LFR : AYIB DAFFÉ DÉNONCE LA COUPE DES CRÉDITS DESTINÉS À LA RÉSORPTION DES ABRIS PROVISOIRES
La résorption des abris provisoires dans les écoles cristallise une partie des désaccords entre le gouvernement et les députés de Pastef autour de la loi de finances rectificative (LFR). Lors du point de presse de son parti, tenu ce dimanche, le président du groupe parlementaire Pastef, Ayib Daffé, a déploré la suppression des crédits consacrés à ce programme, qu’il considère comme essentiel pour réduire les inégalités scolaires et garantir l’égalité des chances.
« On ne peut pas sacrifier l’éducation », a-t-il défendu, rappelant que la résorption des abris provisoires constitue, à ses yeux, une priorité nationale.
Le parlementaire assure que les députés de Pastef n’ont aucun intérêt à bloquer l’action gouvernementale et ne refusent pas le dialogue. Leur opposition porte plutôt sur des choix budgétaires dont les conséquences pourraient, selon lui, peser sur les populations.
Ayib Daffé reconnaît la pertinence des bourses de sécurité familiale destinées à soutenir les Sénégalais confrontés aux difficultés économiques. Il estime toutefois que l’aide financière ne saurait se substituer aux investissements indispensables dans les services publics.
« Donner de l’argent aux Sénégalais pour les soulager est une bonne idée, mais leur donner cet argent sans avoir d’écoles pour apprendre, d’hôpitaux pour se soigner et de routes pour se déplacer n’est pas pertinent », soutient-il en substance.
C’est précisément sur cette hiérarchisation des priorités que se cristallise le désaccord entre le gouvernement et les députés de Pastef. Au-delà des transferts sociaux, ces derniers plaident pour le maintien des investissements structurants dans l’éducation, la santé et les infrastructures, qu’ils jugent indispensables à l’amélioration durable des conditions de vie des Sénégalais.
Commentaires (4)
Quand on quitte les critiques hors cadres pour entrer dans les détails du différent. La LFR suit la LFI. La LFR est une finalisation de la LFI. Or la LFI était de Sonko. Et Sonko a déroulé une LFI sans restructuration de la dette, sans FMI, en trouvant des moyens internes pour payer les dettes du FMI. Le déni ne peut pas aller jusqu'à refuser de reconnaître que Sonko a fait 2 ans sans rater aucune échéance de dette, et il l'a fait sans FMI et sans restructuration. Comment vouloir lui emmener une lettre de finance qui termine ce qu'il avait commencer, et qui programme le contraire de ses solutions et vouloir qu'il la vote ? La cohérence veut qu'il la rejette. Et il aurait expliqué pourquoi si le PM avait osé un débat.
Même quand le PM choisit le soutien des médias pour nier ce qu'on reproche à sa LFR, par exemple qu'il a supprimé des investissements prévus, il confirme en pensant nier. Ou alors, c'est son ministre des finances qui fait une sortie pour nier toute suppression d'investissement, et lui il vient préciser que les 500 milliards de financement n'ont été que différés. Or, différer depuis une deuxième et dernière lettre de finance d'un exercice budgétaire c'est tout simplement supprimer.
Voilà les gymnastiques du gouvernement Diomaye.
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