Le ministre Dr Ibrahima Sy l’affaire Softcare : « Quand on dit que quelque chose existe, il faut le prouver »
Le ministre de la Santé et de l’Hygiène publique est revenu, ce vendredi, devant l’Assemblée nationale, ce vendredi 2 octobre, sur les questions liées à l’existence d’un éventuel risque sanitaire dans l’affaire Softcare. « S’il y a un domaine où il est extrêmement difficile de pouvoir évaluer les risques, c’est bien dans le secteur de la santé », a-t-il déclaré lors de l’examen du rapport de la Mission d’information parlementaire sur le dossier Softcare.
Selon lui, les investigations doivent permettre de déterminer si les matières utilisées sont elles-mêmes susceptibles de présenter un risque pour la santé.
Dans le cas de Softcare, le ministre a indiqué que les investigations avaient notamment porté sur un film de polyéthylène utilisé dans la fabrication des serviettes hygiéniques. « L’analyse de cette matière montre que c’est une substance atoxique », a-t-il dit.
À ses yeux, cette donnée scientifique ne permet pas d’établir la présence de substances toxiques dans la matière concernée.
Quid des matières premières périmées retrouvées dans les locaux de l’entreprise, Dr Sy indique que leur présence ne suffit pas à démontrer qu’elles ont été utilisées dans la fabrication des produits finis. « La question qu’il fallait élucider, c’est : ‘’est-ce que ces matières sont bien rentrées dans la production ? Est-ce qu’aujourd’hui les produits finis qui sortent sont issus de ces matières périmées’’ ? Cette utilisation n’a pas été démontrée, ni par le comité ad hoc mis en place par le gouvernement, ni par la mission parlementaire. Quand on dit que quelque chose existe, il faut le prouver. Dès lors qu’on ne peut pas le prouver, on ne peut pas prendre une décision. Sinon, on n’est pas en science », a insisté le ministre.
Il a également rappelé que l’établissement d’un éventuel lien entre une exposition et une pathologie peut nécessiter des investigations de longue durée, notamment à travers des études longitudinales ou des études cas-témoins comparant des personnes exposées et non exposées.
« Il faut faire des études longitudinales, cas-témoins, des personnes qui utilisent, des personnes qui n’utilisent pas, pour voir à long terme est-ce qu’il y a une exposition et est-ce que cette exposition-là conduit à des risques. Les décisions en matière de santé publique doivent ainsi reposer sur des éléments scientifiquement établis », a-t-il expliqué.
Commentaires (3)
Il demande qu'on sorte les preuves de ce qu'on dit. Et ce type a été des disciples de sonko, l'homme qui ne te sort jamais de preuves de ce qu'il déclare.
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