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24 ans après le Joola, nos mauvaises habitudes flottent toujours !

Auteur: Mass Massamba NDAO

24 ans après le Joola, nos mauvaises habitudes flottent toujours !

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Vingt-quatre ans après le naufrage du Joola, le Sénégal se souvient. Prières, recueillement, hommages… Le pays baisse la voix pour honorer ses morts. Mais il suffit de quitter la cérémonie pour retrouver nos vieilles habitudes. Comme si la mémoire s’arrêtait au cimetière.

Le Joola avait sombré sous le poids des négligences, des surcharges et des irresponsabilités. Vingt-quatre ans plus tard, certaines de ces mauvaises habitudes n’ont pas pris une ride. Elles roulent même à tombeau ouvert.

Sur nos routes, les véhicules surchargés défient les règles, les agents et parfois simplement… le bon sens. Un véhicule conçu pour quinze passagers en embarque dix-neuf, parfois davantage. Dans le "Cheikhou Charifou", monter à bord ressemble alors à une loterie : on prend son ticket, on fait une petite prière et on espère que le chauffeur n’a pas confondu le volant avec un joystick de PlayStation.

Quant aux « Jakarta », certaines sont devenues de véritables cercueils ambulants. Sans casque, à vive allure, elles slaloment entre camions, bus et voitures, comme si la route était un circuit et la vie une partie dont on pouvait recommencer la partie.

Et les accidents ? Toujours plus violents. Toujours plus de victimes. Toujours les mêmes discours après coup : « Il faut renforcer les contrôles », « il faut sanctionner », « plus jamais ça ».

Puis quelques jours passent… et nous recommençons.

Le plus terrible dans le drame du Joola, ce n’est peut-être pas seulement ce que nous avons oublié. C’est ce que nous prétendons avoir appris.

Nous pleurons admirablement nos morts. Mais pour les épargner, il faudrait peut-être commencer par respecter les vivants.

⚡ Résumé express généré par IA, vérifié par la rédaction
- Vingt-quatre ans après le naufrage du Joola, le Sénégal honore ses morts par des prières et des hommages. - Sur les routes, des véhicules surchargés défient les règles, comme le "Cheikhou Charifou" qui embarque plus de passagers que prévu. - Les "Jakarta" sont décrites comme des cercueils ambulants, slalomant sans casque à vive allure, avec des accidents toujours plus violents.
Auteur: Mass Massamba NDAO
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Commentaires (2)

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  • avatar
    Summum d'inconscience il y a 1 mois
    Mais ça a commencé une semaine après naufrage...Vite oublié avec Diaga Ndiaye en surcharge, nombreux de morts sur la route de Touba etc... C'est le plus gros triste échec en histoire retenue du drame du "Joola". Le reste des larmes de crocodiles pour certains qui n'ont pas vécu ce drame de près.

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