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Commissions d'enquête à l'Assemblée : Momar Talla Ndao répond aux accusations de partialité et tacle l'opposition

Auteur: Ndèye Astou KONATÉ

Commissions d'enquête à l'Assemblée : Momar Talla Ndao répond aux accusations de partialité et tacle l'opposition

Commissions d'enquête à l'Assemblée : Momar Talla Ndao répond aux accusations de partialité et tacle l'opposition

​Invité de l’émission Point de vue de la RTS, le député de Pastef Momar Talla Ndao, qui dirige la commission d’enquête parlementaire sur la cession des immeubles du patrimoine bâti de l’État, a défendu le travail des députés face aux critiques du groupe parlementaire Takku Wallu. Il a également dénoncé le recours au vote bloqué, qu’il considère comme un mécanisme de préservation de l’hyperprésidentialisme.

​Le député de Pastef Momar Talla Ndao maintient la volonté de la majorité parlementaire de poursuivre les réformes engagées, malgré les censures du Conseil constitutionnel. Invité de l’émission Point de vue sur la RTS, il a justifié les propositions de loi portées par les députés de son camp, estimant qu’elles traduisent des engagements pris devant les Sénégalais.

​Selon lui, les initiatives parlementaires s’inscrivent dans le programme « Diomaye Président », sur la base duquel l’actuel chef de l’État a été élu. Il cite notamment la réforme des fonds spéciaux et les propositions relatives au contrôle parlementaire des contrats pétroliers. Pour le député, les difficultés rencontrées par ces textes ne remettent pas en cause leur pertinence, mais soulèvent plutôt une question de responsabilité politique et de respect des engagements électoraux.

​Momar Talla Ndao critique également le recours au vote bloqué, qu’il considère comme un obstacle aux initiatives de l’Assemblée nationale. À ses yeux, ce mécanisme contribue à maintenir un système marqué par l’hyperprésidentialisme, alors que la majorité parlementaire entend promouvoir une meilleure répartition des pouvoirs entre les institutions.

​« Nous sommes dans une dynamique de rupture, dans une dynamique où toutes les institutions doivent fonctionner correctement », a-t-il soutenu, réaffirmant la volonté des députés de poursuivre les réformes malgré les obstacles institutionnels.

​Les commissions d’enquête, un instrument de contrôle et de redevabilité

​Interrogé sur les critiques du groupe parlementaire Takku Wallu, qui a dénoncé une « théâtralisation » et un « cirque politique » autour des commissions d’enquête parlementaires, le député de Pastef a défendu la démarche de l’Assemblée nationale.

​Il rappelle que le rôle des députés ne se limite pas au vote des lois. L’évaluation des politiques publiques et le contrôle de l’action gouvernementale font également partie de leurs prérogatives constitutionnelles.

​Pour Momar Talla Ndao, les commissions d’enquête constituent ainsi un outil essentiel de transparence et de reddition des comptes. Il estime que les responsables ayant exercé des fonctions publiques doivent pouvoir rendre compte de leur gestion, notamment lorsqu’elle concerne des fonds ou des biens appartenant à l’État.

​Le parlementaire reconnaît toutefois que des améliorations peuvent être apportées à la conduite des auditions, notamment dans leur forme. Il souligne que de nombreux députés participent pour la première fois à ce type d’exercice. Mais, selon lui, ces difficultés ne sauraient justifier l’abandon du processus.

​Il insiste également sur le travail préparatoire réalisé en amont des auditions, évoquant les recherches documentaires, la préparation des questions et les vérifications contradictoires. Il rappelle, par ailleurs, qu’une commission d’enquête parlementaire n’a pas vocation à se substituer à un tribunal ni à considérer les personnes auditionnées comme coupables.

​Takku Wallu appelé à assumer ses responsabilités

​Le retrait annoncé de Takku Wallu des commissions d’enquête constitue également un point de désaccord. Momar Talla Ndao souligne que ce groupe parlementaire préside lui-même la commission consacrée aux questions foncières, dirigée par la députée Aïssata Tall Sall.

​Il juge contradictoire que des parlementaires qui ont réclamé une enquête sur les terres envisagent de se retirer des travaux. Il estime qu’ils doivent poursuivre leur mission et présenter aux Sénégalais les résultats de leurs investigations.

​Le député invite ainsi Takku Wallu à préciser les raisons de son retrait et les éventuelles difficultés rencontrées dans la conduite de ses travaux, plutôt que d’abandonner la commission.

​Audition d'Abdou Karim Fofana : Momar Talla Ndao défend la conduite des travaux

​En sa qualité de président de la commission d’enquête sur la cession des immeubles du patrimoine bâti de l’État, Momar Talla Ndao a également répondu aux accusations de partialité formulées par l’ancien ministre et directeur général Abdou Karim Fofana lors de son audition.

​Le député rejette ces critiques. Il explique que son rôle consiste à maintenir les échanges dans le cadre des questions posées, tout en permettant aux personnes auditionnées de répondre dans de bonnes conditions.

​Il soutient que les relances sont nécessaires lorsqu’une réponse ne permet pas d’éclaircir les faits recherchés. Selon lui, les tensions observées pendant l’audition d’Abdou Karim Fofana sont notamment liées aux difficultés rencontrées pour maintenir les échanges dans ce cadre.

​Tout en regrettant la polémique suscitée par cette séquence, Momar Talla Ndao considère que l’audition s’est déroulée de manière satisfaisante. Il estime que les Sénégalais, qui ont pu suivre les échanges, sont en mesure de se faire leur propre opinion.

​À travers ses différentes prises de position, le député de Pastef défend ainsi la poursuite des réformes parlementaires et des commissions d’enquête, qu’il présente comme des instruments de contrôle démocratique, de transparence et d’amélioration de la gestion publique.

⚡ Résumé express généré par IA, vérifié par la rédaction
- Momar Talla Ndao, député de Pastef et président de la commission d'enquête sur la cession des immeubles du patrimoine bâti de l'État, rejette les accusations de partialité formulées par Abdou Karim Fofana lors de son audition. - Il critique le recours au vote bloqué, qu'il considère comme un mécanisme de préservation de l'hyperprésidentialisme. - Il juge contradictoire le retrait annoncé de Takku Wallu des commissions d'enquête, alors que ce groupe préside lui-même la commission consacrée aux questions foncières, dirigée par Aïssata Tall Sall.
Auteur: Ndèye Astou KONATÉ
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Commentaires (14)

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    Parole ⭐ Top commentaire il y a 2 semaines
    Wakh rek! Pastef savez-vous vous mettre au travail?
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    A Parole il y a 2 semaines
    Mais ne t'inquiètes pas. Bientôt ils seront aussi dissous que du paracétamol effervescent
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    Pertinent et calme il y a 2 semaines
    Homme discret en tant que Ministre et inconnu avant par la plupart des Sénégalais, nous venons de découvrir un homme politique pertinent et posé. Interview complètement maîtrisée.
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    badubadaraa il y a 2 semaines
    pertinent? Mon œil. Il aurait dû rester caché dans son coin, et ne pas étaler ses limites.
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    Bad il y a 2 semaines
    @badubadaraa  Sois cool et calme Man !
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    ba il y a 2 semaines
    momar arrête de commenter pour te jeter des fleurs
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    Kebé il y a 2 semaines
    Des comédiens !
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    Xeme il y a 2 semaines
    Il ne faut pas perdre son temps avec les âneries des députés de Takku Wallu. Et chaque fois qu'ils posent un acte, Allah met à la disposition des sénégalais ce qui permet de les comprendre.
    Je viens de lire que le beau fils de Aissata Tall Sall, époux de sa fille, qui avait gagné le marché des bracelets électroniques pour lequel Ismaila Madior est poursuivi (et il avait laissé entendre que Aissata Tall Sall allait venir en témoin, au moins), ce beau fils qui avait été arrêté, vient d'être discrètement libéré. Alors que des TikTokeuses sont maintenues en prison parce qu'elles ont insulté d'autres TikTokeuses. Or, le beau fils de Aissata Tall Sall nous a vendu à 6 millions/pièce des bracelets électroniques qui coûtent 60 000 CFA/pièce. Le prix de 100 pour un.
    Vous pensez qu'à ces gens dont on donne des signes de leur assurer l'impunité malgré leurs crimes, on peut attendre de travailler pour la bonne gestion et la transparence au Sénégal ?
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    Lokho thi poche il y a 2 semaines
    L'opposition c'est kiraye ya pas d'autre ce parti illégitime de guedj et de yete est illégitime les sénégalais n'ont pas leur temps qui les attendent de pieds fermes si cheikh djiba et le trésor les laisse détourner l'argent public comme sous lex apr gare a lui il est surveille comme du lait sur le feu un pays pauvre ou l'on entend que des milliards et qui ne se développe jamais dette sur dette les detourments et marchés de gré à gré pour des pots de vin sont plus nombreux que tout ouvrez grand les yeux
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    Boursine il y a 2 semaines
    Le pastef est toujours dans la politique politicienne
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    POUF il y a 2 semaines
    L'interview avec daouda ngom a montre ttes ses limites
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    Cool il y a 2 semaines
    Il devrait plus s'inspirer di pdt de commission un étudiant, un ordinateur qui semble plus posé et moins impartial. Lui au moins, il essaie de jouer pleinement son rôle. J’en profite pour le féliciter même si monsieur Guèye pouvait recadrer plus les intervenants. Je lui attribue une note de 8/20. C’est un exercice pas facile du tout. Bon courage aux membres des 2 commissions.
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    Patriote il y a 2 semaines
    Arrêter cette mascarade de commission d'enquête. Vous venez d'étaler devant le monde entier, en mondovusion, vos carences et lacunes.
    Quand je pense que c'est pour ces députés qu'on a acheté des véhicules à 63 millions de FCFA avec une opacité totale, j'ai mal. Ce pays est très mal barre.
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    Bibi33 il y a 2 semaines
    Il s'est pris pour un président de tribunal avec ces "c'est moi qui donne la parole, c'est moi qui....."
    Je l'ai rarement vu parler mais il a montré la face la plus hideuse des apprentis dictateurs. On n'a pas besoin de déclamer son rôle plusieurs fois dans une échange. Ce cher cousin Saloum saloum se perd dans un exercice ou la priorité est de comprendre ce qui s'est passé plutôt que de chercher à enfoncer des citoyens.

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