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Commission d'enquête parlementaire : L'ancien Directeur des Domaines livre ses vérités sur le dossier Kharafi et la Corniche Ouest

Auteur: Yandé DIOP

Commission d'enquête parlementaire : L'ancien Directeur des Domaines livre ses vérités sur le dossier Kharafi et la Corniche Ouest

Commission d'enquête parlementaire : L'ancien Directeur des Domaines livre ses vérités sur le dossier Kharafi et la Corniche Ouest

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​Auditionné par la Commission d’enquête parlementaire chargée d’examiner la gestion foncière et du Domaine public maritime (DPM), l’ancien Directeur des Domaines, Abdou Gning, a apporté des éclaircissements sur deux dossiers sensibles : la parcelle initialement attribuée au Groupe Kharafi pour un projet hôtelier et les occupations de la Corniche Ouest. Dans le premier dossier, les échanges avec les députés ont notamment porté sur les conditions de revente d’une assiette foncière attribuée à l’investisseur, ainsi que sur les recettes de plus de 20 milliards de francs CFA évoquées au cours de l’audition.

​Groupe Kharafi : une attestation administrative au cœur des interrogations

​Selon les explications d’Abdou Gning, l’État du Sénégal avait initialement cédé au Groupe Kharafi une assiette foncière destinée à la réalisation d’un complexe hôtelier comprenant également des villas. Le groupe avait commencé à mettre en valeur le terrain avant d’obtenir auprès des services de l’État une attestation certifiant que plus de 60 % de la superficie concernée avait été mise en valeur. L’ancien Directeur des Domaines a rappelé que, conformément à la loi n° 94-64 et aux clauses de l’acte de cession, la revente d’un terrain attribué pour un usage commercial ou industriel est soumise à une condition de mise en valeur d’au moins 60 % de la superficie. C’est sur la base de cette attestation que le Groupe Kharafi aurait procédé à la revente du terrain, a-t-il expliqué.

​Interrogé par un député sur les vérifications effectuées par le comité ad hoc, Abdou Gning a confirmé que ses membres s’étaient rendus sur le site, même s’il n’avait pas pu participer à cette visite pour cause d’empêchement. Il a ensuite indiqué que, d’après les informations dont il avait eu connaissance, la mise en valeur effective n’atteignait pas le seuil requis. La revente aurait ainsi été réalisée sur la base d’une attestation administrative qui ne respectait pas les conditions prévues par l’acte de cession et son décret d’application.

​Les parlementaires ont également évoqué le morcellement et la revente de l’assiette foncière pour un montant supérieur à 20 milliards de francs CFA, s’interrogeant sur un éventuel détournement de l’objectif initial de la cession au détriment de l’État. Sur le devenir de ces recettes, Abdou Gning a expliqué que des discussions avaient eu lieu au sein du comité, dont il était membre, sur la possibilité de reverser à l’État une partie des sommes perçues. Il a toutefois précisé ne pas être en mesure de confirmer si cette restitution avait finalement été effectuée.

​Corniche Ouest : les contradictions de l’administration mises en cause

​L’ancien Directeur des Domaines s’est également expliqué sur les irrégularités relevées dans la gestion des occupations de la Corniche Ouest. Sur les 81 attributions recensées, les députés ont relevé que plus de la moitié semblaient présenter des irrégularités administratives. Pour Abdou Gning, la gestion du Domaine public maritime demeure particulièrement complexe. Il a notamment souligné l’absence, depuis 1976, de décret d’application du Code du domaine de l’État, une situation qui, selon lui, complique l’encadrement des occupations du littoral.

​En principe, l’administration délivre une autorisation d’occuper à titre précaire et révocable (AOT), qui limite les installations autorisées à des aménagements légers et démontables. Mais sur la Corniche Ouest, a-t-il expliqué, plusieurs bénéficiaires procèdent à des constructions en dur avant d’engager les démarches nécessaires à un déclassement, à une immatriculation ou à l’obtention d’un bail. L’ancien responsable a surtout décrit des incohérences au sein même de l’administration.

​Au cours des travaux du comité, ses membres auraient ainsi découvert le cas d’un occupant disposant d’une AOT lui imposant des installations démontables, mais bénéficiant parallèlement d’une autorisation de construire en dur délivrée par cette même administration. Pour Abdou Gning, ces contradictions administratives ont contribué à entretenir la confusion et à favoriser les dérives constatées sur le littoral.

⚡ Résumé express généré par IA, vérifié par la rédaction
- L'ancien Directeur des Domaines Abdou Gning a été auditionné par la Commission d'enquête parlementaire sur la gestion foncière et du Domaine public maritime. - Selon lui, le Groupe Kharafi a revendu un terrain attribué pour un projet hôtelier sur la base d'une attestation de mise en valeur de plus de 60 %, alors que la mise en valeur effective n'atteignait pas le seuil requis. - Sur la Corniche Ouest, il a évoqué des incohérences administratives, dont le cas d'un occupant disposant à la fois d'une AOT imposant des installations démontables et d'une autorisation de construire en dur.
Auteur: Yandé DIOP
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Commentaires (8)

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    Lebou ⭐ Top commentaire il y a 3 semaines
    Au regard du travail colossal que mène l’Assemblée nationale, on se rend compte que la justice nous a toujours menés en bateau. Elle a une stratégie très bien rodée : convoquer en grande pompe un délinquant financier, le placer en garde à vue, puis sous mandat de dépôt. Mais quelques mois plus tard, cette même justice nous sort, par l’intermédiaire de la presse du palais, un certificat médical, suivi d’une liberté provisoire, et le tour est joué.Mais quand il s’agit d’un pauvre recéleur de portable,d’un fumeur d’un joint en sommes de délits mineurs elle a toujours la main très lourde Diomaye est juste un lâche arriviste un digne fils ne trahit jamais ! Les hauts fonctionnaires sortis de l’école de Colobane sont le cancer du pays tous des fonctionnaires milliardaires 🙏
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    Xeme il y a 3 semaines
    Quand on suit les auditions de l'assemblée, on y comprend deux choses, même si elles ne sont pas nommément désignées:
    - On comprend pourquoi une certaine presse boycotte les auditions. Parce que c'est le contraire de leurs lignes éditoriales qui y est révélé.
    - On comprend pourquoi le régime de Macky et ses proches étaient obligés de recourir à la plus féroce des dictature, y compris les meurtres. Parce que ils avaient beaucoup trop de crimes à cacher.
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    Tom il y a 3 semaines
    Je crois que le recensement mérite aussi une enquête parlementaire. Car il y a une très grosse forfaiture sur les tablettes. Toujours avec Oumou informatique.
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    Mia il y a 3 semaines
    Cette société est habituée aux coups tordus. Elle est toujours citée dans ce genre de trucs louches et toujours des marchés de gré à gré.
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    Serigne Muntakha il y a 3 semaines
    What about enquiries about the Cassamance funds, the Tiuba Funds, the petroleum money, the ASER money etc?
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    f il y a 3 semaines
    L'administration sénégalaise aussi c'est du n'importe quoi, comment des étrangers peuvent comme ça frauduleusement de façon exprès récupérer à des fins personnels les revendre avec votre complicité au détriment du pays. Je me demande qu'adviendra ce pays dans 50 ans avec tout son foncier dans les mains des étrangers par la faute d'une administration corrompue et laxiste.
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    Iba il y a 3 semaines
    Ce senegal est malade de par son administration et de ses dirigeants. Que des fraudes , détournements, irrégularités et j en passe.
    Quand est ce que ca changera ???
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    Jambaar il y a 3 semaines
    Il faut enquêter aussi sur l'achat des matériels de Travaux pratiques du MESRI.

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