«Double tranchant» : Sonko vise Macky Sall et Diomaye Faye
Interrogé par Wal fadjri, le journaliste et analyste politique Ibrahima Bakhoum qualifie de « double tranchant » le recours de Pastef aux commissions d’enquête parlementaires pour mettre en cause la gestion des anciens dignitaires du régime de Macky Sall. S’il reconnaît la légitimité du contrôle parlementaire, il dénonce les risques de règlement de comptes politiques et s’interroge sur les objectifs de cette démarche.
Un pouvoir de contrôle légitime sur le principe
Ibrahima Bakhoum rappelle que « l’Assemblée nationale dispose d’un pouvoir de contrôle sur l’action gouvernementale ». Il ne conteste donc pas le principe des commissions d’enquête, qui permettent de demander des comptes aux anciens responsables sur la gestion des ressources publiques. Toutefois, il met en garde contre les arrière-pensées politiques que peut laisser entrevoir leur conduite. « Pastef veut faire de la transparence, mais donne l’impression, en même temps, de faire du règlement de comptes », affirme-t-il.
L’analyste souligne également les risques liés à l’exposition publique des personnes auditionnées, dont la réputation peut être affectée avant même que leurs responsabilités ne soient établies par la justice. « C’est la mise en scène […] de ces auditions qui suscite des interrogations », observe-t-il.
Le Président Bassirou Diomaye Faye dans le viseur
Pour Ibrahima Bakhoum, la stratégie de Pastef pourrait dépasser la seule mise en cause des anciens dignitaires de l’Alliance pour la République (APR) et viser également le président Bassirou Diomaye Faye. En exposant les pratiques présumées de responsables de l’ancien régime ayant rejoint la mouvance présidentielle, le parti chercherait à embarrasser le chef de l’État. L’analyste résume cette logique par la formule : « ceux qui transhument vers Kiraay n’ont pas les mains propres. »
L'interlocuteur du quotidien du Groupe de presse de Front de terre estime par ailleurs que les commissions offrent à Pastef une nouvelle tribune pour mobiliser ses militants, alors que les procédures judiciaires engagées contre d’anciens responsables n’ont pas produit les résultats espérés par le parti d'Ousmane Sonko.
Commentaires (33)
Grâce à elles, et à partir d'aujourd'hui, plus aucun fonctionnaire de l'état ne sera assez idiot pour accepter qu'on lui fasse signer n'importe quoi. Les fonctionnaires sénégalais exigeront désormais, même de leurs ministres, des documents qui auront respecté toute la loi, toutes les procédures, ils archiveront toutes les preuves de tout ce qu'ils auront fait. Les auditions actuelles à l'assemblée inspireront désormais la rigueur, la transparence, la bonne gouvernance. Ne serait-ce que pour ne pas se retrouver devant une commission d'enquête et ne pas pouvoir répondre.
Qu'on le veuille ou non, ça c'est du Sonko. C'est de l'art de transformer fondamentalement une république, sans avoir le pouvoir, et alors que toute une secte a levé toutes ses armes contre vous.
Un hater disait hier que Sonko sera emprisonné après les jeux, pour détournement de fonds(MDR). C’est un fantasme pour ces gens là. Il déteste Lhomme avec leur dernier souffle. En tout cas toute personne qui veut voir Sonko en prison, y ira avant lui. Ce n’est pas un souhait, c’est un constat. Donc, bonne chance.
Pourquoi on ne nous parle jamais d économie de faire de cette endroit un hub touristique mais que de magouilles politiciennes
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