Chantiers de l'État : La réponse de Déthié Fall aux craintes de gel des projets
Le ministre des Infrastructures, Déthié Fall, défend la poursuite des projets engagés par l’État, malgré les contraintes budgétaires et les retards enregistrés sur certains chantiers. Centres de santé, routes, établissements scolaires, universités et infrastructures urbaines : il assure que les engagements du gouvernement restent maintenus, avec des ajustements dans les calendriers et les priorités de financement.
100 centres de santé et 2 500 salles de classe annoncés
Face aux interrogations sur l’état d’avancement des infrastructures, Déthié Fall se veut rassurant. Selon lui, aucun projet engagé par le président de la République ou par le ministère des Infrastructures n’est censé rester sans suivi ni calendrier d’exécution.
Le ministre reconnaît toutefois que certains chantiers routiers peuvent connaître des ralentissements, notamment en raison de l’hivernage ou de difficultés liées à l’approvisionnement en matériaux de carrière. Il assure que ces contraintes ne signifient pas pour autant que les projets sont abandonnés.
Dans le domaine sanitaire, il annonce un programme de 100 centres de santé répartis en trois lots : 35 centres accompagnés de trois hôpitaux pour la première phase, 35 centres et deux hôpitaux pour la deuxième, puis 30 centres pour la troisième.
Le secteur de l’éducation figure également parmi les priorités. Déthié Fall évoque un programme de 62 milliards de francs CFA destiné à construire 2 500 salles de classe, avec 300 mini-forages et plusieurs centaines de blocs d’hygiène et d’installations sanitaires. Le ministre affirme par ailleurs que des efforts ont été engagés avec le ministère de l’Enseignement supérieur pour accélérer la livraison des infrastructures universitaires.
Ziguinchor, Sédhiou et les autres projets dans le viseur
Dans le sud du pays, les travaux de routes et de voiries urbaines à Ziguinchor se poursuivent malgré des retards. Le ministre rappelle que la fermeture de l’aéroport de Ziguinchor avait conduit le chef de l’État à exiger le respect des engagements pris pendant la période concernée, notamment pour faciliter les déplacements et permettre l’avancement des travaux.
Déthié Fall évoque également plusieurs projets dont le financement doit être réactivé ou consolidé. Dans le secteur de l’artisanat, des discussions ont notamment été engagées avec le ministère des Finances autour d’un programme de 2 milliards de francs CFA.
Il cite aussi des projets dans la région de Sédhiou, notamment à Bignona, Marsassoum, ainsi que d’autres chantiers routiers. En parallèle, des échanges sont en cours avec les services concernés pour accompagner la modernisation de 99 communes, avec une prochaine phase portant sur 33 communes.
Pour le ministre, l’enjeu est de maintenir les engagements tout en adaptant les ressources disponibles aux contraintes financières. Il insiste sur la nécessité de planifier les dépenses, de respecter les calendriers et de hiérarchiser les priorités. « Si parfois un projet accuse du retard, ce n’est pas parce qu’il a été abandonné », soutient-il en substance, expliquant que certains chantiers doivent simplement franchir différentes étapes ou attendre une priorisation de leur financement.
Le message de Déthié Fall est donc clair : les retards observés sur certains chantiers ne doivent pas être interprétés comme un renoncement de l’État. Le ministre mise sur le suivi des projets et la réorganisation des ressources pour concrétiser les ambitions affichées en matière d’infrastructures.
Commentaires (5)
Quand on quitte les critiques hors cadres pour entrer dans les détails du différent. La LFR suit la LFI. La LFR est une finalisation de la LFI. Or la LFI était de Sonko. Et Sonko a déroulé une LFI sans restructuration de la dette, sans FMI, en trouvant des moyens internes pour payer les dettes du FMI. Le déni ne peut pas aller jusqu'à refuser de reconnaître que Sonko a fait 2 ans sans rater aucune échéance de dette, et il l'a fait sans FMI et sans restructuration. Comment vouloir lui emmener une lettre de finance qui termine ce qu'il avait commencer, et qui programme le contraire de ses solutions et vouloir qu'il la vote ? La cohérence veut qu'il la rejette. Et il aurait expliqué pourquoi si le PM avait osé un débat.
Même quand le PM choisit le soutien des médias pour nier ce qu'on reproche à sa LFR, par exemple qu'il a supprimé des investissements prévus, il confirme en pensant nier. Ou alors, c'est son ministre des finances qui fait une sortie pour nier toute suppression d'investissement, et lui il vient préciser que les 500 milliards de financement n'ont été que différés. Or, différer depuis une deuxième et dernière lettre de finance d'un exercice budgétaire c'est tout simplement supprimer.
Voilà les gymnastiques du gouvernement Diomaye.
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