Energie et hydrocarbures au Sénégal : Le ministre Abdourahmane Diouf explique les enjeux, les réformes et les perspectives
Le ministre de l’Energie et du Pétrole, Dr El Hadji Abdourahmane Diouf, a fait le choix de la transparence et de rendre-compte face aux nombreuses préoccupations des Sénégalais sur le secteur de l’énergie et des hydrocarbures au Sénégal. Il a organisé, ce jeudi 1er octobre 2026, un petit-déjeuner de presse sur le thème : « Enjeux, réformes et perspectives du secteur de l’énergie et des hydrocarbures ». Cette rencontre, qui s’est tenue au Musée des civilisations noires de Dakar, a également noté la participation des bras techniques et opérationnels du Ministère, à savoir : la Senelec, le Petrosen, la Sar, le Réseau gazier du Sénégal, entre autres. Le Directeur général de chacune de ces structures est revenu sur les enjeux, les réformes et les perspectives de ce secteur stratégique et complexe.
« La transparence doit devenir une méthode de gouvernement »
Au cours de cet échange direct avec les journalistes, qui a duré plus de 5 tours d’horloge, le ministre Dr El Hadji Abdourahmane Diouf a soutenu que l’information sur l’énergie et les hydrocarbures au Sénégal doit être accessible, expliquée et discutée ; et lorsqu’il existe des difficultés, elle doit aussi pouvoir être assumée et comprise. « Si nous avons souhaité organiser ce petit-déjeuner avec la presse, ce n’est pas simplement pour parler de l’actualité du secteur de l’énergie et du pétrole. C’est d’abord, parce que nous avons fait un choix : le choix de la transparence, le choix de la pédagogie et le choix de rendre-compte », a souligné le ministre de l’Energie et du Pétrole.
Il ajoute : « Dans un secteur aussi stratégique que l’énergie, nous considérons que l’information ne doit pas rester enfermée dans les bureaux de l’administration, dans les conseils d’administration, dans les rapports techniques ou dans les cercles d’experts. Elle doit être accessible, elle doit être expliquée, elle doit pouvoir être discutée ; et lorsqu’il existe des difficultés, elle doit aussi pouvoir être assumée et comprise ».
Selon le Dr Abdourahmane Diouf, la transparence n’est pas pour eux une option. « La transparence n’est pas simplement un exercice de communication. Elle doit devenir une méthode de gouvernement. C’est l’esprit de la rencontre de ce matin. Nous ne sommes pas ici pour vous présenter un secteur parfait, nous ne sommes ici non plus pour embellir des chiffres et éviter les questions difficiles. Nous sommes ici pour vous dire où nous en sommes, ce qui fonctionne, ce qui ne fonctionne pas encore suffisamment, ce que nous sommes en train de corriger, et surtout où nous voulons aller ? Parce que l’énergie concerne sept (07) sénégalais : elle concerne la famille qui allume ; elle concerne l’entrepreneur qui doit faire fonctionner son atelier ; elle concerne l’industriel qui doit produire à un prix compétitif ; elle concerne l’agriculteur qui a besoin d’énergie pour irriguer, transformer et conserver ; elle concerne aussi notre souveraineté, notre industrialisation et notre capacité à créer des emplois », a-t-il expliqué.
« Un système électrique ne se résume pas à additionner des mégawatts installés »
Sur le système électrique, qui a connu des perturbations dans la fourniture de l’électricité au cours de ces dernières semaines, le ministre a indiqué que la Senelec a connu des tensions sur l’équilibre entre l’offre et la demande, des indisponibilités de certaines capacités de production et des difficultés ponctuelles liées à l’approvisionnement au combustible.
Pour lui, la demande de l’électricité augmente rapidement, avec une progression de plus de 12%, et la pointe a atteint 1 700 mégawatts au mois d’août. Dans le même temps, ajoute-t-il, le parc de production de la Senelec s’est considérablement renforcé et a atteint aujourd’hui plus de 2 300 mégawatts de capacités installées. « Cela signifie qu’un système électrique ne se résume pas à additionner des mégawatts installés. Il faut disposer des bonnes capacités au bon moment, il faut du combustible, il faut des centrales disponibles, il faut des réseaux suffisamment solides, il faut des réserves, et il faut anticiper l’augmentation de la demande. C’est précisément ce que nous sommes en train de faire. Notre objectif est clair : sécuriser durablement l’approvisionnement électrique du pays et réduire progressivement le coût de production de l’électricité au Sénégal », a renseigné le Dr Abdourahmane Diouf.
Pour y parvenir, le ministre estime qu’il faut accélérer les chantiers. « Nous devons accélérer plusieurs chantiers en même temps : de nouvelles capacités de production, le renforcement des réseaux, le stockage, les énergies renouvelables, mais surtout le basculement vers le gaz naturel. C’est tout le sens du développement du Réseau gazier du Sénégal (RGS) avec environ 340 kilomètres de gazoduc programmé qui permettra, demain, de distribuer notre propre gaz vers nos centrales électriques et vers nos industries », a-t-il indiqué, ajoutant que son ambition n’est pas uniquement de produire du pétrole et du gaz mais de transformer nos ressources naturelles en énergie compétitive pour notre économie.
« La meilleure subvention est une énergie produite moins chère »
La tutelle a aussi évoqué le coût de l’électricité au Sénégal, sans tabou. Selon le Dr Abdourahmane Diouf, produire de l’électricité coûte, acheminer cet électricité coûte, entretenir les réseaux coûte, investir dans de nouvelles capacités coûte, et lorsque le coût réel du système n’est pas entièrement supporté par le consommateur, la différence est prise en charge par l’Etat.
De l’avis du ministre, « une politique énergétique sérieuse » doit répondre simultanément à trois exigences : protéger les populations, préserver les finances publiques et rendre l’économie compétitive. « Nous devons donc agir sur la structure même du coût, et la meilleure subvention à long terme n’est pas une compensation budgétaire toujours plus importante. La meilleure subvention est une énergie produite moins chère. C’est pourquoi, le gaz naturel, les renouvelables, l’efficacité énergétique, le stockage, la modernisation du réseau et l’amélioration de la performance de Senelec sont au cœur de notre politique », a d’emblée expliqué le ministre.
Atteindre l’accès universel à l’électricité à l’horizon 2029
Par rapport à l’accès universel à l’électricité, le ministre de l’Energie et du Pétrole soutient qu’aujourd’hui, le taux national d’accès à l’électricité dépasse 86%. Mais, pour lui, il existe un seul taux acceptable, c’est celui des 100%. « L’accès à l’électricité n’est pas un luxe. C’est une condition de l’éducation, c’est une condition de la santé, c’est une condition du développement économique local, c’est une condition de l’égalité territoriale », a laissé entendre le Dr Abdourahmane Diouf.
A ce titre, le ministre a annoncé que son ministère a engagé un programme extrêmement ambitieux pour atteindre l’accès universel à l’horizon 2029, avec une mobilisation financière estimée à près de 400 milliards de francs CFA.
Pour le pétrole et le gaz, le ministre a renseigné que l’Etat vise à produire mais surtout transformer. Mais, pour lui, il faut réformer la gouvernance de ce secteur pour avoir des résultats sur le long terme.
Dr Abdourahmane Diouf a, par ailleurs, renseigné que son ministère travaille également à l’élaboration d’une loi de programmation énergétique 2027-2031. Cette dernière, selon lui, va concerner l’ensemble du secteur : électricité, hydrocarbure, gaz, renouvelable, efficacité énergétique, accès universel et grandes infrastructures. « Notre volonté est simple : nous ne voulons plus piloter notre politique énergétique uniquement projet par projet ou année par année. Nous voulons inscrire les grandes priorités du secteur dans une trajectoire pluriannuelle pleine, avec des objectifs, des investissements, des financements, des délais et des responsabilités clairement identifiées. Nous voulons également disposer de mécanismes permettant de les exécuter rapidement, tout en maintenant les exigences de transparence, de contrôle et de bonne gouvernance », a-t-il expliqué.
Dans le domaine des hydrocarbures, le ministre signale que son département a également engagé la préparation d’un code général des hydrocarbures. Ici, l’ambition est de disposer demain, d’un cadre cohérent ciblant toute la chaîne de valeur : exploration, production, gaz, transport, stockage, raffinage, distribution et commercialisation.
Commentaires (19)
Un docteur qui detourne des centaines de millions au ministere de l'enseignement superieur qui lui a pourtant accorder la possibilite de sont titre clame en longeur de journee dokhottor gres a gres surfacturation. Truend bou aam doctorat swiss - welcome to Senegal pour evouluer en mode menteur imposteur et surfactureur sans honte.
Karemba Diaby lui a fini par un doctorat scientifique en Allemagne apres avoir double a la fac de science UCAD et devenu Depute au Bunderstag: tres calm - pas vaniteux et en plus en langue etrangere ( Allemand )
Il ne sait que mentir et faire du traffic d’influence..
Gettewatlenko rek: touddeko loo ma waakhh.
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