme sous menace de mort. D'où l'importance de mener le débat sur comment la secte arrive à recruter des africains et les retourner contre leurs pays. C'est important à comprendre.
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    Sénégal debout . JURISTE . il y a 1 mois
    l' avocat ment dès qu' il ouvre la bouche ..l'avocat jure d'exercer ses fonctions avec « dignité, conscience, indépendance, probité et humanité ». Le principe de loyauté lui interdit de tromper délibérément le tribunal . Maitre Moussa Sarr Garde des sceaux : première grossière faute commise exprès par son ancien client Diomaye de surcroit élu PR de notre pauvre république . Souffrons tous en coeur les années passent vite .2029 c'est déjà demain
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    Ndoumbélane il y a 1 mois
    Le cas Diomaye et ses acolytes devient un cas sérieux pour le Sénégal..
    Ces gens veulent profiter de leurs strapontins et de nos pauvres deniers publics pendant qu'ils y sont et modifient les textes pour ne pas être embêtés après leur défenestration du pouvoir.
    Le ridicule devient sénégalais et ne tue plus.
    Je fais partie de celles et ceux qui pensaient que le Sénégal ne connaîtrait plus pire que Macky Sall.
    On n'attend la réaction des derniers remparts de l'État et de la République que sont la cour suprême et le conseil constitutionnel.
    Diomaye veut le chaos avant de se barrer du Sénégal.
    HONTE à monsieur moussa sarr!!!!
    Voilà l'avocat du diable LE VRAI
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    Désolant il y a 1 mois
    Moussa Sarr de héros à zéro.
    Quelle déchéance !
    Ah le négre et le pouvoir !
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    Uranus il y a 1 mois
    Me Moussa Sarr m'a vraiment déçu. J'ai comme l'impression que ce ministre est envoyé à l'Assemblée nationale pour neutraliser le pouvoir de cette institution: à chaque initiative parlement qui se veut transparente et progressiste, il trouve toujours les moyens pour la torpiller, la vidant de son essence par des amendements, juste pour pouvoir évoquer un "vote bloqué" et espérer que le CC l'invalide. Il ne devratt pas accepter cela, parce qu'il est un grand avocat respecté et respectueux.
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    Bo il y a 1 mois
    Macky Sall avait inauguré l'ère des précédents dans la République avec son tailleur constitutionnel Ismaïla madior fall et Diomaye la consolide avec le sien.
    Ayez pitié de vos lignées familiales. L'empreinte de l'histoire est indélébile. La mort est inéluctable. Le jugement dernier est imminent.
    La vie ici-bas est passagère et ne tient qu'à un fil.
    DIEU voit tout.
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    La mort il y a 1 mois
    Il faut leur laisser avec leur conscience avant l'arrivée du jugement dernier.
    Haqqu doomu Adama khadioul ci kenn!
    Atté YALLA mongui nieuw légui !
    C'est dommage que l'être humain se soucie beaucoup plus de ce qu'il gagne que de comment il va finir ses jours.
    Na gnou khalaat teurayou bamel ak khatay ba, leundeumay ba ak wéétaay ba.
    Adouna dou keur dé!
    Comprenne qui pourra !
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    Gor il y a 1 mois
    Il a troqué sa réputation d'antan contre les ors du pouvoir. La réputation te suit outre tombe les ors du pouvoir non !
  • avatar
    Lol il y a 1 mois
    En Guinée jamais un Ndring ne sera élu président car ils sont catégorisés comme des traitres.Tant qu’au Sénégal on ne fera pas la même chose avec les serere ce pays n’ira nulle part ..

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