News Feed
Jeudi 5 novembre 2026
à Dakar
Close icon
Se connecter

Horloge biologique et maternité : Ce que révèle le Pr Moreira sur les risques de repousser une grossesse

Auteur: YANDE DIOP

Horloge biologique et maternité : Ce que révèle le Pr Moreira sur les risques de repousser une grossesse

Horloge biologique et maternité : Ce que révèle le Pr Moreira sur les risques de repousser une grossesse

🎧 Écouter l'article
0:00
--:--
50 écoutes

Face au recul progressif de l'âge de la première grossesse, l’information sur la santé reproductive ne doit plus être un sujet tabou réservé aux trentenaires. Lors d’un atelier de formation des journalistes en santé à Dakar, le professeur Philippe Marc Moreira, spécialiste en gynécologie-obstétrique et assistance médicale à la procréation, a tiré la sonnette d'alarme. Évoquant le déclin de la réserve ovarienne dès 29 ans et l'accélération des difficultés après 35 ans, le praticien plaide pour une éducation à la fertilité intégrée dès le collège et le lycée afin de permettre aux femmes d'effectuer des choix de vie éclairés.

​La fertilité féminine reste entourée de nombreuses idées reçues. De nombreuses femmes ignorent encore que leurs chances de concevoir évoluent irrémédiablement avec l’âge et que le temps constitue un facteur déterminant dans leur projet de maternité. Pour le professeur Philippe Marc Moreira, spécialiste en gynécologie-obstétrique, médecine et assistance médicale à la procréation, cette réalité biologique doit être expliquée en toute transparence.

​Le spécialiste s’exprimait lors d’un atelier de renforcement des capacités des journalistes organisé par l’Association des journalistes en santé, population et développement, en partenariat avec la Direction de la santé de la mère et de l’enfant (DSME), portant sur la lutte contre l’infertilité et ses implications sociales.

​Une réserve ovarienne qui diminue inéluctablement avec le temps

​Contrairement aux hommes, dont la production de spermatozoïdes se renouvelle continuellement, les femmes naissent avec un stock d’ovocytes limité qui diminue progressivement tout au long de leur vie reproductive.

​Le professeur Moreira souligne que les femmes doivent être informées le plus tôt possible de ce mécanisme physiologique. Il situe le début du déclin de la fertilité autour de 29 ans, avec une baisse plus marquée à partir de 35 ans et des difficultés d'accès à la maternité nettement accrues après 40 ans. Bien que ces repères restent indicatifs — la fertilité variant d’une femme à l’autre —, le spécialiste rappelle que repousser un projet de grossesse sur plusieurs années réduit mécaniquement les probabilités de conception naturelle.

​L’école et l'université : Des espaces stratégiques de sensibilisation

​Pour le praticien, la sensibilisation à la santé reproductive ne doit pas intervenir uniquement au moment où surviennent les premières difficultés d'infertilité au sein du couple. Elle doit s’amorcer dès l’adolescence, dans les collèges, les lycées et les facultés.

​L’objectif n'est pas d’imposer un calendrier matrimonial ou de maternité, mais de doter les jeunes femmes des connaissances indispensables pour anticiper les effets du temps. Le professeur Moreira insiste sur la responsabilité partagée des professionnels de santé et des médias pour relayer une information scientifique fiable et débarrassée des tabous sociétaux.

​Infertilité : Une approche médicale globale face aux facteurs de risque

​Au-delà de l'horloge biologique, la baisse de la fertilité féminine s'explique par des pathologies complexes : troubles de l’ovulation, endométriose, séquelles d'infections ou obstructions des trompes de Fallope. Un bilan médical approfondi s'impose systématiquement dès l'apparition de retards de conception.

​À travers sa communication, le professeur Philippe Marc Moreira plaide pour une éducation préventive à la fertilité et un accompagnement médical précoce des couples, afin d'éviter qu'un manque d'information ne vienne aggraver des situations cliniques ou sociales déjà complexes.

⚡ Résumé express généré par IA, vérifié par la rédaction
- Le Pr Philippe Marc Moreira situe le début du déclin de la fertilité féminine autour de 29 ans, avec une baisse plus marquée à partir de 35 ans et des difficultés accrues après 40 ans. - Il plaide pour une éducation à la fertilité dès le collège, le lycée et les facultés, afin de permettre aux femmes des choix de vie éclairés. - Il s'exprimait lors d'un atelier de formation des journalistes en santé à Dakar, organisé par l'Association des journalistes en santé, population et développement avec la DSME.
Auteur: YANDE DIOP
Publié le:
Mis à jour le:

Commentaires (9)

Trier par :
Seuls les membres inscrits ayant reçu des 👍 apparaissent dans ce classement. Se connecter pour y figurer
  • avatar
    Choco il y a 2 semaines
    Donc si je comprends bien, moi en tant que femme de 38 ans , cèlibataire, je dois aller me donner aux hommes pour avoir un enfant avant qu'il ne soit trop tard, la vertue n'est plus importante ?
    L'horloge biologique de de Dieu n'est pas celui des hommes, s'il dècide qu'une femme enfantera à 50 ans, cela arrivera.
  • avatar
    Pedio il y a 2 semaines
    Je voulais te répondre mais je n'ai pas pu. Vas relire le texte. L'auteur veux simplement dire que quand vous élevez des poules pondeuses ya forcément une baisse des pontes à partir du 16.17.18 et non au 6 7.ou 8ieme mois
  • avatar
    Deugg il y a 2 semaines
    Balma dé mais tu es vraiment bête, tu n'as rien compris aux propos du professeur qui sont très interessants et importants.
  • avatar
    Zzzz il y a 2 semaines
    @Deugg  Elle n'est pas bête. C’est juste une femme. Elles sont allergiques à la vérité. Il faut leur dire ce qu'elles veulent entendre pour qu'elles puissent faire l'effort de comprendre. A 50 ans quand elle maternera un chat,elle va peut-être comprendre. L'homme bien qu'elles attendent quand ell3s sont jeunes, ca représente 1% des hommes et 99% des femmes se l’arrachent. Le premier venu dont elle fait allusion c’est le gorgorlo, l'homme moyen, un peu comme leur père et leurs frères. Laissez les rêver.
  • avatar
    Sokhna il y a 2 semaines
    Arretez de mettre la pression aux femmes, ce n’est qu’en Afrique que l’on pense que la femme ne peut plus ou risque de ne pas procréer après 39 ans. Le problème est que Monsieur vous n’évoluez pas Docteur, vous êtes allergique aux recherches, vous restez sur vos anciennes théories apprises à la fac. Pendant que vous courez de séminaires en séminaires, vos collègues occidentaux font des recherches et progressent dans la santé maternelle et infantile.
  • avatar
    Modou il y a 2 semaines
    Ce que dit le professeur est universellement admis, qu’on soit en Afrique ou en Occident ou en Asie.
  • avatar
    Zzz il y a 2 semaines
    @Modou  Perdez pas votre temps à convaincre une femme. Dites leur ce qu'elles veulent entendre et avancer. C’est une perte de temps, elles sont pas câblées pour se remettre en question
  • avatar
    NIITSN il y a 2 semaines
    Vous n’avez vraiment que cela à la tête. Baiser et faire des gosses. Il y a énormément de gosses dans les pouponnières. Vous augmentez la population alors que vous vous plaignez de la vie chère. Chaque femme pond 5 à 6 enfants qui seront déversés dans la société. Le Sénégal n'ayant aucune ressource que la dette pour financer son déficit, je vais vous dire ce qui va suivre : une grande crise économique nous guette. Tout va s'écrouler et le capital étranger va tout acquérir. Bientôt, vous allez voir des déclassements. Et puis, les hommes soyez intelligents. Vous faites des enfants ou élevez des bâtards qui vont se retourner contre vous. Vivez et profitez. Ne laissez rien après vous. Vendez vos biens et investissez dans votre santé. Demain, c’est sombre.
  • avatar
    Deugg il y a 2 semaines
    Si je comprends bien ta mère et ton père n'auraient pas du te pondre? Et t'ajouter comme un déchet de plus dans la société?

Participer à la Discussion

Règles de la communauté
  • Soyez courtois. Pas de messages agressifs ou insultants.
  • Pas de messages inutiles, répétitifs ou hors-sujet.
  • Pas d'attaques personnelles. Critiquez les idées, pas les personnes.
  • Contenu diffamatoire, vulgaire, violent ou sexuel interdit.
  • Pas de publicité ni de messages entièrement en MAJUSCULES.

💡 Astuce : Utilisez des emojis depuis votre téléphone ou le module emoji ci-dessous. Cliquez sur GIF pour ajouter un GIF animé. Collez un lien X/Twitter, TikTok ou Instagram pour l'afficher automatiquement.

Emoji