Macky, Sonko, Diomaye : à chacun son agenda
Tout d’un coup, le bruit a repris de plus belle. Le vent s’est levé et, avec lui, les querelles politiques ont retrouvé leur place dans le quotidien sénégalais. Comme si le pays pouvait difficilement passer quelques jours sans un nouvel épisode de son interminable feuilleton politique.
Macky Sall, ancien président de la République, a retiré sa candidature au poste de secrétaire général des Nations unies. Un combat qui semblait mal engagé, mais dont l’issue aurait pu lui offrir un nouveau souffle politique, y compris sur la scène nationale. Vingt-quatre heures plus tard, Ousmane Sonko sort de son silence. Le leader de Pastef agite la menace d’un blocage du budget 2027 si le gouvernement ne s’engage pas dans des discussions « franches et sincères » avec l’Assemblée nationale, où son camp est majoritaire.
Dans la foulée, des responsables de Kiiraay, le parti présidentiel, accusent Pastef de vouloir paralyser le fonctionnement de l’État. Le décor est planté. Les accusations fusent, les lignes bougent et chacun semble déjà compter ses troupes. Macky, Sonko, Diomaye : à chacun son agenda.
A lire aussi : "Loi de finances rectificative : comment Diomaye Faye peut contourner Ousmane Sonko"
Derrière ce vacarme, les positionnements se précisent à l’approche des élections locales, avec, en toile de fond, l’hypothèse de législatives anticipées en cas de dissolution de l’Assemblée nationale. Au sein de l’Alliance pour la République (APR), les ambitions de reconquête se font plus audibles. Certains espèrent un retour de Macky Sall au pays, tandis que les signes de rapprochement entre l’ancien chef de l’État et son successeur, Bassirou Diomaye Faye, alimentent les spéculations. Le président de la République avait soutenu la candidature de son prédécesseur à l’ONU, lui offrant une visibilité diplomatique qui n’est pas passée inaperçue.
De quoi rebattre les cartes ? Peut-être. Une troisième voie pourrait-elle émerger dans ce paysage dominé par deux pôles : Ousmane Sonko et ses « Patriotes », d’un côté, Bassirou Diomaye Faye et les « Patriotes républicains », de l’autre ? La politique sénégalaise n’a jamais manqué de surprises. Les alliances d’hier ne sont pas toujours celles de demain, et les soutiens d’aujourd’hui ne valent pas nécessairement blanc-seing pour demain.
Mais pendant que les états-majors affûtent leurs stratégies, les Sénégalais, eux, ont d’autres urgences. Lors de sa conférence de presse, Ousmane Sonko a annoncé une hausse prochaine et « inévitable » de certains prix, liée à la levée de certaines subventions. Une perspective difficile à encaisser pour des ménages déjà éprouvés, au moment où les dépenses de rentrée scolaire pèsent lourd sur les budgets familiaux.
Même si le gouvernement a mobilisé hier une dizaine de ses membres pour rassurer les Sénégalais, le climat social reste tendu, avec des mots d’ordre de grève annoncés dans plusieurs secteurs. De quoi ajouter à l’inquiétude des citoyens, déjà préoccupés par le coût de la vie et l’incertitude du lendemain.
Dans les maisons, on calcule, on se prive, on cherche comment joindre les deux bouts. Dans les arènes politiques, on calcule aussi, mais les enjeux ne sont pas les mêmes. Les uns pensent aux prochaines échéances, les autres à la prochaine dépense.
Alors, espérons que l’hivernage tienne ses promesses et que les récoltes soient bonnes. Elles pourraient contribuer à atténuer le choc pour les ménages ruraux et à soulager les marchés.
Car, au Sénégal, les saisons passent, les difficultés persistent et les ambitions politiques ne prennent jamais de vacances. Macky, Sonko, Diomaye et même les autres: chacun poursuit son agenda. Le peuple, lui, attend toujours des réponses à ses préoccupations. Et ses factures, elles, n’attendent pas.
Commentaires (26)
Cette posture puérile de Sonko n'aura aucune conséquence sur l'économie. Sonko vit ses derniers jours politiques. Telle une cabris sur l'autel, on peut lui concéder ses derniers soubresauts. Kuy bëgë dee wexú.
Cette posture puérile de Sonko n'aura aucune conséquence sur l'économie. Sonko vit ses derniers jours politiques. Telle une cabris sur l'autel, on peut lui concéder ses derniers soubresauts. Kuy bëgë dee wexú.
Pourquoi metrte Macky dans le jeu?il est out depuis longtemps il faut arrêter de manipuler l'opinion on n'est pas dans un marché de dupes!!!
Aussi Simple que ca
Diomaye essuyerait le même échec malgré le soutien que lui apporterait Macky Sall.
Rappelons que ce dernier et APR avaient été rejetés par les sénégalais lors des dernières élections présidentielles
Diomaye n'existe pas. Macky a cessé d'exister, ayant été grillé à la candidature de l'ONU pour servir de carte pour les négociations de Macron. Il y a Sonko face au lobby de la France Afrique.
Et la période est favorable à Sonko. L'Occident est en déroute partout. Les manifestants français ont foutu la diarrhée à Macron qui a fui chez les pays arabes chercher de l'argent. Tous les bénis oui oui africains sont devenus orphelins et sont devenus brusquement sages, ils ont commencé à montrer qu'ils aiment l'Afrique. Brusquement. La CEDEAO accepte les conditions de l'AES, Maxky retire sa candidature, Parce que leur papa Macron est préoccupé par sa diarrhée. Il n'a pas de temps a occuper à leurs ego de nègres.
Et c'est à ce mauvais moment, quand le maître à la diarrhée à cause de la trouille infligée par les élèves de France, c'est à ce moment que Diomaye veut aller se faire le nouveau disciple. Vouloir être le nouveau talibé du maître dont le ventre court (pour parler local). Diomaye, c'est comme s'il n'a jamais fait d'études de sa vie. Autrement, je ne comprend pas comment peut-on être aussi aveugle.
Participer à la Discussion
Règles de la communauté
💡 Astuce : Utilisez des emojis depuis votre téléphone ou le module emoji ci-dessous. Cliquez sur GIF pour ajouter un GIF animé. Collez un lien X/Twitter, TikTok ou Instagram pour l'afficher automatiquement.
Se connecter
Commentez avec votre profil, votre photo, et soyez averti des réponses.