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Quand aller travailler coûte une partie du salaire : Le calvaire des longs trajets à Dakar (Dossier 1/3)

Auteur: Adama SY

Quand aller travailler coûte une partie du salaire : Le calvaire des longs trajets à Dakar (Dossier 1/3)

Quand aller travailler coûte une partie du salaire : Le calvaire des longs trajets à Dakar (Dossier 1/3)

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Travailler à Dakar rime souvent avec un parcours du combattant quotidien. Entre réveils aux aurores, embouteillages interminables et addition salée des transports collectifs, se rendre sur son lieu de travail est devenu une épreuve qui pèse lourdement sur la santé et le portefeuille des banlieusards. Dans ce premier volet d'une série en trois parties consacrée à la mobilité urbaine, Seneweb a suivi ces travailleurs dont une part importante du salaire s'évapore avant même d'être empochée.

​Dakar dort encore. Mais pour ceux qui vivent loin de leur lieu de travail, la journée a déjà commencé. À Keur Massar, Pikine ou Rufisque, réveil avant l’aube, marche, attente, correspondances, embouteillages et billets qui s’enchaînent. 500 francs par-ci, 500 francs par-là : à la fin du mois, le transport peut engloutir une part importante du revenu.

​Mais la facture ne se mesure pas seulement en francs CFA. Elle se paie aussi en temps, en fatigue et parfois en emplois abandonnés. Dans ce reportage, Seneweb a suivi plusieurs personnes pour mesurer le véritable prix d’une journée de travail à Dakar.

​Le trajet commence avant même la journée de travail

​À Keur Massar, la journée commence bien avant l’ouverture des bureaux. Maguette Diagne (nom d’emprunt), commerciale dans une entreprise au centre-ville de Dakar, ferme la porte de sa maison. Il est encore tôt. Pas de véhicule personnel, mais une obligation : être au bureau à 8 heures. Elle rejoint les arrêts de taxis « clandos », direction le centre-ville.

​Premier trajet : 200 francs CFA jusqu’au garage des « cars rapides ». Puis 1 300 francs CFA pour poursuivre le voyage. Mais avant de partir, il faut attendre que le véhicule se remplisse. Ensuite seulement, cap sur Dakar.

​Quelques kilomètres plus loin, mais avec la même contrainte, Seynabou Faye vit chaque matin une course similaire. Journaliste dans un organe de presse, elle quitte elle aussi Keur Massar pour rejoindre son lieu de travail au centre de Dakar. Pour être au bureau à 8 heures, voire 8 h 30, elle se réveille entre 5 heures et 5 h 30.

​Trois véhicules pour un seul trajet : « Je prends trois véhicules : un clando jusqu’à la station Total, ensuite un car Ndiaga Ndiaye et enfin un car rapide pour arriver au bureau », explique-t-elle. Et lorsque les transports se compliquent, il faut improviser. « Il arrive souvent que je prenne aussi les taxis groupés : un clando jusqu’à la station, ensuite un taxi et enfin un autre clando pour rejoindre le bureau ».

​Entre les correspondances et les embouteillages, le trajet peut durer 1 h 45 à 2 h 30, voire trois heures. À Dakar, le trajet devient ainsi une première journée de travail avant même d’arriver au bureau. Pour Maguette, comme pour Seynabou, cette mobilité a aussi un coût. Maguette dépense environ 3 000 francs CFA par jour. Seynabou, elle, débourse entre 1 200 et 2 500 francs CFA, selon les moyens de transport utilisés.

​« Avec les cars Ndiaga Ndiaye, le trajet me coûte 1 200 francs CFA. Avec les taxis, je peux aller jusqu’à 2 500 francs CFA », précise Seynabou. Mais à la facture financière s’ajoute celle, moins visible, de la fatigue. « J’arrive fatiguée et stressée, surtout après avoir passé beaucoup de temps dans les embouteillages ou dans des transports bondés. Quand j’arrive au bureau, je mets 10 à 15 minutes juste pour récupérer et être vraiment concentrée. Ça joue sur la motivation et la productivité », ajoute-t-elle.

​Maguette décrit la même usure : « Je me réveille à 5 heures du matin pour avoir une chance d’arriver à l’heure. Ici, rater un seul transport peut bouleverser toute ma journée. C’est devenu une routine, mais une routine épuisante. Certains jours, je suis déjà fatiguée avant même d’arriver au travail. Et quand je ne trouve pas de voiture, je dois courir ou dépenser davantage pour me déplacer. À force, c’est décourageant ».

​Pour Seynabou, certains jours sont particulièrement difficiles, notamment les lundis et les jours de pluie : « Oui, il m’arrive de me décourager. Quand on fait le calcul du salaire, du transport, de la nourriture et des autres dépenses, on peut parfois se demander si le travail reste réellement rentable. Ce n’est pas facile, mais on n’a pas le choix, on suit juste notre passion ».

​Et lorsque la journée s’achève, le même parcours recommence dans l’autre sens : files d'attente, embouteillages, correspondances et nouvelles dépenses. Sur 26 jours de travail, Maguette dépense environ 78 000 francs CFA en transport. Seynabou, dont la dépense varie selon les moyens de transport utilisés, peut débourser jusqu’à 65 000 francs CFA par mois. Des dizaines de milliers de francs CFA s'envolent ainsi chaque mois pour simplement aller travailler et en revenir.

​Quand le transport grignote le salaire

​Derrière ces montants, une autre réalité apparaît : le salaire réellement disponible n’est pas celui qui figure sur la fiche de paie. Pour un travailleur payé moins de 300 000 francs CFA, consacrer plus de 60 000 francs au transport représente déjà une ponction considérable. Maguette en fait l'amère expérience.

​« C’est très dur. À un moment donné, tu te dis que ça n’a pas de sens parce que je travaille, mais une partie de mon salaire disparaît dans le transport. Je travaille pour les véhicules, en quelque sorte. J’ai un salaire inférieur à 300 000 francs. Je dépense plus de 60 000 francs par mois pour le transport. Après le loyer et les autres charges, il ne me reste presque rien ». Elle travaille, mais une partie de son salaire est déjà absorbée avant même de servir à vivre.

​Quand le trajet fait quitter le travail

​Il y a ceux qui s’adaptent. Et ceux qui finissent par abandonner. Mamadou Diémé, informaticien et ancien salarié, fait partie de ces derniers. Chaque jour, il quittait Pikine à 6 heures pour rejoindre le Plateau et ne rentrait qu’en fin d’après-midi. Salaire : 150 000 francs CFA. Transport : près de 50 000 francs CFA par mois.

​« Je partais chaque jour à 6 heures du matin. Je quittais Pikine pour le Plateau et je rentrais à 17 heures. Le transport me coûtait presque 50 000 francs CFA par mois et j’étais épuisé. Avec un salaire de 150 000 francs, c’était étouffant économiquement. J’ai fini par quitter parce que je ne pouvais plus continuer ainsi ».

​Il a donc changé de voie. Aujourd’hui, il gère un point Wave, multiplie les shootings et les séances photo, développe son propre business et continue de chercher un emploi mieux rémunéré. « J’ai quitté pour faire mon propre business. Là, je souffle un peu financièrement en attendant de trouver un meilleur job ». Son parcours montre qu’un emploi peut exister sans être économiquement soutenable.

​La distance, une barrière à l’emploi

​Dans un contexte où le chômage élargi atteint 22,9 % au premier trimestre 2026, et 28,4 % chez les jeunes, conserver un emploi est déjà un enjeu majeur. Mais encore faut-il pouvoir s’y rendre à un coût supportable. À salaire égal, le pouvoir d’achat n’est pas le même pour celui qui habite à dix minutes de son bureau et celui qui traverse chaque jour l’agglomération dakaroise. La distance n’est donc plus seulement une question de kilomètres : elle peut devenir une véritable barrière à l’emploi.

​Le CETUD veut mesurer le prix de la mobilité

​Face à cette réalité, le Conseil exécutif des Transports urbains durables (CETUD) cherche à mesurer plus précisément les pratiques et le coût des déplacements. En 2026, trois enquêtes sont menées dans l’agglomération dakaroise : 4 500 ménages et 20 000 usagers des transports sont ciblés. Parmi eux, 10 000 sont concernés par l’enquête sur les origines-destinations et les comportements, et 7 500 par l’enquête autour du BRT.

​Durée des trajets, distances, modes utilisés, coûts, origines et destinations : le CETUD veut produire les données nécessaires pour mieux planifier la mobilité. Nos témoins, eux, n’ont pas attendu les statistiques pour connaître le prix du déplacement. Ils le paient chaque jour.

​Déménager pour ne plus payer la distance

​Pour certains, il faut se rapprocher du lieu de travail. Le coût du transport baisse, mais le loyer augmente. La dépense change simplement de forme. C’est le choix fait par Kalidou Guèye, 29 ans, gestionnaire de caisse sur la VDN.

​« Je dépensais presque 75 000 francs CFA par mois en transport. Après trois ou quatre mois, j’ai vu que ce n’était pas rentable. Comme je n’avais pas les moyens d’acheter un véhicule, j’ai loué une chambre à côté de mon travail ».

​Payer le transport ou payer la proximité : dans les deux cas, la distance a un prix. D’autres optent pour la moto, la voiture ou le covoiturage. Mais carburant, entretien, assurance et éventuelles mensualités maintiennent la facture élevée. Changer de moyen de transport ne supprime pas le coût : il le déplace.

​Travailler sans se déplacer

​Et si, parfois, la solution était de ne plus prendre les transports ? C’est le cas de Khadijatou Diallo Sall, qui travaille pour une entreprise américaine depuis Dakar. Son bureau tient dans son ordinateur.

​« Après la naissance de mon troisième bébé, j’ai demandé à rentrer au Sénégal. L’entreprise m’a permis de faire du télétravail. Je ne dépense rien en transport et je récupère plusieurs heures que je peux passer avec ma famille ».

​Pour elle, le télétravail devrait être davantage développé lorsque le métier le permet. « Tous les métiers ne peuvent pas être exercés à distance. Mais pour certaines fonctions administratives, numériques ou de services, c’est possible. À Dakar, cela permettrait de réduire la fatigue et les dépenses liées aux déplacements ».

​Le télétravail ne concerne évidemment pas tous les secteurs. Mais certaines fonctions peuvent être exercées à distance, au moins en partie. Le projet de loi n°15/2026 portant Code du travail, examiné en 2026, prévoit justement un cadre pour le télétravail. La question n’est donc plus seulement de savoir comment transporter davantage de travailleurs, mais aussi lesquels peuvent éviter de se déplacer.

​Le transport, une question de pouvoir d’achat

​Tous ces parcours racontent finalement la même chose : le coût de la mobilité réduit le pouvoir d’achat. Pour l’économiste Meïssa Babou, la mobilité est devenue un facteur économique déterminant dans le quotidien des ménages sénégalais.

​« Quand une part importante du revenu est consacrée au transport, le revenu disponible du ménage diminue. Chaque franc consacré au déplacement est un franc qui ne peut plus être consacré au logement, à l’alimentation, à l’éducation ou à d’autres besoins ».

​Mais le poids du transport varie selon les revenus, les distances et les moyens utilisés. Pour les cadres disposant d’un véhicule, la dépense peut atteindre 50 000 à 75 000 francs CFA par mois, principalement en carburant. Chez les cadres moyens, qui utilisent davantage les taxis, elle se situe autour de 30 000 à 50 000 francs. Pour les ménages plus modestes, la dépense peut être plus faible en valeur, mais elle pèse davantage dans le budget. Ceux qui privilégient les transports collectifs comme les cars rapides et les « Ndiaga Ndiaye » dépensent entre 500 et 1 000 francs par jour, soit environ 15 000 à 30 000 francs par mois.

​« Selon les options, les coûts varient par rapport aux zones, aux distances, mais aussi au type de transport choisi par la personne », souligne Meïssa Babou.

​Derrière ces écarts se cache une réalité : 30 000 francs de transport ne pèsent pas de la même manière sur un salaire de 150 000 francs que sur un revenu plus élevé. Plus le revenu est faible, plus la mobilité ampute le pouvoir d’achat.

​Le prix pour gagner son salaire

​À Keur Massar, Pikine et Rufisque, demain, les réveils sonneront encore avant l’aube. Les mêmes véhicules. Les mêmes kilomètres. Les mêmes billets. Certains déménageront. D’autres changeront de moyen de transport. Certains quitteront leur emploi. Et ceux dont le métier le permet tenteront de travailler à distance. Car derrière le prix d’un trajet se cache une facture plus lourde : du temps perdu, de la fatigue accumulée et un pouvoir d’achat amputé.

​À Dakar, la vraie question n’est donc plus seulement : combien coûte le transport ? Mais : combien coûte le fait de devoir se déplacer chaque jour pour gagner sa vie ? Car parfois, avant même de toucher son salaire, il faut déjà en dépenser une partie pour aller le chercher.

⚡ Résumé express généré par IA, vérifié par la rédaction
- À Keur Massar, Pikine ou Rufisque, les travailleurs comme Maguette Diagne et Seynabou Faye dépensent entre 1 200 et 3 000 francs CFA par jour en transports, avec des trajets de 1 h 45 à 3 heures impliquant plusieurs correspondances. - Maguette, avec un salaire inférieur à 300 000 francs CFA, consacre environ 78 000 francs CFA par mois au transport, tandis que Seynabou peut débourser jusqu’à 65 000 francs CFA, réduisant fortement le revenu disponible. - Mamadou Diémé, ancien salarié payé 150 000 francs CFA, a quitté son emploi car le transport lui coûtait près de 50 000 francs CFA par mois, illustrant l’abandon de postes lié aux coûts de mobilité.
Auteur: Adama SY
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Commentaires (41)

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    Darkpenguin ⭐ Top commentaire il y a 2 mois
    Il n'est pas nécessaire de chercher bien loin pour comprendre que ce qui se passe à Dakar découle du rôle que les Africains ont choisi de jouer dans le paysage scientifique et technologique mondial en matière d'acquisition d'équipements pratiques et utilitaires..Avec l'essor des véhicules électriques et le coût élevé du recyclage des voitures à moteur thermique, un immense stock de véhicules en fin de vie s'est accumulé en Occident ; les Africains; notamment les Nigérians, les Ghanéens et les Sénégalais se fiant seulement de l'apparence, sont désireux de les faire venir chez eux les exposant dans des espaces qui encombrent la ville. En conséquence, les rues des capitales de ces pays sont encombrées de véhicules vieillissants et délabrés qui provoquent d'énormes embouteillages, de la pollution et des accidents, ces voitures ayant largement dépassé leur durée de vie prévue. À ce problème s'ajoute l'occupation systématique des trottoirs par des vendeurs ambulants ; certaines communautés ont pris l'habitude d'y exercer leur activité de manière anarchique, contraignant les piétons à partager la chaussée avec les voitures au milieu d'une cacophonie indescriptible.
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    Problème mal posé il y a 2 mois
    Comme partout dans le Monde. Mais Merci au Service Public. Le Problème c'est le stress des embouteillages et le calvaire subi par les usagers. Vivement les petits trains de banlieue.
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    Not just that il y a 2 mois
    C`est effectivement une partie du probleme. Mais le gros souci c`est que Dakar etouffe. Tout y es concentre : la population (locale, rurale, immigree) et l`essentiel des jobs, avec un cadre urbain de plus en plus deletere. Les solutions sont evidentes: creer un tissu economique et industriel viable dans les regions pour y fixer les populations, imposer des regles de disclipline contraignantes pour eviter l`anarchie sur la voie publique, reguler l`immigration.
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    Sini Mbaye il y a 2 mois
    Le TER constitue une excellente réponse à la mobilité urbaine. Le BRT aussi.
    Et dire qu'on a tenté de les bruler
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    Mariama il y a 2 mois
    Cela démontre que le peuple sénégalais est fondamentalement digne, démocrate et libre ; il ne se laisse pas acheter, contrairement à ceux qui sont prêts à tout sacrifier à revenir sur leurs paroles pour de l'argent. Lorsqu'il s'agit de défendre leur liberté et leurs droits, les Sénégalais ne jugent rien trop précieux pour ne pas être sacrifié ni le sang ni les richesses. L'ancien président Sall l'a appris à ses dépens, et ceux qui tenteront de les contraindre l'apprendront aussi à un prix encore plus élevé.
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    grg il y a 2 mois
    @Mariama  Mdr ca c'est le haut degrés de la manipulation , démagogie et populisme .Quand on peut arriver à vouloir justifier le saccages d'infrastructures censées soulager la population , on peut tout justifier donc même l'immoralité la plus crasse.
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    Jean-le-fou il y a 2 mois
    @grg  L'acrobatie, c'est le sport favori des pestiférés. Pour être pestiféré pure souche, il faut savoir mentir, savoir defendre l'indéfendable. Ils trouvent toujours justifier leurs ignominies d'hier.
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    Misère il y a 2 mois
    Non Senegal metina. Le loyer le transport la nourriture…… tout coûts cher. Et les salaires misérables
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    Anonyme il y a 2 mois
    Dakar est presque entouré par la mer, il faudrait des navettes maritimes poir désengorger la route
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    anonym il y a 2 mois
    @anonyme tres bonne idée mieux avant de pemnser a l'extension du TER ou BRT ,voila la ou il faut investir et pourqoi pas quand notre petrole generera assez de fonds investir dans les taxis volant
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    max il y a 2 mois
    au Sénégal, on a une administration mais ou est l'état ?

    dans la vie de tous les jours je me le demande.

    on paie des impôts mais sommes laissés seuls face au défi de tous les jours.

    sans assainissement, sans système de transport digne de ce nom, sans sécurité,...
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    Yacine mar il y a 2 mois
    Embouteillages matin midi soir la vdn est la est la plus grande galère à Dakar ça roule pas du tout,les transports sont chère,mauvaise qualité des voitures,le Sénégal a trop reculé ses dix dernières années et rien n’est prévu pour résoudre ce problème avec ce nouveau gouvernement galère totale la circulation à Dakar
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    Mirror il y a 2 mois
    Ce n est pas un pays ca. Jusque la seul wade a eu Des idees Mais il a saborde Lui meme ses projets de constructions. Il n y a plus de leaders Dans ce pays : que Des guignols
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    Bocar il y a 2 mois
    C'est à cause de cette situation: le transport, la pollution des véhicules, la fatigue des longs trajets. N'étant pas directeur et il faut attendre que tous les doyens partent à la retraite pour accéder à cette station et espérer un véhicule et des indemnités pour mieux tenir. J'ai finalement demandé une affectation très loin de Dakar où beaucoup de fonctionnaires hésitent d'y aller.
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    Xorom il y a 2 mois
    Parfois on cherche à économiser mais Mieux vaut habiter près de son lieu de travail...pour ne pas perdre du temps ( 4h de trajet )et la santé
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    Priorité il y a 2 mois
    Ces genres de problèmes n’intéressent ni l’assemblée nationale, ni le client.
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    Me il y a 2 mois
    En tt cas meme nous qui ne vivons pas au Senegal on voit la galere de se deplacer dans Dakar qd on est la-bas. J'ai grandi a Dakar , en ville mais je ne pourrais jamis vivre a Dakar avec ses conditions de vie. J'ai prefere aller vers Malicounda, Saly pour construire une mainson la ou c'est plus tranquil , tu a sla plage .Tant que j'ai une bonne connection internet rapide pour travailler je suis bon. je n'ai pas besoin de tt ce monde et 3 h pour aller d'1 coin a un autre dans Dakar. En plus un jour le train TER ira vers labas donc aller a Dakar ne sera plus un problem. Until then I leave you with Dakar and the headache.
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    talibé il y a 2 mois
    j'ai aussi fait pareil ayant grandi et étudier a Dakar j,ai décidé de quitter cette ville pour aller dans une petite ville dans la région de Thies. Je respire sans pollution je profite de la nature et des grandes espaces.
    je peux rester des semaines sans aller a Dakar
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    Veritas il y a 2 mois
    Cet article vient à son heure.
    L'état a totalement raté le virage du transport urbain de masse, le TER et le BRT étant certes un début de solution.
    Le grand problème c'est que les entreprises n'ont pas revalorisé les indemnités de transport depuis belle lurette.
    Une solution serait que l'État demande une contribution plus soutenu des entreprises au financement de transport de masse.
    Cela permettrait à Dakar Dem Dikk de tripler ou quadrupler son parc de bus.
    Par ailleurs, même si l'actuel DG semble bien se débrouiller, DDD devrait être une des société pour lesquelles on se doit à l'avenir de lancer un appel à candidature ultra rigoureux pour le poste de DG.
    Il y a des secteurs qu'il faut vraiment protéger des considérations électorales pour le bien de tous.
    C'est pour ça que le TER ou le BRT fonctionnent bien : les élus ne sont pas mêlés à la gestion quotidienne de ces boîtes.
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    tuer la poule aux oeufs d'or il y a 2 mois
    Toujours des indemnités de ceci, de cela ! Bon Dieu , les entreprises sénégalaises sont en concurrence avec celles du monde entier et des prélèvements insensés pourraient compromettre leur rentabilité et compétitivité . Que l'on veuille ou pas , Macky avait commencé à résoudre ce problème par le bon bout: les transports de masse .
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    Mediocrité il y a 2 mois
    Dakar dem dikk ne joue pas assez son role. Il devait etre le dispositif central de la mobilité à dakar.
    Je m'explique:
    Les autres transports de masse le TER et le BRT ont des itinéraires rigides contrairement au dem dikk qui en plus ne jouent pas assez le.role de transport de rabattement vers le TER ou Brt.
    Y a pas assez de bus en exploitation. Tout le temps surchargé et rares.
    Pas de vision dans cet entreprise depuis Me moussa diop
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    Oustaz Jacuzzi il y a 2 mois
    PRENEZ DES CHARETTES patriotiques et souveraines.......porozet page 12
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    RANGUN il y a 2 mois
    thématique pertinent .Macky Sal a apporter un début de solution .Aujourd'hui avec le brt on peut r faire le trajet Guédiawaye aux allées Papa Gueye Fall maximum 1 heure . Que font nos populistes pour améliorer le secteur RIEN .. ils n'y pensent même pas
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    Yves il y a 2 mois
    à 400 milliards les 30 Km, c'est une solution en effet.....
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    anti machin il y a 2 mois
    @Yves  même si c'est 1000 milliards on s'en fout! la mobilité sociale n'a pas de prix! tu n'as qu'à fabriquer un BRT toi!
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    ly il y a 2 mois
    Une des causes de ces embouteillages c'est le nombre de voitures partculières. Il faut revoir deux choses: comment diminuer l'importation des véhicules et comment limiter l'age d'autorisation de circuler des véhicules.
    Je me suis amué à compter dans combien de vehicules particuliers il y'avais plus que le chauffeur et je suis arrivé à constater que 9 véhicules sur 10 il n'y avais que le chauffeur ( propiétaire). Vivement le transport collectif.
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    nom il y a 2 mois
    Dakar est mal gere et pourtant c'est une capitale avec un potentiel illimite. je le jure si on me confie dakar, en 1 annee, on aura la meilleure capital de l'afrique, ou il fera bon de vivre. Domage que Dakar n'a pas encore son leader.
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    Défenseur il y a 2 mois
    Loyer, nourriture et autres, sont partout ! Et si le transport cause problèmes, ailleurs ce sont des problèmes de confort et tant de choses. Donc il ne faut pas nous embêter !
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    JOLI COEUR il y a 2 mois
    Sans compter le cout du dèjeuner quotidien au centre ville c'est intenable
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    Défenseur il y a 2 mois
    Cause problèmes à Dakar.....plutôt
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    des trains partout il y a 2 mois
    il faut réaménager le territoire et faire passer des trains dans toutes les communes du Sénégal et mailler le territoire, c'est ca la solution.
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    Fonctionnaire il y a 2 mois
    Moi je dépense 10000 par jour entre TER et taxis
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    Oustaz Jacuzzi il y a 2 mois
    Les noirauds découvrent l'eau tiède
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    simple il y a 2 mois
    Au lieu de s'attaquer a l'essentielle mais vous preferez parler des peuls fouta.
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    Souley il y a 2 mois
    Le refus du peuple sénégalais de se soumettre quel qu'en soit le prix — est légendaire ; les exemples en abondent à travers l'histoire : le décret du roi d'Espagne interdisant le transport d'esclaves sénégalais, les femmes de Nder, Lat-Dior, et même la décision de la France de faire du Sénégal un département français à part entière... autant d'illustrations de cette exigence de respect portée par le peuple sénégalais. Il convient de réaffirmer à nouveau pour rafraîchir les mémoires ; qu'aucun effort ne sera ménagé pour défendre ses droits et sa dignité ; que les parties concernées le sachent.
  • avatar
    Meisssa Birame il y a 2 mois
    décret du roi d'Espagne interdisant le transport d'esclaves WOLOF §

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