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Santé (1/3) : Quand le rythme de travail piège les actifs dans la sédentarité

Auteur: Fatoumata KIDIERA

Santé (1/3) : Quand le rythme de travail piège les actifs dans la sédentarité

Santé (1/3) : Quand le rythme de travail piège les actifs dans la sédentarité

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Entre journées à rallonge, contraintes professionnelles et embouteillages interminables, de nombreux actifs peinent à maintenir une activité physique régulière. Dans le premier volet de ce dossier santé en trois parties consacré aux méfaits de la sédentarité, Seneweb a plongé dans le quotidien de travailleurs dont les occupations chronophages grignotent le temps dédié au sport, exposant leur organisme à de sérieux risques.

Le manque de temps chez certains travailleurs conduit fréquemment à la sédentarité. Si quelques-uns essaient tant bien que mal de dégager des heures creuses pour pratiquer une activité physique, allier sport et travail reste un véritable défi pour la majorité. Seneweb a plongé dans le quotidien de personnes dont les occupations grignotent le temps de sport.

Rester assis pendant de longues heures dans un bureau ou sur un lieu de travail, puis rentrer tard pour reprendre le même rythme le lendemain : tel est le quotidien de nombreux employés qui peinent à inclure le sport dans leur emploi du temps. Cette passivité ouvre la voie à la sédentarité, un phénomène lourd de conséquences pour la santé. Certains en arrivent à ne pratiquer aucune activité physique pendant des mois, voire des années.

C’est le cas de Maguèye Seck, 35 ans, un informaticien qui travaille à plein temps dans une entreprise réputée. Il commence sa journée à 9 h et la termine à 17 h, mais en raison d'embouteillages monstres, il n’arrive chez lui que vers 20 h. « Le temps de prendre ma douche et de manger, il est presque 22 h. Là, je n’ai même pas le temps de passer un moment avec ma famille », confie-t-il, l'air triste. Cette sédentarité se fait ressentir physiquement : « J’ai remarqué que j’étais plus souple quand je m’entraînais régulièrement », fait savoir l’informaticien.

Quand les sportifs cherchent des alternatives

Il n’est pas le seul dans cette situation. Moussa Ndiaye (nom d’emprunt) débute lui aussi sa journée très tôt et rentre tard. Parfois, il trouve comme alternative de « passer par la plage pour courir un peu et faire quelques mouvements avant de rentrer chez [lui] ».

D’autres ne sont pas cloîtrés entre quatre murs, mais font face à un emploi du temps extrêmement chargé qui freine leur élan sportif. Tina Samb est une jeune infirmière de 24 ans, passionnée d'activités physiques. « Je suis une passionnée de football, alors j’avais intégré une académie de foot où je commençais mes entraînements à 16 h. Malheureusement, lorsque j’ai débuté mes cours d’infirmière d’État, j’ai dû arrêter. Mes cours commencent à 8 heures et se terminent à 18 heures, heure à partir de laquelle je vais en stage dans les hôpitaux. » 

Même si travailler à l’hôpital ne signifie pas forcément rester assis pendant de longues heures, trouver un équilibre entre le travail et le sport reste un défi. Et la différence se fait sentir : « J’étais plus en forme quand j’étais à l’académie et je tombais moins malade aussi. »

Par manque de temps, la journaliste Awa Faye avait elle aussi interrompu ses entraînements, mais elle en a rapidement subi les conséquences : « Ce qui m’a le plus dérangée quand j’ai arrêté par manque de temps, c’est la prise de poids. J’avais réussi à obtenir de très bons résultats et à me sentir bien dans mon corps ; voir ces efforts s’estomper m’a vraiment pesé. Je ne me sentais pas bien dans ma peau à ce moment-là. » Heureusement, elle a trouvé le moyen de reprendre l'exercice malgré un programme très chargé.

Entre s’entraîner et ne pas s’entraîner, la différence est nette pour le sportif et se remarque souvent jusque dans son entourage. « Maintenant que j’ai repris mes entraînements, la différence est frappante. C’est un vrai soulagement. Je commence à reprendre mes bonnes habitudes physiques, mon corps réagit bien et je sens que je retrouve toute ma forme ainsi que mon énergie au quotidien. Le sport me fait beaucoup de bien, surtout après une journée de travail. »

Face à ce constat, certains estiment que les employeurs ainsi que le système d'enseignement supérieur devraient repenser l'organisation du temps. Si les enseignants sensibilisent régulièrement aux bienfaits du sport — reconnu pour améliorer la productivité des salariés —, aménager des salles de sport en entreprise ou assouplir les horaires reste un défi complexe au Sénégal, où de nombreux facteurs structurels entrent en ligne de compte.

⚡ Résumé express généré par IA, vérifié par la rédaction
- De nombreux actifs sénégalais peinent à pratiquer une activité physique à cause de journées longues, contraintes professionnelles et embouteillages. - Maguèye Seck, informaticien de 35 ans, termine à 17 h mais rentre vers 20 h à cause des embouteillages, ne pratiquant aucune activité physique. - Tina Samb, infirmière de 24 ans, a arrêté le football à cause de cours de 8 h à 18 h suivis de stages à l'hôpital.
Auteur: Fatoumata KIDIERA
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Commentaires (8)

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    Veritas il y a 1 mois
    Au-delà d'aménager le temps et des salles de sport en entreprise, le plus important est de changer la culture autour de la mobilité durant les heures de travaille, cela commence par un aménagement sémantique.
    On a tendance à penser que c'est le sport qui est nécessaire pour la santé alors que c'est l'activité physique qui est capitale. On confond les deux termes par abus de language : tous les sports ne nécessitent pas une activité physique (le scrabble est un sport cérébral par exemple) et toute activité physique n'est pas nécessairement un sport (monter les escaliers ou soulever un carton par exemple).
    Donc il faut que les entreprises dans le cadre de leur démarche RSE et RH aménagent le mobilier de bureau pour qu'entre deux dossiers, une personne puisse par exemple faire des tractions ou puisse marcher un peu pour étaler les jambes, des écritaux doivent également être déployés pour encourager les travailleurs à employer les escaliers plutôt que les ascenceurs. Pourquoi pas recruter, surtout pour les grandes entreprises un coach mobilité itinérant, qui se déplace toute la journée entre les bureaux pour faire faire aux employés quelques étirements pendant 5 minutes.
    Pour moi c'est surtout ce type de levier qu'il faut actionner. L'ouverture d'une salle de sport n'attirera que les sportifs, ceux qui sont de nature sédentaires vont continuer de rester dans leur bureau.
    De plus, les entreprises doivent récompenser la bonne forme, qui leur permet d'économiser de l'argent qui aurait été perdu en arrêts maladie. Pourquoi pas établir une prime de bonne forme basée sur des critères objectifs de santé ?
    C'est mon av
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    Beau commentaire il y a 1 mois
    Beau commentaire mon cher Veritas
    Il faut que les Entreprises tendent vers ce qui tu as énuméré au dernier paragraphe.L'entreprise a beaucoup à perdre si un de ses agnets n'est pas actif à 100 pour cent surtout ceux du privé.Encouager les agents à faire de l'aquagym ou du yoga
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    Mouni ceddo il y a 1 mois
    @Beau commentaire  Belle proposition. Mais il faudrait que chauque travailleur comprenne aussi que sa sante est son tresor personnel et quitte a rentrer ou venir au travail par la marche. Il faut que les gens aient conscience, au Senegal, du manger-bouger. Trop de jeunes en surpoids ou diabetiques, c'est vraiment triste.
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    Homo sapiens il y a 1 mois
    Les Africains sont des paresseux qui ne font similer au travail. Dans les bureaux les gens sont comme chez eux. Dans les pays occidentaux les gens travaillent debout et le rythme de production est sans arret. Notre sous developpement n est pas gratuit. A force d etre sans savoir, nous sommes incapables du savoir faire qui developpe un pays. Le noir, un etrernel faineant
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    ?? il y a 1 mois
    Vous voulez bouger? Amenagez des salles de prières
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    Mouni ceddo il y a 1 mois
    N'importe quoi!
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    ??? il y a 1 mois
    @Mouni ceddo  - "L’activité physique englobe tout mouvement corporel qui dépense de l’énergie : marcher, monter les escaliers, faire le ménage, jardiner."

    - "L’OMS recommande au minimum 150 minutes d’activité physique par semaine pour tous"

    La priere, rentrerait donc bien dans la categorie ! Ca se voit que t'etais pas derriere Imam Sow, lors des nafilas d'1 heure.

    Ceddo waa !!! 😂

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