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Commune de Ndiob : Un laboratoire vert entre résilience écologique et autonomie économique

Auteur: Yandé Diop et Tobie Niane

Commune de Ndiob : Un laboratoire vert entre résilience écologique et autonomie économique

Commune de Ndiob : Un laboratoire vert entre résilience écologique et autonomie économique

​À la lisière des régions de Fatick et de Diourbel, la commune rurale de Ndiob impose silencieusement un modèle de transition écologique singulier. Dans cette zone du bassin arachidier réputée pour son climat sahélien rigoureux, le territoire s’est mué en un véritable laboratoire de résilience, structuré autour d'un arboretum de six hectares, d'une pépinière communale et d'initiatives de transformation locale.

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Un arboretum pour ressusciter les espèces végétales menacées

​Au cœur d'un espace de six hectares battu par les vents chauds du bassin arachidier, une trentaine de jeunes du programme « Xëyu Ndaw Ñi » s'activent pour redonner vie au couvert végétal. Sous la direction d'Assane Mbengue, chef de champ, l'équipe mène un travail d'expérimentation et de régénération biologique. Face au constat alarmant de l'érosion de la biodiversité locale — où seules 32 des 48 espèces traditionnelles répertoriées demeuraient connues de la jeunesse —, la municipalité a engagé un vaste plan de réintroduction. Jujubiers, baobabs, moringas, ditakhs et agrumes sont ainsi progressivement réimplantés sur le site.

​Pour l'heure, deux hectares sont pleinement exploités pour la régénération artificielle et la préservation de la flore menacée. L'ambition des responsables locaux est d'étendre la couverture forestière tout en créant des opportunités économiques directes pour les riverains.

​ Pépinière communale et transformation féminine : La double réponse économique

​À proximité de l'arboretum, la pépinière communale s'étend sur cinq hectares sous la supervision de la technicienne horticole Aminata Ba. Combinant maraîchage, horticulture et arboriculture fruitière, le site emploie quotidiennement une centaine de jeunes, dont 40 femmes. Malgré le défi de la salinité de l'eau et des sols, l'équipe adapte ses cultures grâce aux conseils d'ingénieurs agronomes qui préconisent une meilleure gestion des réserves hydriques douces à 15 mètres de profondeur et le développement de pratiques agroécologiques.

​Cette dynamique verte trouve un prolongement économique dans le village de Loukoulouk, où la cinquantaine de femmes du groupement « Jàlki Jëg » transforme les plantes médicinales issues de l'arboretum en savons artisanaux. Selon la présidente du groupement, Ndèye Dieng, ces produits connaissent une forte demande locale. Toutefois, le manque d'équipements adaptés, de formations et d'emballages freine l'accès de la structure aux marchés régionaux et nationaux.

​ Un modèle municipal inclusif face aux défis structurels

​L'initiative repose sur une démarche politique portée par l'équipe municipale et son premier adjoint, Omar Ba. La sélection des espèces à sauvegarder a découlé d'une concertation inclusive impliquant des professionnels des Eaux et Forêts, des personnes-ressources et des guérisseurs traditionnels. Le projet a également bénéficié du soutien technique et matériel du programme Ripostes pour la sécurisation du site et l'installation de dispositifs d'exhaure.

​Bien que la collectivité territoriale demeure confrontée au manque de pompes solaires, à la divagation du bétail et aux contraintes hydriques, le modèle de Ndiob s'impose progressivement comme une référence en matière d'adaptation au changement climatique, d'insertion des jeunes et d'autonomisation des femmes en milieu rural.

⚡ Résumé express généré par IA, vérifié par la rédaction
- La commune de Ndiob, située entre Fatick et Diourbel, a créé un arboretum de six hectares pour réintroduire des espèces végétales menacées, avec seulement 32 des 48 espèces traditionnelles connues des jeunes. - Une pépinière communale de cinq hectares emploie une centaine de jeunes, dont 40 femmes, malgré des défis comme la salinité de l'eau, et un groupement de femmes transforme des plantes en savons artisanaux. - Le projet, soutenu par l'équipe municipale et le programme Ripostes, fait face à des contraintes comme le manque de pompes solaires et la divagation du bétail, mais s'impose comme un modèle de résilience climatique et d'autonomisation.
Auteur: Yandé Diop et Tobie Niane
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Commentaires (1)

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  • avatar
    Limelife il y a 3 mois
    Excellente initiative. C'est ce que devrait faire l'ensemble des maires des communes rurales. Nous avons besoins d'un Sénégal vert

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