Litige foncier à Sud-Foire : La fondation Cheikh Abdoul Aziz Sy réclame son expulsion, Seynabou Ndiaye brandit 22 ans d’investissements
Une affaire foncière opposant la dame d’affaires Seynabou Ndiaye à la fondation Cheikh Abdoul Aziz Sy a été évoquée ce lundi devant le juge des référés du tribunal de grande instance hors classe de Dakar. Le dossier porte sur l’expulsion de l’occupante et la démolition des constructions érigées sur un terrain de 1 000 m² à Sud-Foire. Mais l’affaire a été renvoyée au 26 octobre 2026.
À l’issue de l’audience, Me Youssoupha Camara, avocat de Seynabou Ndiaye, a contesté la qualité à agir de Cheikh Tidiane Diouf, présenté comme mandataire de la fondation. « Si vous n’avez pas de mandat, vous n’êtes pas propriétaire, vous n’êtes pas gérant ou directeur de société. Il faut avoir un mandat par procuration et il ne l’a pas », a-t-il soutenu.
La défense réclame également la prise en compte des investissements de sa cliente, qui occuperait la parcelle depuis 2004. Selon Me Camara, les constructions réalisées sur le site tournent autour de 60 et 70 millions F CFA. Il affirme aussi que sa cliente verse 50 000 F CFA par mois à la mairie depuis 2005, pour un montant cumulé qui dépasserait les 25 millions F CFA.
L’avocat prévient qu’une indemnisation sera réclamée si la justice donne raison à la fondation. « Il faudrait qu’on nous indemnise pour les constructions. Ce sera soit l’État du Sénégal, soit la mairie ou la fondation », a-t-il déclaré.
Un bail au cœur de la controverse
Le litige porte sur le lot 12 du TF 1677/NGA, situé sur les deux voies de Liberté 6, près du Samu municipal. La fondation se prévaut d’un bail de 30 ans consenti par l’État en 2010, moyennant un loyer annuel de 5 000 F CFA.
Relaxée des poursuites pour occupation illégale le 19 janvier 2024, Seynabou Ndiaye conteste les références foncières et les conditions du rattachement du bail au TF 1677/NGA. La fondation avait engagé des démarches pour faire corriger ce qu’elle présente comme une erreur matérielle, avant de saisir le juge civil pour obtenir l’expulsion et la démolition des constructions.
La défense demande notamment que soient clarifiées la localisation exacte de la parcelle et les relations entre les titres fonciers TF 1675/NGA et TF 1677/NGA.
Commentaires (9)
La vraie question, c’est de savoir comment on en est arrivé là et si tous les documents fonciers ont été vérifiés sérieusement. Surtout quand il est question de deux titres fonciers distincts et d’une prétendue erreur matérielle.
Que la justice fasse son travail, bien sûr, mais qu’on examine aussi les justificatifs, les autorisations et les investissements réalisés pendant plus de 20 ans. Le droit de propriété doit être respecté, mais la vérité doit être établie avant de détruire des constructions et de bouleverser la vie d’une personne. Force à Mme Seynabou Ndiaye, en espérant que toute la lumière soit faite sur ce dossier.🙏
Aucune.
Elle squatte le terrain.
Dans un pays, il faut des règles qu’on respecte, de l’ordre et de la sécurité juridique. Sinon on ne s’en sort pas
La lumière doit être faite sur cette affaire
Diomaye yaneiwone diay dolei diekh neu si rew mi
Participer à la Discussion
Règles de la communauté
💡 Astuce : Utilisez des emojis depuis votre téléphone ou le module emoji ci-dessous. Cliquez sur GIF pour ajouter un GIF animé. Collez un lien X/Twitter, TikTok ou Instagram pour l'afficher automatiquement.
Se connecter
Commentez avec votre profil, votre photo, et soyez averti des réponses.