News Feed
Jeudi 5 novembre 2026
à Dakar
Close icon
Se connecter

Silence de Sonko, rupture avec Diomaye, avenir de Pastef : Youssou Diallo décrypte les dessous d’une crise au sommet de l’État

Auteur: YANDE DIOP

Silence de Sonko, rupture avec Diomaye, avenir de Pastef : Youssou Diallo décrypte les dessous d’une crise au sommet de l’État

Silence de Sonko, rupture avec Diomaye, avenir de Pastef : Youssou Diallo décrypte les dessous d’une crise au sommet de l’État

​Invité ce dimanche 11 octobre 2026 de l’émission « Jury du Dimanche » (JDD) sur iRadio, l’ancien président du Conseil d’administration de la Sonacos, Youssou Diallo, a livré une analyse sans concession de la crise politique qui secoue l’ancienne majorité présidentielle. Entre rivalités au sommet de l’État, recomposition du paysage politique et incertitudes sur l’avenir de Pastef, l'analyste décortique les dynamiques d'une rupture désormais consommée.

​Pour Youssou Diallo, le silence observé par Ousmane Sonko depuis son départ de la Primature traduit une volonté d'évaluer l'impact de son passage à la tête du gouvernement. « Aujourd’hui, peut-être qu’il est en train d’évaluer tout le parcours qu’il y a eu depuis qu’il a été Premier ministre jusqu’à son limogeage », a-t-il déclaré.

​Décrivant un leader politique spontané et réactif, l’ancien PCA de la Sonacos estime qu’Ousmane Sonko prend aujourd'hui la mesure des erreurs commises dans la gestion de ses relations avec le chef de l’État. Youssou Diallo met notamment en lumière les appels à la réconciliation lancés par certains cadres de Pastef, y voyant le signe d’une vive inquiétude au sein du parti : « On ne peut pas avoir joué un rôle essentiel dans la conquête du pouvoir et, deux ans à peine après, se retrouver dans l’opposition », souligne-t-il, rappelant la perte soudaine de leviers d'influence majeurs.

​De son côté, le président Bassirou Diomaye Faye a choisi d’investir pleinement le terrain politique plutôt que d’employer l'appareil d'État pour régler ce différend. L'invité du JDD y voit la marque d’un « redoutable politicien ». Selon son analyse, l'accélération des tensions s'est matérialisée lors de la réorganisation du mouvement Diomaye Président, marquée notamment par le remplacement d’Aïda Mbodj par Aminata Touré, actant ainsi l'exacerbation des divergences entre les deux hommes.

​Une opposition interne au sein de l’ancienne majorité

​Youssou Diallo réfute le terme de « cohabitation » pour qualifier la situation actuelle, préférant parler d’une opposition née au cœur même de la majorité victorieuse de 2024. Il rappelle avoir plaidé, depuis plus d’un an, pour une clarification au sommet de l'exécutif, estimant que cette rivalité ne pouvait s'étirer sans fragiliser l’État.

​Le départ d’Ousmane Sonko de la Primature ouvre une nouvelle séquence politique incertaine. À l’Assemblée nationale, le leader de Pastef ne dispose plus des mêmes prérogatives que lorsqu’il dirigeait l’action gouvernementale. Cette transition survient alors que la formation politique fait face à des tiraillements internes.

​Pour Youssou Diallo, Pastef, qui avait atteint des sommets de popularité, traverse aujourd'hui une profonde fracture dont la portée réelle sera mesurée lors des prochaines échéances électorales. Évoquant le sort des responsables déchus de leurs fonctions, l'analyste rappelle que la perte des privilèges du pouvoir redessine souvent les comportements et les alliances.

​Alors que le silence d'Ousmane Sonko intrigue, une question demeure : prépare-t-il un repositionnement stratégique ou une confrontation ouverte avec Bassirou Diomaye Faye ? Pour Youssou Diallo, l’évolution des rapports de force au sein de ce bloc politique sera déterminante pour l'avenir de la scène politique sénégalaise.

⚡ Résumé express généré par IA, vérifié par la rédaction
- Youssou Diallo estime que le silence d'Ousmane Sonko depuis son départ de la Primature traduit une volonté d'évaluer l'impact de son passage à la tête du gouvernement. - Il réfute le terme de « cohabitation » et parle d'une opposition née au cœur même de la majorité victorieuse de 2024. - Selon lui, Pastef traverse une profonde fracture dont la portée réelle sera mesurée lors des prochaines échéances électorales.
Auteur: YANDE DIOP
Publié le:
Mis à jour le:

Commentaires (8)

Trier par :
Seuls les membres inscrits ayant reçu des 👍 apparaissent dans ce classement. Se connecter pour y figurer
  • avatar
    En prison il y a 3 semaines
    Le silence de sonko est synonyme de salam pour ce pays sa langue a beaucoup detruit il risque d'être poursuivie
  • avatar
    Un Gnou somnambule de retour il y a 3 semaines
    Youssou tu nous fatigues ! Toujours les hommes du Passif bleu PDS puis transhumant vers prairies marrons beiges APR, ancien PCA inutile de la Sonacos en coma. Politiciens d'hier sans médailles nationales, fichez nous la Paix !
  • avatar
    VAROS il y a 3 semaines
    Le senegal est un grand pays. Construit par des hommes et des femmes éduqué instruits savants sages connaisseurs de la dimension humaine et du sacerdoce fondamental pour bâtir une nation de paix et de progres.
    L’homme méchant inculte et dicriminateur n’a pas de place dans ce pays qu'est le SÉNÉGAL
  • avatar
    Manduté il y a 3 semaines
    Faux, le Sénégal est un petit pays qui fait parti des 25 pays les plus pauvres du monde. Sa population tiens debout grâce au courage du goorgolou usé, au lidjeunti des autres, et au transfert d'argent des gens de la diaspora.

    Le temps nous a montrer que notre salut ne viendra pas de ces beaux parleurs toujours bien habillés, qui utilisent des termes très compliqués en français mais qui n'apportent rien si ce n'est de vider les caisses de l'état.
  • avatar
    Manduté il y a 3 semaines
    @Manduté  Nous avons besoin d'une autonomie alimentaire, d'ouvriers et techniciens qualifiés et sérieux dans leur travail, de transformer nous-mêmes nos aliments et nos matières premières et de fzire disparaitre la corruption comme ils ont réussi à le faire au Salvador.

    Les beaux parleurs en costume, belles voitures, accompagnés de leurs driankés superficielles aux moeurs douteuses ne nous ont jamais rien apporté et n'apporteront rien de plus.
  • avatar
    Manduté il y a 3 semaines
    @Manduté  Les gens qui nous parlent d'un Senegal d'autrefois qui était cité en exemple me font bien rire. Ils nous parle de quelque chose qui n'a jamais existé puisque le Sénégal n'a jamais encore été prospère.

    Soyons humble, ne comptons pas sur ces gens au pouvoir déconnecté des réalités du peuple, qui envoient leurs gosses étudier à l'étranger et qui se soignent en occident, et construisons la base dans nos quartiers, et nos villages. Et ça commence par l'autosuffisance alimentaire.
  • avatar
    Djibson il y a 3 semaines
    Son silence " depuis son départ de la primature " ? Dialogue mi, il est sérieux, walla c'est le journaliste, Il a sévi, la grande bouche, bien après son renvoi ( départ forcé), de la Primature. Et puis, il continue de sévir à travers les députés pastefiens et la clique des influenceurs des réseaux sociaux. C'est un fléau, le gars, tenace.
  • avatar
    Citoyen lambda il y a 3 semaines
    En politique, rien n'est définitif. Ils vont se retrouver lorsque les enjeux vont les forcer à le faire. Il faut des élections pour savoir qui va aller avec qui.
    C'est le BA.BA en politique...politicienne.
    On n'a pas besoin d'être un analyste expert pour savoir que Diomaye et Sonko vont encore se retrouver. On dit c'est une évidence evidente

Participer à la Discussion

Règles de la communauté
  • Soyez courtois. Pas de messages agressifs ou insultants.
  • Pas de messages inutiles, répétitifs ou hors-sujet.
  • Pas d'attaques personnelles. Critiquez les idées, pas les personnes.
  • Contenu diffamatoire, vulgaire, violent ou sexuel interdit.
  • Pas de publicité ni de messages entièrement en MAJUSCULES.

💡 Astuce : Utilisez des emojis depuis votre téléphone ou le module emoji ci-dessous. Cliquez sur GIF pour ajouter un GIF animé. Collez un lien X/Twitter, TikTok ou Instagram pour l'afficher automatiquement.

Emoji