«Je faisais beaucoup d’actions sociales sans toucher à l’argent de l’État" : Quand la veuve de Sékou Touré livrait son testament moral
La Guinée pleure Hadja Andrée Touré, ancienne première dame de la République, décédée le 8 juillet 2026. Elle s’éteint avec la réputation d’une femme discrète, mais engagée, qui a préféré les œuvres aux projecteurs. Quelque temps avant sa disparition, la veuve de l’ancien président Ahmed Sékou Touré avait accordé un entretien à un média local à travers lequel elle s’est confiée sur son héritage moral, en particulier.

interrogée sur l’héritage qu’elle souhaitait laisser après sa mort, elle répondait avec humilité : « Moi, je veux être tranquille avec ma conscience. Je veux servir. » Une phrase qui résume toute une vie tournée vers les autres et non vers elle-même.
Son engagement social a marqué des générations de Guinéennes. Car Hadja Andrée Touré a fait de la promotion des femmes son combat principal. Elle a financé et construit des centres de formation professionnelle, souvent sans recourir aux fonds publics.
« Je ne prenais pas l’argent de l’État. Quand je faisais une action sociale, je cherchais l’argent », confiait-elle. Appuyée par un réseau de femmes de Guinée et de la diaspora, elle a permis à des centaines de jeunes filles d’apprendre un métier, de gagner en autonomie et de rebâtir leur vie.
Au-delà des œuvres, Hadja Andrée Touré laisse une maxime : « Ne jamais tricher. De savoir qu’on vit à la clé de son corps. C’est comme cela que je vis toute ma vie. »
Pour elle, l’héritage n’était pas un titre, mais des femmes debout et une conscience en paix.
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