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L'école sénégalaise sacrifiée sur l'autel de la rigueur (par Adama Sy)

Auteur: Adama SY

L'école sénégalaise sacrifiée sur l'autel de la rigueur (par Adama Sy)

L'école sénégalaise sacrifiée sur l'autel de la rigueur (par Adama Sy)

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Le budget du ministère de l’Éducation nationale passe de 990,8 à 959,5 milliards de FCFA dans le projet de loi de finances rectificative (LFR) 2026, soit une baisse de 31,3 milliards. Dans le même temps, les crédits de paiement de la Présidence de la République progressent de 204,5 à 223,8 milliards. Un contraste qui interpelle, alors que l’école sénégalaise fait face à un déficit d’enseignants, à la persistance des abris provisoires et à des tensions syndicales susceptibles de perturber les apprentissages.

​Dans un contexte de fortes contraintes sur les finances publiques, ces évolutions posent une question essentielle : quelles priorités l’État entend-il protéger lorsqu’il revoit ses dépenses ? La hausse des crédits de la Présidence ne signifie pas que les sommes retranchées à l’Éducation nationale lui ont été directement transférées. Elle soulève néanmoins des interrogations sur les choix budgétaires opérés, au regard des besoins persistants du système éducatif.

A lire aussi : "Dès 3 ans, l'école des riches, des pauvres et des territoires oubliés : L'inquiétante réalité du préscolaire au Sénégal"

​Sur le terrain, le manque d’enseignants, les abris provisoires et l’insuffisance des infrastructures continuent de peser sur les conditions d’apprentissage. À ces difficultés s’ajoutent les revendications des syndicats d’enseignants, notamment celles portées par le G7, qui font craindre de nouvelles perturbations des cours. Dans ce contexte, toute révision budgétaire concernant l’école mérite une attention particulière.

​Quels postes de dépenses seront concernés par cette réduction ? Les recrutements d’enseignants, la construction de salles de classe et les programmes destinés à améliorer la qualité des apprentissages seront-ils préservés ? Quels engagements l’État prend-il pour éviter que les contraintes financières ne se traduisent par une dégradation des conditions d’enseignement ?

​Pour obtenir davantage de précisions sur les postes budgétaires concernés et les éventuelles conséquences de cette révision, nous avons tenté de joindre les services du ministère de l’Éducation nationale, sans parvenir à obtenir de réponse au moment de la rédaction de cette contribution.

​Une baisse des crédits ne signifie pas nécessairement une réduction immédiate de tous les moyens disponibles dans les établissements. Elle appelle toutefois des explications sur les arbitrages retenus et leurs conséquences éventuelles. Les autorités doivent faire preuve de transparence et préciser comment elles entendent préserver les investissements et les programmes essentiels à l'éducation.

A lire aussi : "Grève du G7 : Guirassy appelle à une trêve jusqu’après les JOJ"

​Les contraintes financières de l’État sont réelles, tout comme le poids de la dette. Mais elles ne font disparaître ni les besoins des établissements ni les attentes des enseignants, encore moins le droit des enfants à apprendre dans de bonnes conditions. La rigueur budgétaire ne saurait dispenser l’État de ses responsabilités envers l’école.

​Une dette peut être rééchelonnée, un budget révisé, mais le temps d’apprentissage perdu par un enfant est difficile à rattraper. Au-delà des milliards et des arbitrages, l’enjeu est de préserver les conditions d’un enseignement de qualité. Chaque journée de cours compte. L’école sénégalaise ne doit pas devenir la variable d’ajustement des difficultés financières de l’État.

⚡ Résumé express généré par IA, vérifié par la rédaction
- Le budget du ministère de l'Éducation nationale passe de 990,8 à 959,5 milliards de FCFA dans le projet de loi de finances rectificative 2026, soit une baisse de 31,3 milliards. - Les crédits de paiement de la Présidence de la République progressent de 204,5 à 223,8 milliards de FCFA. - L'école sénégalaise fait face à un déficit d'enseignants, à la persistance des abris provisoires et à des tensions syndicales, notamment celles portées par le G7.
Auteur: Adama SY
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Commentaires (11)

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    Jahman il y a 2 semaines
    Pendant ce temps le budget de la présidence a été augmenté et supérieur à celui de la présidence française. Un pays raté l'éducation de ses fils produits des délinquants et des ignares. Le budget de la présidence devrait être diminué de la moitié et l'affecter à l'éducation nationale.
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    SORONTOME il y a 2 semaines
    Ce que les gens doivent comprendre, la Direction des Constructions Scolaires (DCS) n'est plus logé au Ministère de l'éducation nationale depuis le gouvernement de Sonko 2. A ce titre, les crédits de construction d'infrastructures éducatives seront logés au Ministère des Infrastructures, des transports terrestres et aériens. Il est normal que le budget du Ministère de l'éducation nationale soit revu à la baisse si on lui ampute cette Direction stratégique comme l'a voulu SONKO. Ne faisons pas de la politique policienne mais comparons les budgets par rubriques et non par ministères sectoriels.
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    ça, c'est clair il y a 2 semaines
    Ce que vous avez expliqué est compréhensible et c'est des arguments techniques comme qu'il faut expliquer aux gens. Si non les gens vont théoriser dans tous les sens.
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    iba il y a 2 semaines
    pertinente et utile contribution.
    Nos états se fouttent des priorités et des urgences de la population. On tue la santé, l'éducation pour grossir des fonds de voleurs après on nous raconte des salades. C'est pas serieux . c'est une déception que moi j'ai . Je comprend les difficultés avec la grosse dette que Macky nous a légué mais il y a de ces actes et orientations que je pensais fini mais erreur c'est encore le système.
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    PROZET il y a 2 semaines
    dans le LFR , les 30 Milliards dont vous parlez , vont etre verser directement dans les Fonds intergénérationnel (FIG) .
    et coome la FIG est géré par la presidence , le budget augment naturellment .
    ces 30 millards ne sont pas laissé à le guise du PR .
    Vous etes de mauvaise foi , vous n'avez meme pas essayé de lire la LFR .
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    Io il y a 2 semaines
    Quel titre!
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    Mdr ! On aurait compris sur l'autel de l'austérité....mais bon il y a 2 semaines
    Cherchez l'erreur
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    mon il y a 2 semaines
    Waw madame sa classe bi professionelle nadi. Tres bien ca se voit que tu aimes ton travail.
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    Kouthiate il y a 2 semaines
    Pour une fois : Bravo Seneweb ! 🙏 Voilà les articles dont le citoyen a besoin pour s'informer et réfechir
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    Xeme il y a 2 semaines
    L'école sénégalaise sacrifiée sur l'autel des besoins du FMI, mais il n'a pas intérêt à le dire. Parce que ce serait laisser comprendre le combat de Sonko.
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    Laam Tooro il y a 1 semaine
    Les fondations de président ont encaissé déjà des centaines des millions 😂😂😂

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