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[ENQUÊTE] (1/3) ​"Nés, mais invisibles" : Ces enfants fantômes que l'État ne connaît pas

Auteur: Adama Sy

[ENQUÊTE] (1/3) ​"Nés, mais invisibles" : Ces enfants fantômes que l'État ne connaît pas

[ENQUÊTE (1/3)] ​"Nés, mais invisibles" : Ces enfants fantômes que l'État ne connaît pas

​Ils respirent, grandissent, jouent et rêvent. Pourtant, pour l'administration, ils n'existent pas. Au Sénégal, des milliers d'enfants vivent encore sans acte de naissance, privés de cette identité légale qui conditionne l'accès à de nombreux droits. Derrière cette invisibilité administrative se cachent des réalités multiples : pauvreté, éloignement des services publics, méconnaissance des procédures, conflits familiaux ou encore refus de paternité. Pendant plusieurs semaines, Seneweb a enquêté à Dakar et à Saint-Louis à la rencontre de ces « nés mais invisibles », de leurs familles et des acteurs qui les accompagnent dans leur quête d'identité. Une plongée au cœur d'un phénomène où chaque dossier raconte bien plus qu'une simple formalité : l'histoire d'une enfance qui attend d'être reconnue. 

Ce reportage constitue le premier volet d'une série d'enquêtes en trois parties consacrée à la problématique de l'état civil au Sénégal.

​"Mon fils existe pour moi, mais pas pour l'État"

​Sa voix vacille lorsqu'elle prononce ces mots. Dans ses bras, son bébé de neuf mois s'agite paisiblement. Il sourit, tend les mains vers sa mère et découvre le monde comme n'importe quel enfant de son âge.

​Pourtant, aux yeux de l'administration sénégalaise, il n'existe toujours pas. Pas d'acte de naissance. Pas d'identité légale. Aucune existence administrative.

​Cette jeune mère, qui a accepté de témoigner sous couvert d'anonymat, retient difficilement ses larmes. Mariée religieusement à un Sénégalais vivant à l'étranger, elle s'est séparée de lui avant que leur union ne soit officialisée par un mariage civil. Quelques mois plus tard, elle met au monde un petit garçon. Depuis leur séparation, le père a coupé tout contact.

​Lorsqu'elle se présente à la mairie pour déclarer son enfant, elle découvre une réalité qu'elle ignorait : sans mariage civil et en l'absence du père, les démarches se transforment en un véritable parcours d'obstacles.

​Aujourd'hui, son fils a neuf mois. À cet âge, il devrait déjà pouvoir être inscrit en crèche, bénéficier de la couverture maladie de sa mère et recevoir des soins sans que chaque consultation ne devienne une source d'angoisse financière. Mais rien de tout cela n'est possible. Administrativement, cet enfant n'existe pas.

​« Mon fils a aujourd'hui neuf mois. Il n'a toujours pas d'acte de naissance. Je ne peux pas l'inscrire à la crèche. Il ne peut pas bénéficier de mon assurance maladie. Quand il est malade, je paie tout moi-même alors qu'il devrait avoir droit à cette couverture », témoigne-t-elle.

​Chaque rendez-vous médical lui rappelle cruellement les conséquences de cette absence de reconnaissance administrative. Le regard baissé, elle poursuit : « Mon fils existe pour moi, mais pas pour l'État. Aujourd'hui, il n'a pratiquement aucun droit parce qu'il n'est pas reconnu officiellement. »

​Plus qu'une simple absence de document, cette invisibilité administrative prive les enfants d'accès aux soins, à la couverture maladie, aux services publics de base, aux examens scolaires et, plus tard, à l'emploi formel ou au droit de vote.

​« Si j'avais su que le mariage civil était indispensable pour faciliter la déclaration de mon enfant, je l'aurais fait malgré toutes les difficultés. Aujourd'hui, je demande aux autorités de mieux informer les familles et de revoir cette législation. Une mère ne devrait pas être empêchée de déclarer son propre enfant lorsque le père est absent », estime-t-elle.

​Sept ans à attendre le droit d'exister

​Son histoire n'est pas un cas isolé. Si ce nourrisson est privé d'existence administrative depuis neuf mois, d'autres enfants portent ce fardeau pendant plusieurs années. À Saint-Louis, le parcours de Coumba Diallo illustre jusqu'où le refus de paternité peut retarder le droit le plus fondamental d'un enfant : celui de posséder une identité.

​Devant le tribunal de grande instance de Saint-Louis, les familles arrivent avec les mêmes chemises cartonnées, les mêmes photocopies froissées et les mêmes attestations administratives. Pour beaucoup, cette audience foraine représente l'ultime espoir de mettre fin à une longue attente.

​Parmi elles, Coumba serre contre elle un dossier qu'elle protège comme un trésor. Depuis sept ans, elle se bat pour obtenir un acte de naissance pour son fils. Durant toutes ces années, l'enfant a grandi sans identité légale, et chaque rentrée scolaire lui rappelait cette absence dommageable.

​Lorsque son nom est appelé, elle se lève avec un mélange d'espoir et d'épuisement : ​"Aujourd'hui, je suis venue pour donner enfin une identité à mon fils. Il a sept ans et, jusqu'à présent, il ne peut pas aller à l'école parce qu'il n'avait pas d'acte de naissance. Son père a toujours refusé de le reconnaître et a disparu de nos vies. Moi, je me suis retrouvée seule face à toutes les démarches. À chaque fois que je voulais déclarer mon enfant, on me demandait le père. Comme il refusait d'assumer ses responsabilités, toutes les portes se refermaient devant nous", confie-t-elle.

​Au fil des ans, les démarches et les refus se sont accumulés. Découragée, elle avait fini par renoncer avant de reprendre son combat à l'approche de la rentrée scolaire.

​"Je n'avais plus le choix. Mon fils doit aller à l'école comme tous les autres enfants. Je suis donc venue le déclarer au nom de mon frère, au nom de ma famille, pour qu'il puisse enfin avoir une identité et commencer une vie normale", explique-t-elle.

​Son témoignage met en lumière la détresse de nombreuses mères confrontées au refus de paternité. L'absence du père ne constitue pas seulement une épreuve affective ou financière : elle prive directement l'enfant d'une identité administrative.

​"Je demande au ministère de la Famille, au ministère de la Femme et à l’État de revoir cette loi. Certains hommes profitent de ces dispositions pour abandonner leurs responsabilités, pendant que les femmes et les enfants en paient le prix. Aucun enfant ne devrait être privé d'identité parce que son père refuse simplement de le reconnaître. Les lois doivent protéger d'abord l'intérêt supérieur de l'enfant", lance-t-elle.

​Au Sénégal, l'article 52 du Code de la famille dispose que le nom du père d'un enfant né hors mariage ne peut être inscrit sur l'acte de naissance que si celui-ci procède lui-même à sa reconnaissance. Par ailleurs, l'article 196 ne permet pas, en principe, d'engager une action en recherche de paternité lorsque cette reconnaissance est refusée. Dans les faits, ces dispositions placent plusieurs mères dans une impasse administrative et privent leurs enfants d'une filiation paternelle légalement établie.

​Lorsque l'audience prend fin, Coumba repart soulagée : "Aujourd'hui, je repars soulagée. Après sept ans d'angoisse, mon fils va enfin avoir des papiers. Il pourra aller à l'école, exister aux yeux de l'État et construire son avenir. C'est un poids immense qui quitte mes épaules."

​Quand un acte de naissance devient le premier diplôme à obtenir

​À quelques mètres de la salle d'audience, une fillette serre contre elle une simple feuille de papier. Pour beaucoup, ce n'est qu'une photocopie. Pour Ngoné Diop, 12 ans, ce document peut décider de toute sa vie.

​La jeune fille vient pourtant de franchir une étape importante de sa scolarité : elle a obtenu le Certificat de fin d'études élémentaires (CFEE). Une fierté pour elle et ses proches, bien qu'une autre épreuve l'attende : obtenir enfin un acte de naissance. Sans ce précieux sésame, son admission en classe de sixième est compromise.

​Devant le tribunal de Saint-Louis, Ngoné affiche un sourire timide, sans parvenir à cacher son inquiétude :

​"J'ai obtenu mon CFEE, mais je n'ai pas d'extrait de naissance. Pour m'inscrire au collège, on me demande ce document. C'est pour cela que je suis venue avec mes parents faire un jugement afin d'obtenir enfin un acte de naissance et pouvoir exister juridiquement comme mes camarades."

​À douze ans, elle ne parle ni de vacances ni de rentrée scolaire. Elle parle d'un document administratif dont dépend tout son avenir.

​L'histoire de Ngoné est loin d'être isolée. À Saint-Louis, M. Thiam, directeur d'école, voit ce scénario se répéter chaque année : des élèves brillants et assidus qui se retrouvent freinés par l'absence d'acte de naissance.

​"Nous découvrons généralement le problème au moment des inscriptions. Ils passent le CFEE, mais une fois l'examen obtenu, les difficultés commencent. Sans extrait de naissance, beaucoup peinent à s'inscrire au collège."

​Les équipes pédagogiques orientent alors les familles vers les audiences foraines ou le tribunal. Mais pour cet enseignant, le constat reste amer :

​"En tant que directeur, j'ai le cœur lourd quand je vois un enfant pénalisé dans sa scolarité simplement parce qu'il n'a jamais été déclaré à sa naissance."

​Selon lui, une administration de proximité, notamment en milieu rural, permettrait d'éviter que tant d'enfants ne soient laissés de côté :

​"Les chefs de village ou les délégués de quartier pourraient jouer un rôle plus important afin qu'aucun enfant ne soit laissé de côté."

​Quatre enfants privés d'école faute d'acte de naissance

​Quelques mètres plus loin, Mary Ka, habitante de Ndiawsir — un village situé à quelques kilomètres de Saint-Louis —, attend elle aussi son tour. Analphabète, elle tient fermement la main de son fils de dix ans. L'enfant observe le va-et-vient devant la salle d'audience sans saisir pourquoi il doit comparaître devant un juge avant même d'avoir franchi le seuil d'une classe.

​Sa mère, elle, mesure toute la pesanteur de ces années perdues :

​"Je suis venue pour faire un jugement afin de pouvoir inscrire mon fils à l'école l'année prochaine. Je ne connais pas les démarches administratives. Je n'ai jamais été à l'école. C'est une voisine qui m'a expliqué les procédures et qui m'a aidée à préparer le dossier", raconte-t-elle.

​Puis elle résume son drame en peu de mots : "J'ai quatre enfants. Aucun n'a d'acte de naissance. Aucun n'a pu aller à l'école. Leur père dit toujours qu'il n'a pas le temps de faire les démarches."

​Derrière ce témoignage se profilent les conséquences de la méconnaissance des procédures, de la précarité et de la résignation. Pour cette mère, l'absence d'état civil n'a pas seulement privé un enfant de son droit à l'éducation : elle a rejeté toute une fratrie en marge de l'institution scolaire.

​Elle poursuit, entre amertume et espoir : "Quand j'ai voulu régulariser leur situation, on m'a demandé de l'argent. Je n'avais pas les moyens."

​Aujourd'hui, elle refuse que son plus jeune fils connaisse le même sort que ses aînés.

​À travers les récits de Ngoné, de Mary Ka et les constats dressés par M. Thiam, une réalité s'impose : pour de nombreux enfants sénégalais, le premier obstacle sur le chemin de l'école n'est ni la distance, ni le coût des fournitures, ni le manque d'enseignants. C'est l'absence d'un document qui aurait dû leur être délivré dès les premiers jours de leur vie.

​À 23 ans, Aguibou attend toujours le droit d'exister

​Dans la salle d'attente du tribunal de Saint-Louis, les enfants constituent la majorité. Accompagnés de leurs parents, ils espèrent obtenir le document qui leur fait défaut depuis leur naissance.

​Pourtant, au milieu d'eux se trouve Aguibou Sow. À 23 ans, son combat ne concerne plus une inscription scolaire. Il est venu chercher la pièce qui lui permettra enfin de solliciter une carte nationale d'identité. Sans acte de naissance, cette démarche demeure impossible, et sans carte d'identité, les portes de la vie active lui restent hermétiquement fermées.

​Depuis plusieurs années, les opportunités professionnelles lui glissent entre les mains pour la même raison. Assis dans la salle d'attente, il raconte avec calme les répercussions de cette invisibilité administrative qui le poursuit depuis sa naissance :

​"Plusieurs occasions de travail m'ont échappé parce que je n'avais pas mes papiers. Je veux intégrer l'armée, mais je ne peux pas réaliser mon rêve parce que je n'ai ni acte de naissance ni carte nationale d'identité. Sans ces papiers, tu n'existes pas. Aujourd'hui, je viens faire un jugement pour obtenir enfin mon extrait de naissance, pouvoir travailler, exercer mon droit de vote et réaliser mon rêve de devenir soldat."

​À 23 ans, Aguibou ne sollicite ni aide financière ni privilège. Il demande simplement une identité légale : le droit de travailler, de voter et de bâtir son avenir.

​Son parcours rappelle que le défaut d'enregistrement à la naissance ne pénalise pas uniquement la petite enfance. Il peut poursuivre un individu pendant des décennies, entravant l'accès aux études, à l'emploi, aux services publics et à l'exercice des droits civiques.

​De l'enfant privé de soins au jeune adulte empêché de travailler, l'ensemble des trajectoires croisées lors de cette enquête illustre une même réalité : une vie entière suspendue à un acte administratif qui aurait dû être délivré dès les premiers jours de l'existence.

​Ces parcours sont loin d'être exceptionnels. Ils traduisent un phénomène de grande ampleur, étayé par les données officielles.

⚡ Résumé express généré par IA, vérifié par la rédaction
- Des milliers d'enfants au Sénégal vivent sans acte de naissance, privés d'identité légale et d'accès aux droits de base comme la santé, l'école ou l'emploi. - Une mère témoigne que son bébé de neuf mois ne peut être inscrit en crèche ni bénéficier de son assurance maladie, car le père absent n'a pas officialisé le mariage civil. - À Saint-Louis, Coumba Diallo attend depuis sept ans un acte de naissance pour son fils, dont le père refuse de le reconnaître, l'empêchant d'aller à l'école.
Auteur: Adama Sy
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Commentaires (19)

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    Karl ⭐ Top commentaire il y a 3 mois
    Il faut instaurer des sanctions contre les parents irresponsables qui ne font rien pour leurs enfants. Quand on est capable de draguer une fille, l’épouser en organisant une grande cérémonie de mariage. Puis concevoir un enfant et faire une cérémonie de baptême grandiose digne d’un festival de Cannes, on doit être en mesure d’aller à la mairie la plus proche et déclarer son enfant, ça ne prend pas de temps et ça ne coûte rien.
    Les mêmes personnes, si la femme tarde à tomber enceinte après le mariage, ils vont remuer terre et ciel et peuvent payer des millions pour enfanter. Une fois le baptême celebré, l’enfant est jeté comme un mouchoir usagé, plus personne ne s’en occupe. Je ne parviens toujours pas à comprendre ce paradoxe chez les sénégalais. Si on veut un enfant au moins d’être pressé que sa femme tombe enceinte, on devrait prendre grandement soins de cet enfant comme du diamant mais c’est tout à fait le contraire, on a l’impression que ce sont des enfants indésirables dès qu’ils finissent le baptême.
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    SOC il y a 3 mois
    L'ETAT a failli.... C'est vraiment inadmissible !!!!
    A quoi sert le certificat de naissance délivré par la structure sanitaire ou hospitalière
    Si l'un des conjoints refuse le lien de parenté avec le bébé, celui-ci ou celle-ci doit être traduit devant la justice et soumis à un test d'ADN;
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    Mofaye il y a 3 mois
    Le plus grave c'est le vol des actes de naissances par les etrangers, dans la diaspora un grand nombre d'africains etrangers possedent des documents qui appartiennent a d'autres Senegalais! L'etat fait la sourde oreille, il faut faire un audit des registres des mairies et interndire aux maires d'etablir des actes de naissnances!
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    New il y a 3 mois
    Mais il est où ce fameux new deal technologique que diomaye avait parlé c'est à dire la réforme de l'administration pour avoir ses papiers facilement ou serait ce juste de la poudre d'escampette
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    Hé! il y a 3 mois
    Ça, c'est comme l'usine de Mercedes promise par son pote Ousmane Sonko.
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    ras il y a 3 mois
    petite question, ne peut on pas juste déclarer 'enfant de père inconnue si le père refuse la paternité ?
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    Kaz il y a 3 mois
    pays a mentalité sous développé
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    suggestion il y a 3 mois
    à mon avis il serait très judicieux de dire à Seneweb de faire un reportage sur ces oubliés du système qui ont des droit comme tout le monde, une enquête, des investigations , sondage et travail statistique pour pouvoir constater l'ampleur du problème que je trouve est vraiment alarmant
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    Anonyme il y a 3 mois
    Au Canada, à l'instant où l'enfant naît, le Médecin pose des questions à la mère (seule) s'installe devant l'Ordi et transmet le nom des parents et de l'enfant a l'État Civil. C'est quasi instantané et sans la moindre tergiversation ou ceci ou cela. Chez nous, il faut vite tout numériser, passer a l'efficacité en éliminant les futilités ankylosantes de blocages multiformes. L'efficacité et le souci d'humanisme doivent prévaloir. Rien socialement ne doit pénaliser un enfant qui vient au monde
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    Correction il y a 3 mois
    Je pense qu'il est possible de déclarer un enfant même s'il n y a pas de mariage civil. Il faut juste que le papa s'y atele. Il faut clarifier le point la avec pour eviter des confusions. Tout comme le mariage civil peut exister et le papa ne declare pas l'enfant. L'acte important c'est de reconnaiotre son enfant devant les autorités administartives.
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    Répondre à Correction il y a 3 mois
    ta pas bien lu dans ces genres de situation le papa refuse la paternité alors qu'il est le seul à pouvoir déclarer l'enfant donc ya pas besoin de correction c'est très clair
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    Dieuppeul il y a 3 mois
    Article très intéressant mais c'est simplement du réchauffé. Merci également pour les commentaires pertinemments . Globalement,Rien de neuf sous les tropiques. Les gens doivent arrêter de pleurnicher et vraiment se prendre en charge et arrêter de pointer les services de l'État pour tout et n'importe quoi. Il faut appeler un chat, un chat. Pour le cas le plus courant cité dans l'article c.a.d enfant non déclaré mais reconnu, Nous faisons face à des parents irresponsables, paresseux, et partisan du moindre effort. Mon défunt papa était né en 1947 au fin fond du saloum, a keur Ayip. Mes grands parents ont fait des km en charette pour aller declarer la naissance à Nioro. On était en 1947 une fois de plus. Et c'est le cas de beaucoup de la plupart des sénégalais issus de trous perdus dont le nom du village ou de la commune ne parle à personne mais dont les parents ont la présence d'esprit de se bouger pour faire le minimum vital. Et cet acte citoyen n'a rien à voir avec le fait d'être analphabète car au contraire de ce que l'on pourrait penser, ces gens n'ont jamais fait les bancs mais savent pertinemment qu'un enfant doit être déclaré et font l'impossible pour s'acquitter de cette tâche du parent responsable. Peu importe également que l'on soit marié civilement ou religieusement.Quant au second cas, c.a.d enfant non reconnu, franchement vous nous faites rire car depuis que le Sénégal est Sénégal, des enfants non reconnu sont quasiment à égalité avec ceux qui naissent dans un socle familial classique. Quasiment chaque famille en a un ou plusieurs et une fois de plus, il faut se bouger et faire le nécessaire comme le font tout sénégalais lamda. Il faut simplement s'y prendre à temps et avoir de la volonté.Franchement c'est dur pour ceux qui se retrouvent dans cette situation mais pour une fois, laissez l'état de côté et remmettez vous en question ou allez blâmer vos parents . Bref, si des gens le faisaient 50 ans en arrière, vous n'avez aucune excuse.
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    Hé! il y a 3 mois
    Donner un nom à son enfant 7 jors après sa naissance, c'était une pratique faite dans le passé parce que le taux de mortalité infantile était élevé. aujourd'hui grâce aux progrès de la médecine, ne faudrait(il pas nommer l'enfant quelques secondes après sa naissance comme ça se fait ailleurs dans le monde? Comme ça les services de l'hôpital transmettront ce papier à la mairie avant que le papa ne fasse la déclaration de naissance de son enfant 72 heures après. Ceci pourrait éviter des complications puisque l'Etat sera déjà

    au courant de cette naissance d'un individu.
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    Hewwi il y a 3 mois
    J’ai donné le prénom de mon fils le jour de sa naissance pour ainsi avoir un certificat du centre de santé
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    Nampalys il y a 3 mois
    Il faut que certaines femmes se réveillent le certificat de naissance peut tout régler.
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    Setlou il y a 3 mois
    C’est encore pire dans les coins reculé du pays au find fond du djolof casamance Kédougou fouta ngalam etc.. la dernière fois j’ai été surpris de voir un village dans le walo. non loin du lac de guier n’ayant pas de l’eau potable sachant qu’une partie de Dakar utilise l’eau du lac

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