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Entre business à 50 francs, risques de contamination et loi plastique ignorée : La vérité sur l'enfer des eaux en sachet

Auteur: Léna THIOUNE

Entre business à 50 francs, risques de contamination et loi plastique ignorée : La vérité sur l'enfer des eaux en sachet

Entre business à 50 francs, risques de contamination et loi plastique ignorée : La vérité sur l'enfer des eaux en sachet

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À Dakar, il suffit d’une chaleur écrasante et de 50 francs CFA pour voir apparaître le même geste : mordre un sachet d’eau et reprendre sa route. De Sandaga aux unités de production, ce petit emballage accompagne le quotidien de milliers de Sénégalais. Mais sa consommation massive soulève désormais des questions sur sa qualité sanitaire, son impact environnemental et l’avenir d’une filière devenue incontournable. Seneweb a mené l’enquête sur un fait de société qui pourrait se transformer en problème de santé publique et en bombe environnementale…

Aux abords du marché de Sandaga, des femmes, un seau d'eau fraîche à leurs pieds, proposent des sachets d’eau. Alignés sur le trottoir dans ce quartier de Plateau, haut lieu du commerce dakarois, une petite dizaine de vendeurs à la sauvette proposent le précieux liquide sur des étals de fortune. Ce mardi 15 juillet, il est 12 h et le soleil martyrise les corps qui dégoulinent de sueur. Une glacière bleue attire régulièrement les regards. À l’intérieur, des dizaines de sachets d’eau plongent dans la glace. « Cinquante francs ! », lance la vendeuse en tendant un sachet à un client pressé. D’un geste devenu presque automatique, celui-ci mord le coin du plastique, boit quelques gorgées, puis reprend son chemin.

Plus loin, les commerçants débordent d’activité, les clients se pressent dans les transports en commun et les klaxons se mêlent aux appels des vendeurs. Dans cette fourmilière où chaque minute compte, le sachet d’eau circule de main en main. Amadou Niang, un conducteur de moto d'une vingtaine d'années, la casquette inclinée, s’arrête, tend une pièce et récupère son sachet. En usant de ses dents qui ont perdu de leur blancheur, le jeune homme boit quelques gorgées puis reprend sa route.

À Sandaga, comme dans plusieurs quartiers de Dakar, le sachet d’eau fait partie du décor. Pour les vendeuses, c’est un petit commerce mais une activité essentielle. Installées à même le trottoir, des femmes surveillent leurs seaux remplis de sachets glacés. Elles interpellent les clients tout en gardant un œil sur leur marchandise. « Quand il fait chaud, les gens achètent beaucoup. Certains préfèrent cela parce qu’une bouteille coûte plus cher », explique Saly Fall, vendeuse. À 50 francs CFA l’unité, le sachet répond à une réalité économique. Dans les marchés, les gares routières ou aux abords des grandes artères, il permet à de nombreux Sénégalais de se désaltérer rapidement sans trop dépenser.

Les consommateurs peu informés du danger

Des producteurs aux distributeurs, en passant par les vendeurs ambulants, plusieurs milliers de personnes vivent directement ou indirectement de cette activité. Mais cette consommation devenue banale soulève aujourd’hui de nouvelles interrogations. Pendant longtemps, peu de consommateurs se sont interrogés sur l’origine ou les conditions de fabrication de cette eau. Le sachet est acheté, ouvert et consommé en quelques secondes.

Pourtant, une récente étude de chercheurs de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD) a remis la question de la qualité sanitaire au centre du débat. De quoi provoquer des inquiétudes chez les consommateurs et relancer les questions sur les conditions de production, de stockage et de contrôle de cette filière.

À Sandaga, comme dans d’autres artères dakaroises, les sachets continuent de sortir des glacières. L’eau en sachet vendue à 50 francs est-elle toujours synonyme de fraîcheur et de sécurité ? « On en a entendu parler mais on n’a pas encore vu les clients se plaindre », évacue Marième Seck, qui quitte Pikine chaque jour pour son commerce.

 Les conclusions de l’étude de l’UCAD

Longtemps perçu comme un produit accessible et sans danger, le sachet d’eau est désormais au cœur d’une controverse sanitaire. Une étude menée par des chercheurs de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar révèle une forte proportion d’échantillons présentant des signes de contamination microbiologique.

Présentée le 23 juin dernier lors de la Journée scientifique sur la sécurité sanitaire des aliments, cette étude a porté sur 100 échantillons d’eau en sachet issus d’une cinquantaine de marques commercialisées à Dakar et à Mbour. Les résultats sont préoccupants. Selon les chercheurs du Laboratoire de Microbiologie Appliquée et de Génie Industriel de l’École supérieure polytechnique (ESP) de l’UCAD, 82 % des échantillons analysés n’étaient pas conformes aux normes microbiologiques de potabilité.

Les analyses ont notamment porté sur les indicateurs de contamination bactérienne, dont les coliformes fécaux et les streptocoques fécaux, qui permettent d’évaluer la présence possible d’une pollution d’origine fécale. L’étude indique également que 80 % des échantillons présentaient une contamination à 37°C et 84 % à 22°C pour la flore aérobie mésophile totale (FAMT), des paramètres utilisés pour apprécier la qualité microbiologique globale de l’eau.

À l’inverse, seuls 4 % des sachets analysés ont été considérés comme conformes aux normes sanitaires, tandis que les autres présentaient différents niveaux de non-conformité. Pour les auteurs de l’étude, ces résultats traduisent « une hygiène défectueuse dans la transformation » et constituent « un risque sanitaire » pour les populations qui consomment quotidiennement cette eau. Les chercheurs recommandent notamment de renforcer le contrôle de la vente d’eau conditionnée en sachet, mais aussi de mieux informer les consommateurs sur les risques potentiels.

Cette étude pose également la question des différentes étapes qui séparent la production du moment de la consommation. Une eau conforme à la sortie du traitement peut-elle être contaminée lors du conditionnement, du transport ou du stockage ?

 L’hydrologue Adrien Coly appelle à la prudence et pointe les risques de contamination après traitement

Les résultats de l’étude de l’Université Cheikh Anta Diop sur la qualité microbiologique des eaux en sachet commercialisées à Dakar et Mbour suscitent des interrogations. Mais pour l’hydrologue Adrien Coly, enseignant-checheur à l’Université Gaston Berger de Saint-Louis, ces données doivent être analysées avec précaution.

Sans remettre en cause le travail des chercheurs, il estime que la taille de l’échantillon appelle à approfondir les investigations. « 60 sachets d’eau, c’est relativement faible », explique-t-il (l'étude mentionnant par ailleurs 100 échantillons). M. Coly invite à poursuivre les analyses pour mieux mesurer l’ampleur réelle du phénomène. Pour lui, la question essentielle n’est pas forcément celle de la qualité de l’eau à la sortie des unités de traitement, mais plutôt celle de ce qui peut se produire après.

L’hydrologue avance l’hypothèse d’une contamination liée aux manipulations dans la chaîne de conditionnement. « C’est peut-être une contamination, simplement, liée à la manipulation des sachets dans le dispositif, dans cette petite industrie », estime-t-il. Selon lui, la qualité de l’eau produite par les grands opérateurs du secteur répond globalement aux exigences sanitaires. Il cite notamment les efforts réalisés par la SONES et la Sen’Eau dans le suivi de l’eau distribuée aux populations. « Le Sénégal est dans les standards de l’eau potable », affirme-t-il. L’hydrologue rappelle que les stations de traitement disposent de laboratoires de contrôle pour surveiller la qualité de l’eau.

Mais cette qualité initiale ne suffit pas toujours à garantir un produit sûr jusqu’au consommateur. « Cette eau peut être dégradée par nous-mêmes lors du puisage », avertit-il. Les conditions de stockage, l’utilisation de contenants mal entretenus ou encore certaines pratiques de manipulation peuvent, selon lui, favoriser une contamination après le traitement.

Les forages privés dans le viseur

Au-delà des unités de production, Adrien Coly attire également l’attention sur un autre facteur : les forages privés. « Ces forages-là ne sont pas contrôlés et peuvent avoir ces problèmes de contamination », souligne-t-il. Selon l’enseignant-chercheur, certains forages installés dans des habitations peuvent être exposés à des sources de pollution, notamment lorsqu’ils sont situés à proximité de fosses ou de puits perdus. Une situation qui pourrait représenter un risque sanitaire, particulièrement dans les zones où le contrôle des ressources en eau souterraine reste limité.

Pour Adrien Coly, les résultats de l’étude de l’UCAD doivent surtout servir de point de départ à des investigations plus larges. Il appelle à distinguer plusieurs éléments : la qualité de la ressource en eau utilisée, les conditions de production, les pratiques de stockage et les circuits de distribution. Car selon lui, la question n’est pas seulement de savoir si l’eau est bonne au départ, mais de comprendre à quel moment elle peut perdre sa qualité avant d’arriver au consommateur.

 Le Collectif des acteurs de l’eau en sachet au Sénégal défend la filière

Après l’étude de l’Université Cheikh Anta Diop révélant des niveaux élevés de non-conformité microbiologique dans plusieurs échantillons d’eau en sachet, les acteurs de la filière montent au créneau. Le Collectif des acteurs de l’eau en sachet au Sénégal (CAES) conteste les conclusions de l’étude et pointe du doigt les producteurs clandestins.

Pour Balla Diop, secrétaire général du CAES, les résultats présentés ne permettent pas de remettre en cause l’ensemble d’un secteur qui approvisionne quotidiennement des milliers de Sénégalais. « Nous dénonçons encore une fois ce que vous qualifiez d’étude. Nous ne la qualifions pas d’étude à notre niveau », affirme-t-il, estimant que les travaux présentés ne répondent pas aux exigences d’une recherche scientifique approfondie. Selon lui, la communication autour de ces résultats a surtout contribué à installer une inquiétude chez les consommateurs. Il rappelle que l’eau en sachet est consommée depuis plusieurs années par une grande partie de la population et qu’elle a joué un rôle dans l’accès à une eau conditionnée à faible coût. « Ces populations-là qui ont toujours utilisé ces sachets d’eau depuis plus de 20 ans se tournaient vers ce produit de qualité », soutient-il.

Si le CAES rejette une remise en cause globale du secteur, ses responsables reconnaissent toutefois l’existence d’un problème lié aux unités clandestines. « Nous sommes conscients qu’il y a des unités que l’on peut qualifier de clandestines et qui ne répondent pas aux normes d’hygiène, ni aux normes administratives pour pouvoir produire de l’eau au Sénégal », reconnaît Balla Diop. Pour le collectif, ces opérateurs informels constituent une menace à la fois pour les consommateurs et pour les entreprises qui respectent les règles.

Mamadou Lamine Ndiaye, coordonnateur du CAES à Dakar, dénonce notamment les pratiques de certaines unités qui fonctionneraient sans autorisation et dans des conditions éloignées des standards exigés. « Ces producteurs imitent même les marques connues. Si un consommateur ne fait pas attention, il peut facilement confondre une contrefaçon avec une marque reconnue », explique-t-il. Selon lui, la filière compte environ 700 unités de production légalement constituées, auxquelles viennent s’ajouter des acteurs clandestins difficiles à quantifier.

Pour lutter contre ces pratiques, le CAES plaide pour une collaboration renforcée avec les services de contrôle de l’État. Mamadou Lamine Ndiaye estime que les inspecteurs du Commerce devraient travailler davantage avec les professionnels du secteur, qui disposent, selon lui, d’une meilleure connaissance du terrain. « Nous connaissons parfaitement les acteurs du secteur. Nous disposons même d’une cartographie des unités de production sur l’ensemble du territoire », affirme-t-il. Le collectif souhaite également une application plus stricte des sanctions contre les unités non conformes. Selon ses responsables, certaines structures sanctionnées reprennent leurs activités quelques jours seulement après les contrôles.

Ces derniers mois, plusieurs opérations ont pourtant été menées par les autorités. À Dakar et dans sa banlieue, des unités clandestines ont été démantelées après des contrôles ayant révélé l’utilisation de fausses autorisations administratives. Pour le CAES, la priorité n’est donc pas d’interdire l’eau en sachet, mais d’assainir une filière qui reste indispensable pour de nombreux consommateurs.

Un « Si Belle » exemple en matière de qualité

Dans un secteur secoué par les inquiétudes sanitaires, les producteurs formels veulent montrer patte blanche. Chez Transversal, l’entreprise qui commercialise la marque Si Belle depuis 2004, la qualité est présentée comme le principal argument de confiance. Dans les locaux de l’usine, chaque étape de production fait l’objet d’une surveillance particulière. De l’arrivée de l’eau au conditionnement des sachets, les responsables assurent que plusieurs contrôles sont effectués pour garantir la conformité du produit. « Transversal a été créée en 2004. Cela fait plus de vingt ans que nous sommes présents sur le marché. Ce qui nous a maintenus jusqu’à aujourd’hui, c’est la qualité de notre produit. La direction a toujours fait de la qualité une priorité », explique Mamadou Dia, responsable Qualité, Hygiène et Sécurité.

L’entreprise affirme utiliser exclusivement l’eau distribuée par Sen’Eau avant de lui appliquer des traitements complémentaires. « Nous prenons l’eau de la Sen’Eau. Ensuite, nous procédons à une déchloration, puis à plusieurs étapes de filtration jusqu’à un micron », détaille Mamadou Dia. Dans l’usine, les équipes effectuent quotidiennement des analyses physico-chimiques pour suivre plusieurs paramètres : le chlore résiduel, le pH, la turbidité ou encore la dureté de l’eau.

À ces contrôles internes s’ajoutent des procédures de sécurité sanitaire basées sur le système HACCP, une méthode qui consiste à identifier les risques potentiels à chaque étape de production afin de mieux les maîtriser. Pour les responsables de Transversal, la fabrication d’un sachet d’eau ne se résume donc pas au simple remplissage d’un emballage plastique. Elle repose sur une succession d’étapes de contrôle. L’entreprise met également en avant des certifications et des analyses réalisées par des organismes indépendants. « Depuis 2019, nous sommes certifiés par l’Association sénégalaise de normalisation », affirme Mamadou Dia.

Selon « Si Belle », des analyses microbiologiques sont réalisées régulièrement en interne puis confirmées par l’Institut Pasteur de Dakar. Cette double vérification vise, explique-t-il, à garantir la fiabilité des résultats et à prévenir tout risque sanitaire. Le responsable qualité assure que l’entreprise n’a jamais connu d’incident majeur lié à la sécurité de son eau.

Pour Mamadou Dia, les éventuelles contaminations observées dans le secteur peuvent aussi être liées aux conditions après la sortie d’usine. « Les rares cas que nous rencontrons proviennent généralement des conditions de stockage chez les détaillants, pas du processus de production », estime-t-il. Transport, exposition au soleil, manipulation par les vendeurs ou conditions de conservation : autant de facteurs qui peuvent, selon lui, influencer la qualité du produit avant son arrivée chez le consommateur.

L’entreprise emploie entre 200 et 300 personnes selon les périodes de l’année. Pour ses responsables, défendre la qualité de l’eau en sachet revient aussi à protéger une activité économique qui fait vivre de nombreux travailleurs. Alors que la filière est aujourd’hui sous pression après les révélations de l’étude de l’UCAD, les producteurs formels veulent établir une distinction claire entre leurs pratiques et celles des unités clandestines.

 Les limites de l’application de la loi sur le plastique

Il est partout. Dans les marchés, les transports en commun, les rues de Dakar et les quartiers populaires. Le sachet d’eau accompagne le quotidien des Sénégalais, mais il laisse aussi derrière lui une empreinte environnementale devenue difficile à ignorer. Adoptée en 2020, la loi n°2020-04 relative à la prévention et à la réduction de l’incidence des produits plastiques sur l’environnement interdit pourtant « les sachets destinés et utilisés pour conditionner l’eau ou toute autre boisson » à des fins de mise sur le marché.

Sur le papier, le sachet d’eau ne devrait donc plus exister. Dans la réalité, il continue d’être vendu massivement. Plusieurs années après l’adoption du texte, son application reste limitée. Au ministère de l’Environnement et de la Transition écologique, les responsables reconnaissent plusieurs difficultés. Assane Diop, chef de la division prévention et contrôle des pollutions et nuisances à la direction de la réglementation environnementale, évoque notamment l’absence de décrets d’application pour certaines dispositions de la loi, le manque d’alternatives accessibles pour les consommateurs et une coordination encore insuffisante entre les administrations chargées du contrôle.

À cela s’ajoutent des contraintes en moyens humains et financiers pour assurer une surveillance efficace du terrain. La crise du Covid-19 a également joué un rôle dans le ralentissement de l’application du texte. Au moment de son entrée en vigueur, une tolérance avait été accordée à certains acteurs de la filière, une situation qui s’est prolongée dans les faits.

Au-delà de la question sanitaire, les sachets d’eau posent un problème majeur de gestion des déchets. Selon Assane Diop, ils contribuent à la pollution visuelle, à la dégradation du cadre de vie et à l’obstruction des canaux d’évacuation des eaux pluviales, ce qui peut aggraver les phénomènes d’inondations. Le Sénégal produit environ 350 000 tonnes de déchets plastiques par an, dont seulement 15 % seraient recyclés.

La part exacte des sachets d’eau dans cette masse reste difficile à déterminer, mais leur présence dans les rues, les caniveaux et les dépotoirs témoigne de leur impact sur l’environnement urbain. Les autorités mettent également en avant les conséquences sur la faune. Les sachets abandonnés peuvent être ingérés par certains animaux et contribuer à la mortalité d’espèces exposées aux déchets plastiques.

Pour les acteurs de la filière, une interdiction brutale serait difficilement applicable. Mamadou Dia, responsable Qualité, Hygiène et Sécurité chez Transversal, estime que le sachet d’eau répond encore à un besoin réel pour une partie de la population. Selon lui, remplacer immédiatement le sachet par la bouteille plastique ne réglerait pas entièrement la question environnementale et pourrait fragiliser une activité créatrice d’emplois. Il cite notamment les risques sociaux liés à une transition trop rapide dans un secteur qui mobilise de nombreux travailleurs.

Le Collectif des acteurs de l’eau en sachet au Sénégal (CAES) défend plutôt une approche basée sur la collecte et le recyclage. Le collectif affirme avoir investi dans une plateforme à Diass avec des équipements destinés au broyage et à la valorisation du plastique. Il propose également la mise en place d’une taxe environnementale sur les producteurs de films plastiques afin de financer durablement la gestion des déchets. Le débat dépasse donc la simple question du sachet. Il pose une équation complexe : comment protéger l’environnement sans fragiliser l’accès à une eau abordable pour les populations ? Entre impératif écologique, enjeu sanitaire et réalité économique, le Sénégal cherche encore la voie d’une transition qui ne laisse personne au bord du chemin.

⚡ Résumé express généré par IA, vérifié par la rédaction
- 82 % des échantillons d'eau en sachet analysés à Dakar et Mbour sont non conformes aux normes microbiologiques de potabilité, selon une étude de l'UCAD. - L'étude révèle une contamination bactérienne (coliformes fécaux, streptocoques fécaux) dans 80 % des échantillons à 37°C et 84 % à 22°C. - Seuls 4 % des sachets testés sont jugés conformes aux normes sanitaires, indiquant une hygiène défectueuse dans la transformation.
Auteur: Léna THIOUNE
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Mis à jour le:

Commentaires (20)

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    Karim-USA ⭐ Top commentaire il y a 3 mois
    Dans les pays développés, l’eau en sachet n’existe pas et une bouteille ne coûte rien de même qu’une cannette de boisson. La pauvreté est une malédiction ! Continuez de vivre de trahisons, tromperies, corruptions et incompétences comme dans une jungle. En général, les noirs ne vivent pas par rapport au reste du monde, parce qu’on mange et boit n’importe quoi. La trahison de DIOMAYE, les sandales à la fédération etc, vous laissez ces petits détails passer et pourtant, c’est ça qui crée la pauvreté au Sénégal, ralentit le partage du savoir et l'espérance de vie. Quand un homme a peur de revendiquer ses droits, c’est qu’il ne mérite pas de bien vivre ni de vivre longtemps. Il ne faut pas sous-estimer les 3 ans que le Sénégal va perdre au profit de DIOMAYE et son cirque et il ne faut pas sous-estimer les 4 ans que notre football va perdre si cette fédération n’est pas dissoute. C’est des petits détails qui pèse lourd dans la balance du sous-développement et du retard économique.
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    NgNm il y a 3 mois
    C est entre autres le traumatisme religieux qui nous empeche de reflechir et de trouver des solutions a nos problemes
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    Polo il y a 3 mois
    @NgNm  Que vient faire la religion ici... franchement
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    Tout à fait raison il y a 3 mois
    @NgNm  Tout à fait raison
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    Djey il y a 3 mois
    On dirait des mains invisible derrières cette acharnement sur l’eau de sachet vous qui peinez à pondre un article serieux et d’un coup vous faites tout ce travail intellectuel trop bizarre
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    Magias il y a 3 mois
    Ce sont les peuls qui occupent en majorité le secteur, hygiène zéro, l’état doit sévir
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    Mamadou Lamine Diop il y a 3 mois
    Ma petite contribution sur le "Scandale de l’eau en sachet : La faillite de l’État face à l’urgence sanitaire." Il y a de quoi être hors de soi ! Si l’eau vendue en sachets provient directement de sources contaminées, pour ne pas dire des égouts, sans que nos services compétents ne bougent le plus petit doigt, c’est une déréliction flagrante de leur devoir. Une telle passivité donne l’effroyable impression que l’État cherche, par tous les moyens, à sacrifier sa propre population. La présence de matières fécales dans les eaux vendues partout au Sénégal constitue la pire des publicités à l’approche des Jeux Olympiques de la Jeunesse. Nos autorités laissent gangréner une situation qui finira par se retourner contre nous tous. Imaginez un instant le fiasco si toutes les délégations étrangères en venaient à importer leur propre eau de boisson et à boycotter l’eau locale, même pour se doucher ou se laver les mains ! Alors que des menaces sanitaires comme la fièvre Ebola ou l’hantavirus restent des réalités critiques sur le continent, comment pensez-vous que le reste du monde va nous juger ? Le réveil doit être immédiat et impitoyable. La nouvelle pub qui détonne : « Les eaux en sachet vendues au Sénégal : directement puisées de nos meilleurs égouts. Vous ne trouverez nulle part ailleurs un tel nectar de mort subite, 100 % naturel. Venez vous euthanasier allègrement et en toute légalité pendant les Jeux Olympiques de la Jeunesse ! »
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    Vérité il y a 3 mois
    En vérité une étude scientifique sérieuse devrait revenir sur la méthodologie. Analyser quelques échantillons et faire des déductions aussi grave alors que la notion de représentativité des échantillons pour aller vers l'extrapolation n'a pas été suffisamment clarifiée. Aujourd'hui tout le monde est capable de faire peur avec des publications mais il faut proposer et documenter des solutions. Pour la première fois Karim usa a raison de dire que les bouteilles d'eau ne coûtent rien en Europe.
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    Paco il y a 3 mois
    C est faux les bouteilles d eau ont un prix en europe et ce prix n est pas nul.
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    inconnu il y a 3 mois
    il faut aussi analyser les bouteille d'eau vous serrez surpris
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    Assane il y a 3 mois
    Même l'eau du robinet
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    Me il y a 3 mois
    Quand on est dans un pays pauvre ou les il y a des gens qui ont un niveau d'education tres faible c'est ca le resultat. Il faut vraiment etre bete pour penser que les gens vt vendre un produit qui suit les normes sanitaires.
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    Diopsy il y a 3 mois
    Toutes les plages actuellement sont tapissees de ces sachets en majorite ca fait mal a voir quand serons nous debarrasses de cette crasse ?

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