Thiès : Les Boucliers de Diomaye accusent Sonko de déloyauté envers le chef de l’État
Les critiques se multiplient autour des relations entre le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, et son Premier ministre, Ousmane Sonko. À Thiès, Abdou Aziz Sarr, membre des Boucliers de Diomaye, dénonce ce qu’il considère comme une grave rupture de confiance après les déclarations du leader de Pastef sur la dette publique.
Dans une déclaration consacrée à la situation économique et sociale du Sénégal, Abdou Aziz Sarr reproche à Ousmane Sonko d’avoir reconnu, lors de sa récente conférence de presse, avoir pris l’initiative de s’exprimer sur la dette cachée sans solliciter au préalable l’autorisation du chef de l’État.
« Cette attitude constitue une grave rupture de confiance et peut être considérée politiquement comme un acte de déloyauté envers le président de la République », estime-t-il.
Pour le membre des Boucliers de Diomaye de Thiès, une communication portant sur un sujet aussi sensible que les finances publiques exige une concertation au sommet de l’État, compte tenu de ses éventuelles répercussions sur la crédibilité financière du Sénégal, ses partenaires et les conditions de financement de l’économie.
Abdou Aziz Sarr pointe également ce qu’il qualifie d’incohérence dans le discours économique d’Ousmane Sonko. Il estime que les orientations du Plan de redressement économique et social (PRES) conduit sous sa responsabilité en tant que Premier ministre, doivent elles aussi faire l’objet d’une évaluation objective, notamment en ce qui concerne leurs effets sur le pouvoir d’achat, les entreprises et le coût de la vie.
Selon lui, les dirigeants doivent assumer leurs décisions et rendre compte de leurs résultats. Le redressement économique, soutient-il, ne doit pas devenir un instrument de confrontation politique permanente, mais se traduire par des mesures concrètes en faveur des populations.
L'appel à éviter une paralysie budgétaire
Au-delà des relations entre les deux têtes de l’exécutif et du législatif, Abdou Aziz Sarr exprime ses inquiétudes face à la perspective d’un blocage parlementaire autour de la Loi de finances rectificative (LFR) de 2026 et de la loi de finances initiale (LFI) de 2027.
Il appelle les députés à privilégier le dialogue sur la question de l’encadrement des crédits spéciaux, estimant qu’un blocage prolongé pourrait compromettre l’exécution des programmes publics, retarder des dépenses essentielles et fragiliser les efforts de redressement économique.
Tout en reconnaissant la légitimité du contrôle parlementaire, il invite les élus à rechercher une solution conforme aux textes en vigueur et respectueuse des prérogatives respectives du Parlement et de l’Exécutif. Le responsable appelle également les organisations syndicales à poursuivre les discussions avec le gouvernement et à envisager une suspension des tensions sociales. Il précise toutefois que cette démarche ne remet pas en cause les droits des travailleurs, mais vise à préserver la stabilité économique et la continuité des services publics.
Enfin, à l’approche des Jeux olympiques de la jeunesse (JOJ) Dakar-2026, les Boucliers de Diomaye de Thiès appellent à dépasser les clivages politiques pour garantir la réussite de cet événement, qui sera organisé pour la première fois sur le continent africain.
Commentaires (4)
Nous avons crû à des gosses Irresponsables.
Image triste que l'on donne déjà au Pays à 5 jours des JOJ. Les délégations ne se pressent même pas pour venir en cette période d'octobre, mois le plus Chaud de l'année, ils n'y ont même pu pensé. La JOIE n'est pas là et ne sera pas là.
Participer à la Discussion
Règles de la communauté
💡 Astuce : Utilisez des emojis depuis votre téléphone ou le module emoji ci-dessous. Cliquez sur GIF pour ajouter un GIF animé. Collez un lien X/Twitter, TikTok ou Instagram pour l'afficher automatiquement.
Se connecter
Commentez avec votre profil, votre photo, et soyez averti des réponses.