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Lois de finances : Le gouvernement dépose un amendement pour supprimer la catégorie des « fonds spéciaux »

Auteur: Awa DIOP

Lois de finances : Le gouvernement dépose un amendement pour supprimer la catégorie des « fonds spéciaux »

Lois de finances : Le gouvernement dépose un amendement pour supprimer la catégorie des « fonds spéciaux »

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​Vers la fin de la gestion d'exception pour les crédits confidentiels et assimilés. Le gouvernement du Sénégal a franchi un pas décisif dans la révision du cadre juridique des finances publiques. Par le biais de l'amendement n° 2 portant sur l'article 14 de la proposition de loi organique n° 2020-07 du 26 février 2020 relative aux lois de finances, le ministre de la Justice, garde des Sceaux, Me Moussa Sarr, a formalisé la volonté de l'Exécutif d'éliminer la rubrique des « crédits ou fonds spéciaux ».

​Dans l'exposé sommaire rédigé par le garde des Sceaux, le gouvernement rappelle d'emblée les fondements républicains qui régissent l'État : « Aux termes de l'article premier de la Constitution, la République du Sénégal est laïque, démocratique et sociale. C'est sur ce fondement que repose la prise en compte, par les crédits ou fonds spéciaux, des actions de solidarité nationale que le Chef de l'État est traditionnellement appelé à conduire face aux situations humaines les plus critiques ».

​Cependant, le texte souligne la contradiction née de la rédaction initiale de la loi organique : « La rédaction initiale de l'article 14 réserve pourtant ces crédits aux seules missions régaliennes de défense, de sécurité et de diplomatie, à l'exclusion de ces actions de solidarité ». Une telle disposition, selon le document ministériel, « serait difficilement conciliable avec le caractère social de la République ainsi proclamé, et dissocierait ces crédits des prérogatives constitutionnelles du Président de la République dont ils constituent, avec les autres dépenses de l'institution, une composante indivisible ».

​Mise en conformité stricte avec les directives de l'UEMOA

​Pour motiver cette modification majeure, le ministère de la Justice avance deux raisons d'ordre juridique particulièrement contraignantes. La première concerne « le non-respect de la limitation stricte des dépenses objet de dotation par la directive n° 6/2009/CM/UEMOA du 26 juin 2009 portant loi de finances au sein de l'UEMOA ».

​Le rapport précise à ce sujet que la proposition de texte « crée une nouvelle catégorie de dotations pour des crédits initialement rattachés à la Présidence de la République et à la Primature en tant qu'institutions constitutionnelles », alors même que la liste communautaire est strictement fermée. En effet, « la liste des crédits pouvant faire l'objet de dotations est limitativement fixée par l'article 14 de la directive susmentionnée ». Le guide didactique de l'UEMOA rappelle ainsi que les crédits des pouvoirs publics « doivent, en raison des règles tenant à la séparation des pouvoirs et de leur autonomie financière, recevoir un traitement particulier », mais sans créer de catégories d'exception non prévues par les textes régionaux.

​Le document ajoute que « les dépenses relatives aux crédits ou fonds spéciaux ne présentent pas une spécificité suffisante au plan budgétaire justifiant leur traitement différencié dans une catégorie de dotation distincte de celle dont elles relèvent déjà ». De ce fait, « elles ne peuvent davantage être assimilées aux autres crédits objet de dotations hors celle des institutions constitutionnelles ».

​Combler un vide juridique sur l'ordonnateur de la dépense

​Le second argument de poids soulevé par Me Moussa Sarr touche à « l'imprécision sur l'identité de l'ordonnateur des dépenses de la nouvelle dotation ».

​Le ministre fait remarquer que l'article 65 de la loi organique « précise les différents ordonnateurs des dotations », désignant le ministre chargé des Finances pour les dotations régulières autres que celles des institutions constitutionnelles, les comptes spéciaux du Trésor ou la dette publique. En revanche, « l'ordonnateur de la dotation sur les crédits ou fonds spéciaux n'est pas précisé, ce qui installe un vide juridique et, conséquemment, un problème d'exécution ».

​Avec cet amendement, le dernier tiret de l'article 14 est purement et simplement supprimé, ce qui « rend sans objet le dernier alinéa de l'article 14, qui renvoie à la loi le soin de fixer les règles relatives à l'exécution et aux modalités de contrôle des crédits ou Fonds spéciaux ». Dès lors que cette catégorie disparaît du droit budgétaire, l'amendement acté par le garde des Sceaux stipule désormais que toutes ces dotations réintégrées « sont exécutées dans les conditions prévues à l'article 67 de la présente loi organique ».

⚡ Résumé express généré par IA, vérifié par la rédaction
- Le gouvernement du Sénégal a déposé un amendement pour supprimer la catégorie des « fonds spéciaux » de la loi organique relative aux lois de finances, mettant fin à la gestion d'exception des crédits confidentiels. - Cette suppression vise à respecter la directive n° 6/2009/CM/UEMOA qui fixe une liste strictement limitée des catégories de dotations autorisées, et la proposition créait une catégorie non prévue par les textes régionaux. - L'amendement comble également un vide juridique en clarifiant que l'ordonnateur des dépenses n'était pas précisé, et rend ces dotations exécutables selon les conditions de l'article 67 de la loi organique.
Auteur: Awa DIOP
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Commentaires (16)

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    APR Kulunas ⭐ Top commentaire il y a 1 mois
    Diomay askanwi lay nargué mais bis bou rafet yagatoul InchaAllah
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    Daloa il y a 1 mois
    Qui sont les martyrs les pyromanes de pastef
    Auchan brûlés maison incendiées voitures incendiées
    Station total incendiée université incendiée
    Gare TER incendiée BRT saccage bus tata incendié avec deux jeunes décédées
    Et vous osez nous parler de martyrs
    Allez vous faire foutre pastef et ses dirigeants
    Le peuple va vous bouter hors du pouvoir lors des prochaines élections
    Espèces de traumatisés de la pauvreté qui veulent se vanger sur la société car ils sont pauvres depuis depuis leurs arrières grands parents
    Misérables pastef
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    sonko il y a 1 mois
    Sonko dis moi ou es l'argent de ASER, du fond de la casamance et les voitures ? mais avant d'acheter des voitures il s'agirait de faire des routes non sonko, déjà que cité Keur gorgui c la galère yay faux type
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    Nandite il y a 1 mois
    Quand un traître arrive au pouvoir, la première chose qu’il fait est de faire taire les sages. La deuxième est de s’entourer d’autres traîtres. Et la dernière, c’est de détruire la nation. Car un homme qui sait qu’il ne maîtrise pas les choses n’a pas besoin de personnes capables de lui dire la vérité. Celui qui confond le pouvoir et la vérité finit par considérer toute contradiction comme une menace. Alors, il écarte ceux qui questionnent et récompense ceux qui approuvent. Il construit autour de lui un cercle où plus personne n’ose dire ce qui dérange. C’est là que commence le véritable danger.
    Quand plus personne n’ose dire la vérité, c’est tout un système qui finit par fonctionner autour de l’ignorance d’un seul homme. Et lorsque plus personne n’ose dire la vérité au pouvoir, le pouvoir finit par croire ses propres mensonges.
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    Moussa Gass il y a 1 mois
    Diomaye est irréprochable, droit, honorable et brillant. Le Gourou et sa Secte ont pris une sacrée claque et peine à avaler leur pilule amère
    Espérons vivement qu'ils vont entendre raison et arrêter de houspiller
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    Abdouka il y a 1 mois
    traitre bi il va le payer cher si cette loi est retroactive
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    Jean il y a 1 mois
    Gérer un État ne s'improvise pas avec des slogans ! 🇸🇳
    La rigueur républicaine n’est pas négociable. En recadrant la proposition de loi sur les fonds spéciaux, le ministre de la Justice rappelle une évidence : on ne légifère pas dans l’amateurisme et le vide juridique.
    Vouloir créer des catégories budgétaires contraires aux règles de l’UEMOA, sans même être capable de désigner qui autorise la dépense, ce n’est pas du courage politique, c'est de l'irresponsabilité technique.
    L’État de droit exige sérieux, conformité internationale et respect des textes. La bonne gouvernance se bâtit sur la loi et la méthode, pas sur l'agitation désordonnée. Bravo pour ce rappel à l'ordre salutaire !
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    Haroune il y a 1 mois
    Si on m'avait dit il y a trois ans que Pasteef serait là à se quereller entre eux ( Diomaye et Sonko) pour des privilèges. Je ne l'aurais pas crû.
    Quelle arnaque !
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    Xeme il y a 1 mois
    Diomaye dans la secte et devenu le prolongement du légionnaire, l'autre pantin de la même secte, Macky Sall, qu'est-ce que l'assemblée nationale ou tout autre sénégalais à qui le peuple a accordé le moindre bout de pouvoir doit faire ? La solution est de s'opposer à chaque seconde de la vie de Diomaye jusqu'à la dernière seconde du dernier jour de son mandat, en 2029. Le Diomaye actuel comparé au Diomaye que les 54% de sénégalais ont élu ne peut se comprendre que comme un homme sous menace de mort. D'où l'importance de mener le débat sur comment la secte arrive à recruter des africains et les retourner contre leurs pays. C'est important à comprendre.
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    Oustaz Jacuzzi il y a 1 mois
    quelle page du porozet de l'enkuleur de guenon ?.....Vos cafards se bouffent entre eux avec zerro vision.............
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    Oustaz Jacuzzi il y a 1 mois
    mon gourou patriote pas kontent...caisses noires yabon ety tellement utile pour les anes misereux ? Ou bien c'est doux pour quelques uns rek !!
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    Che il y a 1 mois
    Le pouvoir éphémère des crapules; de la racaille chef de file el seignorito ambulato sexuel del sweet beauty, baiseur de danguine bou ame avc

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