Vie chère : Abdoulaye Vilane demande des résultats concrets
La vie chère s’est installée dans le quotidien des Sénégalais. Au marché, dans les boutiques, face aux factures d’électricité ou encore au moment de payer le loyer, les ménages ressentent directement le poids des dépenses. Pour ceux dont les revenus n’augmentent pas au même rythme, il faut parfois revoir les priorités et réduire certaines charges.
Face à cette situation, les gouvernements successifs ont annoncé différentes mesures pour tenter de soulager les consommateurs sénégalais. Le pouvoir actuel s’inscrit également dans cette démarche.
Mais pour Abdoulaye Vilane, porte-parole du Parti socialiste (opposition), l’heure est surtout à l’évaluation de l’impact réel de ces mesures sur les familles.
Dans une note consacrée à la question, il s’appuie notamment sur le rapport issu de la table ronde du 29 juin 2026 sur l’audit des facturations et des prix. Il y relève un problème central : le Sénégal dispose déjà de plusieurs mécanismes pour encadrer les prix, mais leur application sur le terrain reste encore insuffisante.
Des règles qui doivent être appliquées
Pour M. Vilane, le problème n’est donc pas seulement de multiplier les décisions, mais de veiller à leur application. L’eau, l’électricité, les hydrocarbures, certains produits alimentaires ou encore les transports sont déjà soumis à des règles de tarification ou d’homologation. « Une baisse annoncée n’a de sens que lorsqu’elle se retrouve effectivement dans les boutiques et sur les marchés », estime-t-il.
Le responsable socialiste appelle ainsi à renforcer les contrôles et à mieux coordonner les services chargés de veiller au respect des prix. Il souhaite également que les consommateurs puissent accéder plus facilement aux tarifs officiels et signaler les éventuels écarts.
Mieux expliquer les factures d’électricité
La question de la transparence revient également dans sa réflexion, notamment autour de la facturation de l’électricité et du système Woyofal. Pour lui, les interrogations des consommateurs doivent recevoir des explications simples et accessibles. Il ne s’agit pas, précise-t-il, « d’affirmer l’existence d’une anomalie sans preuve », mais de permettre à chacun de comprendre ce qu’il paie réellement.
Des simulations et une meilleure information sur les mécanismes de facturation pourraient, selon lui, aider à lever les incompréhensions et à détecter d’éventuels dysfonctionnements.
Produire davantage pour réduire les coûts
Mais Abdoulaye Vilane estime que la lutte contre la vie chère ne peut pas s’arrêter au contrôle des prix. Derrière les coûts supportés par les consommateurs se trouvent aussi les dépenses liées à la production, au transport, à l’énergie, à la fiscalité et aux importations.
Le socialiste plaide donc pour une action sur toute la chaîne économique : soutenir les PME, améliorer la distribution, faciliter l’accès au financement, renforcer la concurrence et surtout développer davantage la production locale. « La politique du pouvoir d’achat doit ainsi être liée à une véritable politique de production », soutient-il.
Pour le porte-parole du PS, produire plus au Sénégal permettrait de réduire certaines dépendances et de créer, à terme, les conditions d’une baisse plus durable des coûts.
Au final, Abdoulaye Vilane invite à regarder les résultats plutôt que les annonces. « Le gouvernement doit être jugé sur les effets réels de ses mesures, et non sur les annonces », affirme-t-il. Il résume son approche en quelques priorités : faire respecter les règles, protéger les consommateurs, renforcer les contrôles, sanctionner les abus et soutenir la production nationale.
Car, selon lui, « la lutte contre la vie chère ne se gagnera pas par des communiqués », mais par des mesures qui se traduisent concrètement dans le quotidien des ménages.
Commentaires (9)
- Si Sonko avait fait l'erreur de ne pas aller seul aux dernières législatives,
- Si Diomaye avait réussi son plan de récupérer Pastef ou une bonne partie et isolé Sonko (c'est l'échec qui fait multiplier les titres de presse sur le ralliement des inconnus de Pastef, et l'avènement de l'instrumentalisation de l'état pour forcer à quitter Pastef et/ou rejoindre Kiiraay)
- Si Sonko et Pastef avaient fait l'erreur de ne pas montrer que le parti n'est pas resté a son stade des dernières législatives qu'il avait pourtant très largement gagné, mais a montré qu'il peut même avoir doublé de militants depuis.
Tout ceci prouve que Kiiraay et toute la frange anti Pastef et Sonko évoluent dans un espace politique très largement anticipé. Tout ce qu'ils font aujourd'hui avait été comme prévu et des actes contre cela déjà déroulés par Sonko. Cela explique aussi l'actuelle politique d'extrême colère du camp anti Sonko qui constate qu'il s'est réveillé avant lui et a déjà fermé les trous et fenêtres, ne laissant que la seule porte: organiser des élections au lieu de "porter presse ". Une colère extrême, plus visible chez Diomaye, obligé à une politique de terre brûlée, alors qu'il n'a encore que 3 ans de pouvoir, un demi mandat. Pour mieux comprendre la situation de Diomaye, rappelez-vous que l'option de "je n'ai plus d'honneur ou d'éthique à sauver mais une cible à atteindre, même si je devrais apparaître comme inhumain aux yeux des citoyens ", les politiciens du monde entier, au pouvoir, ne choisissent cette option qu'en 2e mandat. Parce que c'est une option qui fait toujours perdre le pouvoir. Mais Diomaye est obligé de la choisir en demi premier mandat.
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