Litige foncier à Ndiakhirate : Aly Salla Kane débouté face à Gora Seck
Encore un round judiciaire remporté par Pape Gora Seck dans le contentieux foncier de Ndiakhirate. Le tribunal de grande instance de Rufisque, statuant en matière civile, a rejeté l’ensemble des demandes d’Aly Salla Kane, qui réclamait l’annulation de plusieurs ventes de terrains. Dans son jugement civil n°169, rendu le 5 août 2026 et délivré le 9 septembre, le juge a débouté Aly Salla Kane de toutes ses demandes.
Aly Salla Kane réclamait notamment l’annulation de différentes transactions et mutations, ainsi que des ventes réalisées au profit de Pape Gora Seck. Le demandeur affirmait avoir acquis auprès de la famille Seck un ensemble foncier de 27 hectares. Il soutenait avoir découvert par la suite que les superficies effectivement couvertes par les titres ne représentaient que 17,33 hectares. Les titres fonciers sont répartis sur neuf titres, comme suit : n°2924/R, 3128/R, 21048/DP, 21051/R, 21538/R, 21164/R, 21539/R, 21163/R et 3129/R.
329 millions en jeu
Face aux prétentions d’Aly Salla Kane, Pape Gora Seck a produit une autre version des faits. Il soutient avoir acquis plusieurs titres directement auprès du demandeur, pour un montant global de 329 042 000 FCFA. À l’appui, il a versé au dossier des justificatifs bancaires, des relevés de compte ainsi que des éléments relatifs à des versements effectués auprès de la BHS et de la CBAO. Pour Pape Gora Seck, les opérations ont été réalisées avec le consentement d’Aly Salla Kane, lequel a signé les actes en connaissance de cause.
L’argument de l’illettrisme avancé par ce dernier n’a pas davantage convaincu le tribunal. Les juges retiennent notamment que l’illettrisme ne se présume pas et que les circonstances du dossier ne permettaient pas de remettre automatiquement en cause la validité des actes signés devant notaire.
Les opérations avaient, en outre, été réalisées devant la notaire Me Binta Thiam Diop, avec les formalités relatives à la vérification de l’état foncier, au paiement du prix, à la signature des actes et à leur régularisation auprès des services compétents.
La plainte pénale n’a pas suspendu la procédure
Aly Salla Kane demandait également au tribunal de surseoir à statuer dans l’attente des suites d’une plainte déposée à la Division des investigations criminelles (DIC) pour abus de confiance, faux et usage de faux. Le tribunal considère qu’un simple dépôt de plainte ne suffit pas, à lui seul, à imposer le sursis dans une procédure civile. Le demandeur ne démontrait surtout pas que cette plainte avait donné lieu à une mise en mouvement effective de l’action publique devant la juridiction répressive.
Au final, le juge a rejeté le sursis, reçu l’action, mais débouté Aly Salla Kane de l’ensemble de ses demandes. L’exécution provisoire a été déclarée sans objet et les dépens mis à la charge du demandeur.
Commentaires (161)
La vie n’est pas éternelle et le jugement d’Allah vous attend. Craignons Allah Soubhanala. Le mensonge ne peut triompher devant la vérité. Wassalam. Qu’Allah protège Elhadji Papa Gora Seck et sa famille de ses tentatives de malveillants, malhonnêtes citoyens
J'ai bien dit que Gora a falsifié les signatures de Aly Sala Kane devant la notaire. Aly Sala Kane n'a jamais signé aucun document concernant une quelconque vente pour Gora Seck.
Au contraire c'est Aly Sala Kane qui l'a fait sortir de la pauvreté et de la misère car Gora était un simple courtier qui rasait les murs de Aly Sala Kane jusqu'à ce que le projet lui soit confié. Après il a trahi Aly Sala Kane en mutant les terrains en son nom en complicité avec le Clerc de Me Bineta Thiam Diop la notaire.
C'est Gora qui doit craindre Son seigneur. Aly Sala était milliardaire avant de connaître le pauvre Gora Seck qui était un simple technicien. Wa salam
Le principe selon lequel « le pénal tient le civil en l’état » s’applique dans cette affaire . Les faits allégués étant particulièrement graves, leur qualification pénale et leurs conséquences judiciaires devront être examinées avec toute la rigueur nécessaire avant que les juridictions ne se prononcent sur les aspects civils, selon les règles de procédure applicables.
Au Sénégal, certains semblent accorder davantage d’importance aux bavardages qu’à la connaissance, au savoir et à la rigueur des faits. Pourtant, dans une affaire aussi sérieuse, ce ne sont ni les discours ni les prétentions qui font la vérité, mais les preuves et les décisions de justice.
Le vieux Seck que nous connaissons très bien devrait donc mesurer la gravité de la situation : on ne peut pas prétendre exercer une activité de courtage tout en usurpant des titre de propriété ou de falsification de documents de son mandant . Si ces accusations sont établies par la justice , les conséquences pourraient être lourdes.
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