Rejet du PLFR 2026 en commission : les 4 conditions que Pastef fixe au Pr Diomaye
Le groupe parlementaire Pastef-Les Patriotes a refusé d’adopter le projet de loi de finances rectificative (LFR) 2026 en l’état. Au terme des travaux en commission des finances et du contrôle budgétaire, les députés de la majorité ont posé leurs conditions pour revoir leur position.
Dans un communiqué publié ce vendredi 23 octobre 2026, le groupe parlementaire explique que son refus ne remet pas en cause la nécessité de réviser le budget pour tenir compte des nouvelles contraintes économiques. Il dénonce toutefois des désaccords sur certains arbitrages budgétaires, les modalités de financement retenues et l’insuffisance des garanties apportées à l’Assemblée nationale.
Pastef regrette également que les préoccupations de la majorité parlementaire et les demandes de la commission n’aient pas reçu toute l’attention institutionnelle attendue. « L’Assemblée nationale n’est pas une chambre d’enregistrement. Elle vote la loi et doit disposer de toutes les informations nécessaires à l’exercice de ses responsabilités », rappelle le groupe.
Les investissements et le pouvoir d’achat au cœur des exigences
Pour revoir sa position, Pastef demande d’abord la préservation des investissements publics et des priorités sociales. Le groupe souhaite un réexamen des coupes budgétaires touchant notamment la santé, l’éducation, la formation professionnelle, l’hydraulique, les infrastructures et l’industrie, ainsi que les projets structurants de l’Agenda national de transformation. Il préconise que les ajustements portent en priorité sur les dépenses jugées non essentielles.
Deuxième exigence : la protection du pouvoir d’achat des ménages et la réduction durable du coût de l’énergie. Pour Pastef, toute diminution des subventions énergétiques doit s’accompagner d’une baisse de la taxation des produits pétroliers ainsi que des coûts d’approvisionnement et de production de l’électricité. Le groupe exige également qu’aucune augmentation des prix supportés par les ménages et les entreprises ne découle de ces mesures.
120 milliards FCFA du CERP : Pastef réclame des explications
Le groupe parlementaire exige par ailleurs davantage de transparence sur les 120 milliards de francs CFA du Projet autonome de réponse d’urgence contingente (CERP). Il demande la transmission des accords conclus avec la Banque mondiale, ainsi que des justifications sur l’origine, l’affectation et l’imputation budgétaire des ressources. Pastef veut également connaître les conséquences de ces opérations sur les projets d’investissement dont les crédits sont reportés.
Autre point soulevé : le train de vie de l’État et l’encadrement des fonds spéciaux. Le groupe réclame l’accélération du programme de rationalisation du secteur parapublic, qui prévoit notamment la suppression de 19 entités et des économies budgétaires nettes d’au moins 55 milliards de francs CFA sur trois ans. Il demande aussi une réduction des dépenses de fonctionnement non prioritaires et un renforcement de la traçabilité et du contrôle des fonds spéciaux.
La sincérité budgétaire et la dette également en question
Enfin, Pastef réclame des garanties sur la sincérité budgétaire et la transparence de la dette. Le groupe demande que soient justifiés les déficits projetés pour 2026 et 2027 au regard des ajustements en cours, du changement de base du PIB (rebasing), de l’exécution effective des dépenses et, notamment, des investissements publics financés sur ressources extérieures.
Il exige également la communication des rapports d’audit de l’Inspection générale des finances (IGF) sur la dette non financière et de Forvis Mazars, ainsi que des précisions sur les engagements financiers de l’État et la trajectoire de soutenabilité de la dette.
Le groupe parlementaire affirme rester ouvert au dialogue avec le gouvernement avant la séance plénière, dans l’espoir de parvenir à un accord. Il estime que le redressement des finances publiques ne doit se faire ni au détriment du pouvoir d’achat des Sénégalais ni au prix du sacrifice des investissements nécessaires au développement du pays.
Pastef dit ainsi vouloir défendre un budget « transparent, sincère et soutenable », capable de protéger les Sénégalais aujourd’hui sans compromettre les capacités de développement du Sénégal de demain.
Commentaires (32)
Voila un LEGISLATIF qui a eu courage de dire NON à un EXECUTIF.
On se rappelle les députés de la REPUBLIQUE dormeurs, qu’on réveillait pour qu’ils applaudissent
Des malades sonko lors de.son.passage au pm n a rien fait
Ses députés sont des méchants
Khamougnu tousse
Sonko est un malade
Son heure viendra
Bandes d'iincompétents et de voleurs de fonds politiques.
Allah a si bien éclairci la situation à tel point qu'aucun hypocrite ne peut prétendre ne pas comprendre comment le Sénégal s'est retrouvé dans cette situation et qui en est responsable. Quand le Sénégal a besoin de 700 milliards, des sénégalais épinglés par des rapports de CENTIF, des IGF, proposent des cautions de 900 milliards pour ne pas aller en prison.
Face à un tableau pareil, wallahi, il faudra être d'une extrême malhonnêteté pour nier que Diomaye ne veut absolument pas sortir le Sénégal dans cette situation. Pourquoi ? Je l'ai déjà expliqué. Parce qu'il a été débauché de Pastef pour organiser un échec et permettre à une campagne médiatique de le partager avec Sonko.
En somme entre l'égalité et légitimité le choix doit être vite fait.
L’objectif est clair : pousser à la dissolution de l’Assemblée et investir sur les listes electorales tous ceux qui ont été limogés par Diomaye, parce qu’ils ne sont pas patients pour attendre 2029. Il leur faut un salaire pour continuer à maintenir le niveau de vie qu’ils se sont octroyé dans leurs précédents postes de DG, PCA et ministres.
Les grands perdants sont les députés actuellement en poste. Une fois l’Assemblée nationale dissoute, ils ne seront pas réinvestis et perdront définitivement leurs postes de députés.
Le Vrai.
chers COMPATRIOTES,
NOS MAIRIES nous font mal.. souniou bayiwoul di diaye nos documents administratifs.. SOUNIOU DER DI NA YAKHOU bitim reww.
Il y a des Camerounais , Sierra Leonais et je ne sais quoi encore.. qui ont achete des cartes d'identite, documents de voyages avec des informations SENEGALAISES qui se permettent de dire sur les RESEAUX SOCIAUX qu'ils sont des SENEGALAIS..
voici la preuve.
https://www.youtube.com/watch?v=C8XRaaztwUE
Le Vrai.
Participer à la Discussion
Règles de la communauté
💡 Astuce : Utilisez des emojis depuis votre téléphone ou le module emoji ci-dessous. Cliquez sur GIF pour ajouter un GIF animé. Collez un lien X/Twitter, TikTok ou Instagram pour l'afficher automatiquement.
Se connecter
Commentez avec votre profil, votre photo, et soyez averti des réponses.