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Fonds spéciaux : Les amendements de Me Moussa Sarr rejetés, ce que voulait changer le Gouvernement

Auteur: Yandé DIOP

Fonds spéciaux : Les amendements de Me Moussa Sarr rejetés, ce que voulait changer le Gouvernement

Fonds spéciaux : Les amendements de Me Moussa Sarr rejetés, ce que voulait changer le Gouvernement

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​Le Gouvernement souhaitait revoir plusieurs dispositions de la proposition de loi organique n° 38/2026 encadrant la gestion des crédits spéciaux. Conformité aux règles de l’UEMOA, prise en compte des urgences sociales, modalités du contrôle parlementaire et audition des ministres : le Garde des Sceaux, Me Moussa Sarr, a défendu trois amendements stratégiques, finalement rejetés par la Commission des Finances.

​En Commission des Finances et du Contrôle budgétaire, le débat sur la gestion des crédits spéciaux a dépassé l'opposition classique entre transparence et confidentialité. Représenté par le ministre de la Justice, Garde des Sceaux, Me Moussa Sarr, l’Exécutif a réaffirmé son adhésion au principe de transparence dans la gestion des deniers publics. Il a toutefois souligné que plusieurs dispositions du texte soulevaient de complexes difficultés juridiques et pratiques. Au cœur des amendements gouvernementaux : la modification des articles 14 et 70 de la loi organique relative aux lois de finances.

​UEMOA et urgences sociales : Les arguments du Garde des Sceaux

​Sur l’article 14, le Gouvernement proposait de supprimer le dernier tiret ainsi que le renvoi à une loi spécifique chargée de déterminer les modalités de contrôle des fonds spéciaux. Me Moussa Sarr a notamment invoqué la nécessité de conformer le texte à l’article 14 de la directive n° 06/2009/CM/UEMOA relative aux lois de finances au sein de l’espace communautaire.

​Le Garde des Sceaux a également pointé un vide juridique concernant la désignation de l’ordonnateur chargé de l’exécution de ces dotations. La proposition de loi ne précisant pas cette autorité, l’Exécutif suggérait de renvoyer aux dispositions de l’article 67, qui encadre les conditions d’exécution des dotations de l’État.

​Autre argument majeur développé par le ministre : les fonds spéciaux ne couvrent pas uniquement la défense, la sécurité ou le renseignement. Selon les explications fournies en commission, ces crédits sont également mobilisés lors d’urgences sociales ou d'actions de solidarité nationale — notamment pour des secours à des familles éprouvées, des prises en charge médicales urgentes ou la préservation de la cohésion sociale.

​Sur l’article 70, Me Moussa Sarr souhaitait encadrer la portée du contrôle parlementaire. L’amendement visait à retirer la mention spécifique du contrôle de « l’emploi » des crédits, tout en maintenant les prérogatives de vérification de la Commission des Finances durant l’exécution annuelle du budget. Par ailleurs, le Gouvernement demandait que l’audition des membres de l’Exécutif reste strictement régie par le Règlement intérieur de l’Assemblée nationale.

​Ajustements de forme et rejet en commission

​Les propositions gouvernementales comprenaient également des rectifications formelles. Me Moussa Sarr a demandé le rétablissement de l’intitulé exact de la loi organique n° 2020-07 tel que publié au Journal officiel, ainsi que le recentrage des références constitutionnelles de l’exposé des motifs sur l’article 67 de la Constitution (relatif à la détermination des charges et ressources de l’État).

​Malgré ces arguments, les trois amendements défendus par le Garde des Sceaux n’ont pas convaincu la majorité des membres de la Commission des Finances et du Contrôle budgétaire, qui les a rejetés.

​La proposition de loi organique n° 38/2026 a donc été adoptée en l'état par la commission. Le dernier mot revient désormais à la séance plénière, où les députés devront trancher entre l'extension du contrôle parlementaire, le respect des normes communautaires de l'UEMOA et la préservation de la discrétion nécessaire à certaines interventions de l'État.

⚡ Résumé express généré par IA, vérifié par la rédaction
- Le Garde des Sceaux Me Moussa Sarr a défendu trois amendements gouvernementaux sur la proposition de loi organique n° 38/2026 encadrant les crédits spéciaux, tous rejetés par la Commission des Finances et du Contrôle budgétaire. - Les amendements portaient sur la modification des articles 14 et 70 de la loi organique relative aux lois de finances, pour conformer le texte à la directive n° 06/2009/CM/UEMOA et encadrer le contrôle parlementaire. - La proposition de loi organique n° 38/2026 a été adoptée en l'état par la commission ; le dernier mot revient à la séance plénière.
Auteur: Yandé DIOP
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Commentaires (11)

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    Psycho il y a 1 mois
    Il faut supprimer tous les fonds spéciaux et caisses noires.
    Pour la défense et les activities sociales, les ministères respectifs peuvent s’en charger.
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    Oustaz Jacuzzi il y a 1 mois
    ne couvrent pas uniquement la défense, la sécurité ou le renseignement. Selon les explications fournies en commission, ces crédits sont également mobilisés lors d’urgences sociales ou d'actions de solidarité nationale....................CAISSES NOIRES, MASSAGES, Construction d'immeubles.............
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    Mocky il y a 1 mois
    Il faut tout faire pour que ce vol déguisé soit totalement supprimé ce pays faisant parti des 35 pays les plus pauvres du monde a d autres priorités que d enrichir ce président sans conviction et sans principe
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    NDIAYEmg il y a 1 mois
    Vraiment les fonds spéciaux occupent et hantent l'assemblée
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    Seulement au Sénégal il y a 1 mois
    Pourquoi tant de bruit au Sénégal au sujet des fonds spéciaux ! Bon Dieu de bon sang , ces fonds existe dans tous les pays du monde et vous ne verrez pas les gens dépenser tant d'énergie à en parler 24/24 et 7/7 .Mais j'oublie que le Sénégal est un pays spécial , unique en son genre
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    déclaration il y a 1 mois
    et la déclaration de patrimoine due par certains de nos compatriotes immensément riches injustifiablement riches des compatriotes épinglés depuis lors par l'OFNAC ? On n'en parle plus pour amener l'opinion publique à oublier ?? Dites donc !
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    Kiiray diomaye il y a 1 mois
    Le vol est normal dans une bonne démocratie, c'est un facteur de stabilisation sociale. De toute façon l'argent volé reste toujours entre les mains des sénégalais qui le dépense et font fonctionné l'économie. Il faut laisser faire. Vive Diomaye
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    Autodidacte il y a 1 mois
    Qu'attendez vous d'interpeller la chèvre de Mr seguin qui t'a traité de chauve souris ses collègues du gouvernement étant donne que c'est un berger il pense nourrir ses bêtes a la présidence
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    Senegalais il y a 1 mois
    La reddition de compte est un principe sacro saint inscrit dans la constitution.
    Y a pas plus normal que de rendre des comptes au peuple sur la gestion des deniers publics.
    Tous les pays dont les Fonds Spéciaux sont inscrits au budget sont des pays corrompus parce que la gestion de ces fonds échappent a tout contrôle fiable ,et donc laisse place à tous les détournements que commettent les membres de la présidence,donc de l Exécutif.
    Il faut instaurer la pendaison publique pour tous les detourneurs de déniers publiques qui compromettent le développement du pays et l avenir des générations futures.
    Comment accepter que quelques énergumènes immondes puisse t détourner des dizaines,voire centaines de milliards dans un pays pauvres ou certains citoyens n ont même pas 100 f par jour pour acheter une tasse de café ou un bol de "sombi"?
    Y en a marre de ces criminels financiers.

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